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Questions / réponses

Une question ? Nous y répondons !

Afin de répondre aux questions les plus fréquentes que vous vous posez, la PMP a dynamisé la présentation de ses « FAQ » (Foire Aux Questions) et développé un outil de recherche convivial afin de faciliter vos recherches et votre apprentissage. Bonne visite !

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Cette rubrique a été développée pour vous. Si vous avez une question à laquelle nous n’avons pas (encore) répondu, faites-nous vos suggestions : nos FAQs s’enrichiront régulièrement de nouvelles propositions, dans l’intérêt de tous.

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82 résultats

"A quoi correspondent les 15kWh/m² par an de besoin net en énergie de chauffage ?"

Le besoin net en énergie de chauffage correspond à l’énergie nécessaire pour maintenir une température intérieure confortable en été comme en hiver. Ces 15 kWh/m2 par an résultent d’un calcul effectué via le logiciel PHPP (Passive House Planning Package), et ne correspondent donc pas forcément à l’énergie qui serait réellement consommée en un an pour se chauffer. Plusieurs raisons expliquent cette différence. D’une part la consommation réelle tient compte non seulement du confort, mais aussi des rendements liés aux installations techniques et à votre mode de vie. En effet, si vous ne chauffez pas car vous partez en vacances pendant tout l’hiver, vos besoins en énergie de chauffage seront peut- être inférieurs à 15 kWh/m2 par an, ce qui ne signifie pas que votre habitation soit devenue passive pour autant... Une maison passive consomme annuellement l’équivalent énergétique d’environ 2 litres de mazout par m2 de plancher chauffé. Pour une habitation de 150 m2, vous consommerez environ l’équivalent de 300 l de mazout de chauffage par an, soit une dépense annuelle de moins de 160 € (prix du mazout considéré à 0,51€/litre) pour se chauffer. Cela correspond au prix de deux places de cinéma par mois !

Résidentiel, Tertiaire, Chauffage, Général, PHPP

"Est-ce possible de transformer une maison ordinaire en maison passive ?"

Il n’est pas impossible de le faire. :)

Selon la configuration initiale de l’habitation il conviendra de lister les tâches à réaliser avec, par ordre d’importance ;

-  Contrôler et très certainement renforcer l’isolation des parois extérieures (objectif : une valeur U inférieure ou égale à 0,150W/(m².K) ) ;

-  Placer des vitrages performants (objectif : valeur Ug inférieure ou égale à 1,0W/(m².K) ) ;

-  Veiller, de manière générale, à la qualité de la mise en œuvre des matériaux des parois extérieures afin de garantir une étanchéité à l’air performante et un traitement adéquat des ponts- thermiques (objectif : résultat du test blower door inférieur ou égal à 0,6vol/h) ;

-  Placer un système de ventilation mécanique contrôlée double flux avec récupérateur de chaleur.

Outre ces aspects purement techniques, la conception architecturale globale est un point primordial à considérer. En effet, selon la volumétrie de l’habitation, son orientation, son exposition au soleil, … il pourrait être plus difficile de tirer parti de l’environnement dans lequel elle s’inscrit pour atteindre le standard passif. C’est à ce niveau que l’architecte joue son rôle pour concevoir un projet suffisamment flexible que pour mêler habilement l’art de son métier à la technique requise pour le standard énergétique visé.

Afin de vérifier le respect des critères passifs, il conviendra d’encoder les caractéristiques du bâtiment dans le logiciel PHPP. Le logiciel PHPP ou « Passive House Planning Package » est l’outil de référence pour l’aide à la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et spécifiquement conçu pour accompagner les concepteurs dès l’esquisse de leur projet. L’encodage du projet dans le logiciel PHPP est à réaliser sur base des recommandations émises dans le « Vade Mecum » en vigueur au moment de la demande du permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

Sachez enfin que la pmp peut vous aider dans la conception de votre projet à haute efficacité énergétique. Pour en savoir davantage sur les services que propose la pmp, nous vous invitons à consulter notre site, rubrique nos services..

