Les critères du passif

Les nouveaux labels de certification (à partir du 1er janvier 2020)

Après des années passées à promouvoir « simplement » la sobriété énergétique pour la réalisation de bâtiments peu énergivores, et consciente de l’évolution des besoins du secteur dès 2020, pmp va aller beaucoup plus loin.

Dans une vision énergétique globale, pour des bâtiments qui soient à la hauteur des défis environnementaux auxquels nous devrons faire face, pmp défendra en effet de nouveaux labels :

  • Un label passif CLASSIQUE qui, outre les critères de base du passif exigés depuis 20 ans, intègrera une notion de consommation en énergie primaire renouvelable limitée
  • Un label passif PLUS, plus exigeant sur cette notion de consommation d’énergie primaire renouvelable mais aussi nécessitant une compensation par autoproduction d’énergie renouvelable ; ça sera notre définition du « zéro-énergie »
  • Un label passif PREMIUM, encore plus exigeant sur ces deux critères et donc visant à produire plus que ce que l’on ne consomme. C’est notre vision du bâtiment de demain, à énergie « positive ».

Ces labels s’inscrivent dans un contexte énergétique d’avenir, avec la volonté d’être conciliables à l’utilisation des énergies renouvelables. Ils utilisent pour cela les facteurs d’énergie primaire renouvelable de PHI (version 9.6 du PHPP).

Aux critères sur l’enveloppe du passif tel qu’on le connait, vient s’ajouter un critère sur la consommation en énergie primaire renouvelable (EPR). Pour le label PLUS et PREMIUM, un critère est également ajouté, qui concerne la production en énergie primaire renouvelable (EPR).
*Attention, pmp attire votre attention sur l’étanchéité à l’air, la valeur cible vivement recommandée est de 1 Vol/h.
Si le résultat du test est trop éloigné de cette valeur cible, les risques de dommages sont les suivants : risque de condensation et de dommages réels dans les parois, déséquilibre du système de ventilation et augmentation des besoins de chauffage
Une possibilité de variation du critère de consommation d’EPR de plus ou moins 15 kWh/m².an est appliquée en fonction de la production d’EPR du projet. Le critère de la consommation d’EPR par m² (axe des abscisses) se réfère bien à la surface de référence énergétique du projet concerné, tandis que le critère de production d’EPR par m² (axe des ordonnées) s’exprime par rapport à son emprise au sol (dans le but de refléter le potentiel réel d’installations de production d’énergie correspondant au projet sans favoriser l’étalement urbanistique). Par conséquent, les valeurs de production et de consommation ne sont donc pas directement comparables.

Retrouvez ici la brochure pmp consacrée aux nouveaux labels !

POUR LES BÂTIMENTS TERTIAIRES …
Une distinction est faite pour le tertiaire qui n’aura pas accès au label CLASSIQUE. En effet, les bâtiments tertiaires doivent être exemplaires en matière d’énergie. Ces derniers doivent donc obligatoirement avoir recours à un minimum de production d’énergie renouvelable. Dès lors, à l’avenir, pour être certifié passif, un bâtiment tertiaire devra répondre au minimum aux critères du label PLUS.

En tertiaire, un critère supplémentaire est également à respecter :

Besoins nets en énergie de refroidissement

Le besoin net en énergie pour le refroidissement doit être inférieur ou égal à 15kWh/(m².an)
Le calcul du besoin en énergie pour le refroidissement doit être réalisé à l’aide du programme PHPP 9.6 (ou plus récent), soit sur la base d’une simulation dynamique suivant les recommandations de l’annexe "confort thermique".

Les critères pour le LOGEMENT (jusqu’au 31 décembre 2019)

En Belgique, les critères pour obtenir le certificat "bâtiment passif" d’un immeuble de logements sont les suivants :

1. Besoin d’énergie pour le chauffage

Le besoin d’énergie pour le chauffage doit être inférieur ou égal à 15kWh/(m².an).
Le calcul du besoin en énergie pour le chauffage doit être réalisé avec le programme PHPP 2007 (ou plus récent) et doit suivre les recommandations du vademecum en vigueur au moment de la demande de permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent.