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Matériaux, Portes et fenêtres, Ponts thermiques, Primes et démarches, Rentabilité et coûts, Général

"Je rentre de vacances, comment vais-je faire pour réchauffer ma maison rapidement étant donné que je n’ai pas de système de chauffage traditionnel?"

Pendant votre absence, la maison ne profitera plus des apports internes (occupation humaine, chaleur dégagée par les équipements ménagers, etc.) néanmoins elle pourra toujours profiter des apports solaires au travers du vitrage. L’abaissement de la température à l’intérieur de la maison sera donc limité vu que les pertes de chaleur vers l’extérieur sont très faibles et que l’habitation reste ensoleillée. Les quelques degrés manquant pourront être rapidement récupérés en utilisant l’appoint de chauffage. Cet appoint peut être un radiateur électrique, un poêle à pellets, un foyer au bois, etc.

Résidentiel, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Général

"Peut-on installer un foyer au bois dans une habitation passive ? "

Il est possible d’utiliser un poêle à bois comme appoint de chauffage pour les jours les plus froids de l’année. Néanmoins, il faut être conscient que la demande en chauffage est très faible et que la mise en régime de ce type d’appoint est lente. La température peut donc s’avérer élevée et provoquer un risque d’inconfort difficile à réguler. Il convient donc d’anticiper le phénomène et d’alimenter le foyer de manière adaptée. Pour installer ce type de système dans une maison passive, il faut veiller à l’étanchéité à l’air de l’ensemble. Le poêle doit être de petite puissance, son enveloppe doit être étanche et la prise d’air frais nécessaire à la combustion du bois doit se faire directement à l’extérieur, au moyen d’un conduit indépendant qui ne compromettra pas l’étanchéité à l’air de l’habitation. Un feu ouvert ou tout poêle alimenté par l’air ambiant de la pièce est vivement déconseillé pour des raisons d’étanchéité à l’air mais également pour des raisons de sécurité : la combustion du bois dégageant du CO dans une enveloppe relativement bien fermée.

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Résidentiel, Etanchéité à l'air, Chauffage, Equipements, Général

"Que signifie le n50 ? Comment le calcule-t-on ?"

Le « n50 » exprime le taux de renouvellement d’air d’un volume considéré lorsque celui-ci est soumis à une différence de pression de 50Pa. Ce résultat est généralement obtenu à la suite d’un test « blower door » et s’exprime en volume par heure, soit 1/h.

La formule permettant de déterminer la valeur du n50 est :

n50 = Q50 / V

Où :

n50 est le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de pression de 50Pa (en vol/h ou 1/h)

Q50 est le débit de fuite mesuré au ventilateur (en m³/h)

V est le volume d’air net ventilé (en m³) définit selon la procédure décrite dans le Vade-mecum en vigueur.

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"Quelle épaisseur d'isolant dois-je mettre en œuvre dans mes murs pour atteindre le standard passif ?"

Tout dépend du type de matériau utilisé. Chaque matériau isolant a ses propres caractéristiques qui le rendent plus ou moins efficaces comparé à d’autres. La caractéristique principale qui détermine la performance d’un matériau isolant est la conductivité thermique, notée « λ ». Elle est renseignée sur la fiche technique du matériau en question. Au plus cette valeur est petite, au plus l’isolant est performant.

Introduisons à présent la notion de coefficient de transmission thermique d’une paroi, noté « U ». La valeur « U » d’une paroi renseigne la quantité d’énergie qui traversera 1 m² de cette paroi par degré de différence entre les ambiances qu’elle sépare. Elle est calculée en prenant l’inverse de la résistance thermique totale de la paroi, notée R et calculée selon la formule suivante ;

Rt = Rsi + e1/λ1 + e2/λ2 + en/λn + Rse

Dans laquelle ;

Rt = la résistance thermique totale de la paroi ((m².K)/W)
Rsi = la résistance superficielle intérieure (= 0,13 dans le cas de parois verticales)
E1 = l’épaisseur du premier matériau du complexe de paroi étudié
λ1 = la conductivité thermique du premier matériaux du complexe de paroi étudié

Rse = la résistance superficielle extérieure ( = 0,04 si la dernière couche est exposée aux conditions climatiques extérieures (vent), dans le cas contraire Rse = Rsi)

La valeur U, quant à elle, est obtenue selon la formule suivante ;

U = 1/Rt

Pour atteindre plus facilement le standard passif, il est recommandé d’avoir des valeurs « U » de paroi inférieures ou égales à 0,150W/(m².K). En terme de matériaux isolants, cela représente généralement +/- 15cm de PUR, +/- 23cm d’XPS, +/- 30 cm de cellulose, …

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Une habitation passive, c'est quoi ?

L’habitation passive est un concept qui prolonge celui du principe « basse énergie ». Les bâtiments résidentiels qu’on appelle « passifs » jouissent d’un climat intérieur agréable en été comme en hiver sans installation de système de "chauffage traditionnel" ou de refroidissement de type "climatisation".

Les principes de base d’un bâtiment passif sont :

-  favoriser une isolation thermique importante des différentes parois selon les recommandations suivantes :

Eléments Coefficient de transmission thermique « U » Epaisseur d’isolant recommandée [1]
Planchers et toits < 0,15 W/m².K De 30 à 40 cm
Murs < 0,15 W/m².K De 20 à 30 cm
Menuiseries extérieures et vitrage < 0,80 W/m².K -

-  assurer un très bon niveau d’étanchéité à l’air afin d’éviter les pertes d’énergie par infiltration et/ou exfiltration d’air.

-  assurer une ventilation efficace des locaux afin d’assurer une qualité de l’air ambiant et d’évacuer les différents polluants. Une ventilation mécanique double flux permettra, via un échangeur de chaleur, de préchauffer l’air froid entrant par l’air chaud vicié sortant. Le concepteur veillera donc à installer un groupe de ventilation ayant un rendement performant (+/- 85%).
(La ventilation des locaux est obligatoire. Pour les bâtiments résidentiels, ce sont les annexes 5 (RW) et 7 (RBC) ainsi que la D50-001 qui sont d’application.)

-  Veiller à optimiser les gains solaires tout en protégeant l’habitation de la surchauffe estivale. Ainsi, et en fonction du type de projet, il sera possible de jouer sur le facteur solaire et la mise en place de protections solaires fixes ou mobiles.

Au-delà de ces principes fondamentaux, d’autres considérations seront développées par le concepteur, notamment des applications domestiques efficaces afin de limiter la consommation d’électricité sans pertes de confort ni de satisfaction pour les utilisateurs.
De même, les besoins fortement réduits d’un bâtiment passif peuvent être totalement couverts par l’exploitation de sources d’énergies renouvelables.

A noter que pour qu’un bâtiment résidentiel soit labellisé "passif", il doit respecter un ensemble de critères.

Résidentiel, Tertiaire, Général

Dans une maison passive, peut-on ouvrir une fenêtre ?

Il n’y a aucune restriction ou interdiction : une fenêtre tout comme une porte peut donc être ouverte.
Cependant, en ouvrant fréquemment vos fenêtres, vous évacuez de l’air chaud et vous apportez de l’air frais et froid dans votre logement. Cet apport d’air frais devra être réchauffé. Votre consommation d’énergie pour chauffer votre habitation va donc légèrement augmenter. Ce constat est valable pour tout type de construction et pour tout standard énergétique.

Notons que l’installation d’un système de ventilation mécanique (système D) permet un apport d’air neuf qui assure une qualité de l’air et un confort maximal des occupants.
Aussi, il est important de ne pas oublier d’entretenir le groupe de ventilation (nettoyage régulier et/ou changement périodique des filtres).

De même, en apportant une attention particulière à l’inertie du bâtiment, il sera possible d’atténuer l’effet de froid causé par l’apport d’air frais dans le bâtiment.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Portes et fenêtres, Ventilation, Général

Quelle est la différence entre une habitation basse énergie, une habitation passive, une habitation zéro-énergie, une habitation bioclimatique et une habitation éco-biologique ?