Le passif pour les nuls
Le bâtiment consomme peu… tellement peu que le chauffage est assuré par :
-  1,5 litre de mazout/m² par an
OU
-  moins de 1,5 m³ de gaz/m² par an
=> Coût du chauffage : moins de 200 €/an pour une maison de +/-200m²

2. Étanchéité à l’air

Le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de 50Pa (noté n50) doit être inférieur ou égal à 0,6 vol/h selon les recommandations du Vade-mecum.
Cette valeur doit être mesurée avec un blower door test.

Le passif pour les nuls
Un blower door test est un test d’infiltrométrie (ou encore : test d’étanchéité à l’air, mesure de perméabilité à l’air des bâtiments) qui permet de mesurer les infiltrations d’air d’un bâtiment hors ventilation, c’est-à-dire la quantité d’air qui rentre dans le bâtiment par des défauts de l’enveloppe (murs extérieurs).

3. Surchauffe

Le temps de surchauffe dans le bâtiment (plus de 25°C) doit être inférieur ou égal à 5% (déterminé suivant le programme PHPP 2007 ou plus récent).

Le passif pour les nuls
Comme votre bâtiment est hyper isolé, vous risquez d’y avoir très chaud si des dispositions ne sont pas prises (prévoir de l’ombre sur vos fenêtres via de la végétation, des pare-soleil et autres).
Si vous avez trop chaud, vous pouvez toujours ouvrir les fenêtres, régler la ventilation, etc. Si vous avez trop froid, de nombreuses possibilités s’offrent à vous (batterie de chauffe, poêle ou insert de faible puissance, radiateur ou chauffage par le sol,…).

4. Energie primaire

La consommation globale en énergie primaire (hors équipements) devra être calculée suivant le programme PHPP 2007 ou plus récent, et mentionnée sur le certificat (à partir du 1er janvier 2014 - date de dépôt de la demande de permis d’urbanisme).

Le passif pour les nuls
L’énergie primaire est l’énergie disponible dans l’environnement et directement exploitable sans transformation (le pétrole brut, le gaz naturel, les combustibles solides (charbon, biomasse)), le rayonnement solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie géothermique, l’énergie tirée des combustibles nucléaires.

Vade-mecum pour le logement

- Le Vade-mecum en vigueur actuellement pour le logement est téléchargeable gratuitement sur notre site web.
- Le Vade-mecum en version néerlandaise est disponible sur le site de PIXII.

Les critères pour le TERTIAIRE

En Belgique, les critères pour obtenir le certificat "bâtiment passif" d’un bâtiment tertiaire (école, bureaux,...) sont les suivants pour tous projets dont la date de référence* est ultérieure au 1er septembre 2017 :
* : Cette date de référence peut être l’une des dates suivantes : la date d’accusé de réception du dépôt du dossier de demande de permis d’urbanisme (PU), la date de publication d’un concours ou la date de publication d’un appel d’offres public.

1. Besoins nets en énergie de chauffage

Le besoin net en énergie pour le chauffage doit être inférieur ou égal à 15kWh/(m².an)
Le calcul du besoin en énergie pour le chauffage doit être réalisé avec le programme PHPP 8.5 (ou plus récent) et doit suivre les recommandations du Guide tertiaire en vigueur au moment de la demande de permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

Le passif pour les nuls
Le bâtiment consomme peu… tellement peu que le chauffage est assuré par :
-  1,5 litre de mazout/m² par an
OU
-  moins de 1,5 m³ de gaz/m² par an
=> Coût du chauffage : moins de 200 €/an pour une maison de +/-200m²

2. Besoins nets en énergie de refroidissement

Le besoin net en énergie pour le refroidissement doit être inférieur ou égal à 15kWh/(m².an)
Le calcul du besoin en énergie pour le refroidissement doit être réalisé à l’aide du programme PHPP 8.5 (ou plus récent), soit sur la base d’une simulation dynamique suivant les recommandations du Guide tertiaire.