Il arrive encore souvent que ces différentes approches soient confondues. Pour cette raison, voici une définition claire pour chacun de ces termes :

Habitation passive :

une réponse est apportée dans la question n°1 de cette FAQ. (Lien)

Habitation basse-énergie :

le standard basse énergie vise une diminution des consommations en énergie de chauffage en veillant à assurer un niveau d’isolation assez élevé. Contrairement à une maison passive, on ne peut pas se passer d’un système « traditionnel de chauffage » et l’utilisation d’une ventilation mécanique double flux intégrant un échangeur de chaleur dépendra de la volonté de diminuer les besoins nets en énergie de chauffage et/ou du souhait d’obtenir une qualité de l’air différente.
La définition des critères du standard basse énergie est assez ambigüe. Certains parlent de 60kWh/(m².an), d’autre 30kWh/(m².an) ou encore 45kWh/(m².an).


Le standard basse énergie définit en Région de Bruxelles-Capitale (critère prime énergie) est le suivant :

  • la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 60kWh/(m².an) de surface de référence énergétique.
  • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 150 kWh/m².an


A noter qu’il existe également un standard "très basse énergie" en Région de Bruxelles-Capitale définit comme suit :

  • la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 30kWh/(m².an) de surface de référence énergétique.
  • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 95 kWh/m².an.


En Région Wallonne et, de manière générale, pour l’ensemble de la Belgique il existait jusqu’au 31 décembre 2011 un critère "basse énergie" fédéral. Suite à la suppression des réductions fiscales, ce critère n’est plus d’application. Cependant, pour tout engagement contractuel signé avant le 31 décembre 2011, il est encore possible de faire valoir les réductions fiscales si l’habitation concernée dispose du certificat "basse énergie".

Habitation zéro-énergie :

du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011, le standard « zéro-énergie » était, au niveau fédéral, définit comme suit :

  • l’habitation zéro-énergie doit répondre aux critères du standard passif,
  • la demande résiduelle d’énergie pour le chauffage et le refroidissement des locaux doit être totalement compensée par l’énergie renouvelable produite sur place soit par
  • un système de chauffage de l’eau par l’énergie solaire ;
  • des panneaux photovoltaïques pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique ;
  • des pompes à chaleur qui utilisent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur :
    • dans l’air ambiant ;
    • sous la surface de la terre solide ;
    • dans les eaux de surface.


Depuis le 31 décembre 2011 et suite à la décision du fédéral de supprimer les avantages fiscaux pour les dépenses faites en vue d’économiser l’énergie, les propriétaires des habitations « zéro-énergie » ne bénéficient d’aucune aide financière supplémentaire (voir article « Réduction fiscale », rubrique Le standard passif > Les primes et réductions fiscales, pour de plus amples informations). Cependant, la pmp asbl réalise toujours des certifications de bâtiments « zéro-énergie ». Ce certificat « pmp » vous permet alors d’apporter une « plus-value » à votre bâtiment.
Notez également que selon le site internet du Parlement Européen , « tous les nouveaux bâtiments construits après le 31 décembre 2018 devront être en mesure de produire leur propre énergie ».(ndlr : être « zéro-énergie »)
Toujours selon cette même source, « les bâtiments « zéro-énergie » sont ceux « dont la consommation d’énergie primaire est inférieure ou égale à leur production propre d’énergie », du fait de leur « très haut niveau d’efficacité énergétique » ».


Les types d’habitation suivants ne sont pas des standards énergétiques à atteindre, mais plutôt une énumération de recommandations à mettre en place pour bénéficier d’une habitation encore plus performante et respectueuse de l’environnement.

Habitation bioclimatique :

ce type d’habitation relève d’un concept déjà un peu plus global. En effet, une habitation bioclimatique sera conçue de manière à exploiter au maximum les apports solaires et la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins en énergie de chauffage et de refroidissement. Les habitations basse-énergie, passives et zéro-énergie peuvent donc être des habitations dites « bioclimatiques ».

Habitation éco-biologique :

les habitations éco-biologiques sont conçues de manière à respecter à la fois l’environnement (éco) et l’Homme (bio). C’est ainsi que les matériaux mis en œuvre seront étudiés depuis leur production jusqu’à leur recyclage lors de la destruction du bâtiment, et ce en passant par plusieurs étapes telles la transformation, la livraison, la mise en œuvre, l’exploitation… Chacune de ces étapes est consommatrice d’énergie et représente un prélèvement dans les ressources de notre planète. Dans le cas d’une habitation éco-biologique, un bilan énergétique des matériaux est réalisé et permet de concevoir des habitations encore plus soucieuses de leur environnement.
A titre d’exemple, une maison passive constituée de blocs terre cuite et isolée avec une quantité importante de polyuréthane aura coûté plus cher à l’environnement (en terme d’énergie grise) qu’une habitation du même type mais constituée d’une ossature bois isolée par de la cellulose en vrac.

Résidentiel, Acteurs, Général

Comment importer un fichier au format .DXF dans le logiciel THERM ?

La pmp a.s.b.l. a rédigé une procédure permettant l’utilisation de fichier .dxf dans les versions 5, 6.2 et 6.3 du logiciel THERM.

Ce document est disponible sur notre site internet, en suivant ce lien :

PDF - 190.1 ko

Résidentiel, Tertiaire, PHPP, Outils divers

Mon terrain est mal orienté, dois-je alors renoncer à y construire une habitation passive ?

Il n’est pas exclu de construire une maison passive sur un terrain mal orienté. Dans la plupart des projets résidentiels certifiés passif, l’orientation du terrain et du bâtiment est fixé.
Le concepteur va donc développer un projet autour d’autres facteurs permettant d’atteindre le critère énergétique (besoin net en énergie de chauffage inférieur ou égal à 15 kWh/m².an) :

  • renforcer l’isolation,
  • utiliser un groupe de ventilation double flux plus performant (meilleur rendement de l’échangeur de chaleur),
  • atteindre une meilleure compacité,
  • capter le soleil en toiture ou de manière indirecte,
  • optimiser le facteur solaire du vitrage ;
  • optimiser le pourcentage et la répartition des surfaces vitrées ;

Ainsi, atteindre le standard passif ne rend pas indispensable de placer la majorité des baies au sud. Le bilan des déperditions des baies sont alors plus importantes que les apports solaires de ces dernières. L’optimisation du travail de conception est d’allier les composantes immuables du projet avec la créativité et le potentiel technique du projet.

Notons également que la recherche de baies orientées au sud n’est pas toujours souhaitée. En effet, pour certaines affectations tertiaires, on tentera de limiter les apports solaires afin d’éviter le problème de surchauffe, plus problématique que le respect du critère lié au besoin net en énergie de chauffage.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Acteurs, Général

Je suis membre et pourtant je ne figure pas dans la liste sur le site. Quelle en est la raison ?

Il est possible que votre adhésion à la pmp soit relativement récente au point de ne pas avoir été intégrée lors la dernière mise à jour de la liste. Dès réception de votre paiement de cotisation, le service administratif pmp active votre compte. Si vous deviez constater un retard anormal, n’hésitez pas à prendre contact avec nous via info@maisonpassive.be ou par téléphone.

Il se peut également que votre cotisation soit de l’ordre « privée » et non « professionnelle ». Seule cette dernière donne droit à la visibilité sur notre site internet. Le détail des cotisations est disponible sur cette page (Lien vers « Devenir membre »).

Si vous souhaitez mettre à jour votre cotisation, merci d’envoyer votre demande à info@maisonpassive.be. Elle sera traitée dans les meilleurs délais.

Résidentiel, Tertiaire, Acteurs

Où puis-je trouver une liste des châssis et des vitrages certifiés passifs ?

La liste des châssis certifiés "passif" est téléchargeable sur le site du Passivhaus Institut.

Sachez également que la pmp a édité des brochures d’aide à la décision. L’une d’entre elles, intitulée « Quelles fenêtres pour ma maison passive » a pour but de fournir des informations complètes concernant les caractéristiques techniques de châssis et vitrages disponibles en Belgique. Cette brochure est complétée d’un catalogue de produits interactif, tous deux disponibles en ligne à l’adresse www.pmp-catalogues.be

Notons également que la pmp et la php ne sont actuellement pas habilités à délivrer de certificat passif pour les châssis et les vitrages.