En présence d’installation de refroidissement actif, ce critère devra plutôt être vérifié à l’aide d’une simulation dynamique multi-zones, tenant compte d’un scénario d’occupation, et donc d’apports internes représentatifs de la réalité.

3. Énergie primaire

La consommation en énergie primaire doit être inférieure ou égale à 90 - 2,5 x compacité (kWh/(m².an)).
Le calcul de la consommation en énergie primaire doit être réalisé avec le programme PHPP 8.5 (ou plus récent) et doit suivre les recommandations du Guide tertiaire.
Dans le cadre de la certification passive de bâtiments tertiaires, elle prendra en compte les consommations liées au chauffage, au refroidissement (y compris la déshumidification), à l’éclairage et aux auxiliaires (liés au chauffage, au refroidissement et à l’éclairage). Elle ne comprend donc pas les consommations liées à l’eau chaude sanitaire ou aux équipements. Aucune production en énergie (issue du solaire thermique, photovoltaïque ou de la cogénération…) ne peut être décomptée dans cette consommation en énergie primaire.
La compacité représente le rapport entre le volume protégé de l’unité (dimensions extérieures considérées) et la somme des surfaces de déperditions.

Le passif pour les nuls
La consommation en énergie finale regroupe la consommation du chauffage, de l’eau chaude sanitaire et de la ventilation, dont on soustrait l’énergie renouvelable produite par le photovoltaïque (par exemple).
L’énergie primaire représente l’énergie directement prélevée à la planète. Elle comprend donc l’énergie finale liée au bâtiment, à laquelle s’ajoutent les pertes liées à la production, le transport de l’énergie jusqu’au bâtiment.
La compacité = le caractère de ce qui est compact. Ici, elle représente le rapport entre l’aire de son enveloppe et son volume. Plus la forme du bâtiment est simple, plus le bâtiment est compact.
Exemple : quelle est la compacité d’un litre d’eau dans…
> une flaque ? la compacité est extrêmement faible
> 6 verres ? la compacité est moyenne
> 1 bouteille ? la compacité est plus élevée

4. Étanchéité à l’air

Le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de 50Pa (noté n50) doit être inférieur ou égal à 0,6 vol/h selon les spécificités du Guide tertiaire.
Cette valeur doit être mesurée avec un blower door test.

Le passif pour les nuls
Un blower door test est un test d’infiltrométrie (ou encore : test d’étanchéité à l’air, mesure de perméabilité à l’air des bâtiments) qui permet de mesurer les infiltrations d’air d’un bâtiment hors ventilation, c’est-à-dire la quantité d’air qui rentre dans le bâtiment par des défauts de l’enveloppe (murs extérieurs).

5. Critère de confort thermique

Ce critère de confort thermique doit être calculé et vérifié sur la base des hypothèses décrites dans le Guide tertiaire.

Remarques

- Les détails de ces critères sont expliqués dans le Guide tertiaire téléchargeable gratuitement sur notre site web.
- Nous conseillons vivement au responsable de projet de venir en guidance. Cette réunion permettra de parcourir le projet et de s’assurer que les hypothèses de départ ainsi que les conditions techniques sont réunies pour mener le projet jusqu’à la certification ou l’octroi de la prime.
- Pour toute demande tertiaire antérieure au 1er septembre 2017, les critères énoncés dans les versions précédentes du Vade-mecum restent d’application. Le Vade-mecum consolidé 2012 est téléchargeable gratuitement sur notre site web.

Guide tertiaire

Le Guide tertiaire est téléchargeable gratuitement sur notre site web.

Pour faire certifier votre bâtiment, retrouvez toutes les informations sur la procédure dans la rubrique "Certification"
Si vous avez des questions concernant l’évolution de votre dossier de pré-certification ou de certification, vous pouvez joindre le service certification de pmp :