Pour la certification "passive" d’un bâtiment en Belgique, les châssis et vitrages ne doivent pas obligatoirement être certifiés "passif". Certains projets tertiaires ayant une très bonne compacité (plus de 4) sont munis, en tout ou en partie, de châssis moins performants.

Les exigences concernant les châssis et le vitrage sont reprises dans le Vade-mecum actuellement en vigueur, et téléchargeable à la rubrique ressources de notre site

Résidentiel, Tertiaire, Matériaux, Portes et fenêtres, Rentabilité et coûts

Dois-je encoder l'ombrage sur chaque fenêtre dans le PHPP ?

Le but de l’encodage PHPP est de réaliser le bilan thermique d’un bâtiment Il tiendra compte des apports solaires à travers les parois vitrées. Le fait de négliger l’impact de l’ombrage projeté sur chaque fenêtre pourrait avoir comme conséquence de sous-estimer les besoins nets en énergie de chauffage ou de surestimer la surchauffe.

Il conviendra donc d’encoder au minimum les ébrasements, débordants et facteur(s) d’ombrage supplémentaire(s) pour chaque fenêtre du bâtiment. Ainsi, le bilan thermique tiendra non seulement compte de manière plus précise des apports solaires mais également de l’influence de l’environnement sur les parois vitrées. Certains projets ayant des configurations plus complexes, toutes les questions relatives à l’encodage de l’ombrage peuvent être adressées à infotechnique@maisonpassive.be.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Chauffage, Refroidissement, PHPP

Qu'est ce que le "Blower Door Test" ? Est-il obligatoire ?

Le « Blower Door Test » est un test de pressurisation du bâtiment dont le but est de déceler les faiblesses de l’étanchéité à l’air. Concrètement, un ventilateur est fixé dans l’ouverture la plus étanche à l’air et place le bâtiment en surpression/dépression à une différence de pression de 50Pa entre extérieur et intérieur. Toutes les modalités liées à la préparation du bâtiment et à la méthode de mesurage sont décrites dans la norme NBN EN 13829 et dans les spécifications supplémentaires publiées sur le site EPBD et accessibles via ce lien.

Un débit de fuite d’air est alors mesuré, c’est ce débit moyen qui sera mis en relation avec le volume d’air net ventilé du bâtiment pour déterminer le fameux « n50 », critère de certification pour les maisons passives. Cette relation se définit sur base de la formule suivante :

n50=V50/Vint

Où :
n50 = taux de renouvellement d’air du volume protégé (h-1)
V50 = débit de fuite d’air (m³/h)
Vint = volume d’air net ventilé du bâtiment (m³)

Obligatoire pour la certification passive, ce test est vivement recommandé pour tout autre type de bâtiment afin de vérifier le débit de fuite de l’enveloppe protégée par l’étanchéité à l’air. Le résultat par défaut des logiciels de règlementation (ex : PEB) étant très pénalisant, il est toujours conseillé de réaliser le « blower door test » afin de renseigner la réelle performance de l’étanchéité à l’air de l’habitation.

Il est également intéressant, dans le cadre de projet de grandes tailles, de prévoir des tests d’étanchéité à l’air intermédiaires. Ils seront alors qualifiés de « tests d’orientation » permettant à l’entrepreneur d’optimiser ses interventions et de s’assurer de la qualité de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe au travers des diverses phases de chantier.

Le CSTC a publié un « CSTC-Contact – Mars 2012 » dédié à l’étanchéité à l’air. C’est un ouvrage de référence pour les architectes, bureaux d’études et entrepreneur désireux d’améliorer leurs connaissances techniques à ce sujet.

Blower door test : ventilateur en place
(Source : Passiefhuis-Platform)

Infiltration d’une fumée artificielle par une faiblesse de l’étanchéité à l’air
( Source : http://blower-door-test.net)

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Portes et fenêtres, Rentabilité et coûts, Général, PHPP

Qu'est ce que l'étanchéité à l'air d'un bâtiment ?

L’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment fait partie d’une stratégie à trois axes visant à réaliser un bâtiment confortable et peu énergivore. Ces trois axes sont ;

  • La mise en œuvre d’une isolation thermique importante,
  • La garantie d’une étanchéité à l’air du bâtiment très performante,
  • Une ventilation hygiénique contrôlée et entretenue régulièrement.

Concrètement, l’étanchéité à l’air d’un bâtiment permet d’éviter la surconsommation énergétique, les sensations d’inconfort liées au passage de l’air extérieur vers l’intérieur ou inversement et permet de lutter contre les phénomènes de condensation par convection dans l’épaisseur de la paroi.

Dans la pratique, cette étanchéité à l’air est obtenue par la mise en œuvre de matériau de finition ou de raccord reconnus et adaptés pour l’usage qui en est souhaité. Ainsi, un panneau OSB dans la construction en bois ou un plafonnage dans la construction en « dur » (bloc béton, terre cuite, ...) seront les matériaux qui permettront de garantir l’étanchéité à l’air de la paroi. Mais ces matériaux étaient déjà bien présents avant même que la notion d’étanchéité à l’air ne s’impose peu à peu dans le secteur de la construction. La différence se marque actuellement aux raccords entre les éléments de la construction. En effet, si une paroi, dans son ensemble, est performante du point de vue de l’étanchéité à l’air, elle peut présenter une faiblesse non négligeable si elle est interrompue en un point par le placement d’un châssis, et que les raccords entre ces deux éléments ne sont pas correctement étudiés.

Une liste non-exhaustive des raccords à surveiller est reprise ci-dessous ;

  • Plafonnage murs -châssis
  • Frein vapeur toiture – plafonnage murs
  • Plafonnage/Frein vapeur murs – plancher
  • Tous types de percements de l’enveloppe
  • La principale différence avec les constructions d’aujourd’hui provient donc d’attente plus exigeante de la part du secteur. Les faiblesses d’étanchéité à l’air des bâtiments sont étudiées afin de les minimiser et les raccords entre les différents matériaux/éléments de l’enveloppe sont la cible d’améliorations constantes.

Actuellement, bons nombres de matériaux sont développés afin de s’adapter à tout type de situation. Ainsi, on retrouve des bandes adhésives adaptées pour permettre la mise en œuvre d’un raccord étanche à l’air entre un châssis et une ossature bois. La version « construction en dur » de ce produit existe également sous la forme d’une bande feutrine.

De la membrane étanche à l’air pour couvrir l’entièreté du côté intérieur d’une toiture jusqu’aux manchons pour permettre le percement de l’enveloppe protégée du bâtiment par des conduits de tout type, les produits se multiplient et permettent une multitude de possibilités pour la mise en œuvre d’un bâtiment étanche à l’air et performant d’un point de vue énergétique mais également du point de vue du confort pour ses occupants.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Rentabilité et coûts, Général

Est-il possible de visiter des maisons passives ?

L’asbl écoconso, en partenariat avec le Bond Beter Leefmilieu, organise des journées de visites. Les journées « Portes Ouvertes Ecobâtisseurs » sont l’occasion de découvrir des constructions et des rénovations durables, expliquées et commentées par leur maître d’ouvrage et ce partout en Belgique.
Les dates et informations pratiques sont communiquées sur le site www.ecobatisseurs.be, et relayées sur notre site internet.

Résidentiel, Acteurs, Général

Dans une maison passive, un poêle à bois ou à pellets peut-il directement prélever l'air de combustion dans le volume protégé ?

Un poêle à bois ou pellets peut fonctionner de deux manières différentes ; sur base d’un circuit dit « ouvert » ou sur base d’un circuit dit « fermé ».

Le circuit « ouvert » :

Dans cette configuration, l’air comburant est prélevé directement dans le local. Afin de garantir une alimentation en air suffisante (tant pour le fonctionnement du poêle que pour le confort des occupants), il conviendra de prévoir une amenée d’air directe via une ouverture non-obturable. Cette ouverture, indépendante du système de ventilation, étant non obturable, elle restera ouverte lors d’un éventuel blower door test. Il pourrait alors être fort difficile d’obtenir un renouvellement d’air inférieur ou égal à de 0,6 h-1. De plus, en cas de non utilisation du poêle, des fuites d’air pourraient survenir entre le volume protégé et l’extérieur via le foyer/conduit de cheminée de l’appareil. Cette situation créant alors des courants d’air qui perturberaient le confort des occupants.

Le circuit « fermé » :

Dans le cas d’un circuit fermé, l’amenée d’air est assurée par une conduite extérieure (ex : un système ventouse). Le foyer fait également partie du circuit fermé. Il sera nécessaire de s’assurer de la bonne mise en œuvre des raccords entre l’enveloppe étanche à l’air et les percements à travers celle-ci (amenée/extraction d’air). De même, le poêle en lui-même devra présenter une attention particulière à l’étanchéité à l’air.

Certains fabricants portent une attention particulière à l’étanchéité à l’air de leurs poêles. Une liste non-exhaustive de ces fabricants est disponible en suivant ce lien.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Ventilation, Chauffage

Que doit-on encoder comme périmètre de la dalle sur sol dans le PHPP?

Le périmètre de la dalle de plancher est calculé comme étant la somme des longueurs des pourtours qui ne sont pas en contact avec un local chauffé (tels que l’extérieur, le sol ou les EANC). Pour les caves et les vides sanitaires, cette longueur est mesurée au niveau du périmètre en contact avec la terre.

Dans l’exemple ci-dessous, l’habitation est partiellement sur terre-plein (zone verte) et est en partie en sous-sol chauffé (zone rouge). Les périmètres exposés concernés sont représentés par les lignes jaune et orange.

Vous pouvez également vous référer au vade-mecum résidentiel en cliquant ici.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Ponts thermiques, PHPP

Y a-t-il danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Une maison passive est souvent considérée comme étant « à risque » en cas d’incendie. Du fait de son niveau élevé d’étanchéité à l’air, les maisons passives représenteraient un risque d’explosion, en cause, un feu couvant par défaut d’oxygène à l’intérieur du bâtiment. Afin d’éclaircir ce point fumant et d’apporter une réponse définitive et recevable, la pmp s’est adjoint le conseil de personnes compétentes en matière d’incendie.

C’est grâce à une étude commanditée par le SPF Intérieur à l’association ISSeP / UMons, dont l’expérience est reconnue depuis plus de 40 ans dans le domaine de l’incendie des bâtiments et couvre un large champ d’action (tests en laboratoire, expertises, prévention, enseignement, simulations, études post sinistre…) que la réponse fut apportée.

Les conclusions de l’étude peuvent être déclinées sous plusieurs points :

  • Il y’a plusieurs dizaines d’années, le soin apporté à l’enveloppe du bâtiment était bien moins important que dans les bâtiments actuels. Structure lourde, peu d’isolant, simple vitrage,… En cas d’incendie, les températures élevées causaient l’explosion du vitrage et l’apport massif d’oxygène pour alimenter le foyer. L’intervention des pompiers se faisait alors avec « moins de dangers » ; les risques de « backdraft » étant moins importants vu la quantité d’oxygène disponible.
  • Aujourd’hui, toute nouvelle habitation, qu’elle soit passive, basse-énergie ou respectant les critères PEB de base, présente un niveau d’étanchéité à l’air plus important qu’auparavant. Le risque de « backdraft » est donc d’autant plus important.
  • Dans le cas des maisons passives, qui présentent les niveaux d’étanchéité à l’air les plus élevés, les simulations réalisées démontrent qu’après 300s, alors que le feu continue de s’étendre dans une maison traditionnelle, la propagation du foyer déclenché dans une maison passive cesse de par le manque d’oxygène.
    Développement du foyer (HRR = Heat Release Rate) Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Lors du démarrage du foyer et de la propagation de l’incendie, la pression à l’intérieur de la maison passive va très vite grimper du fait d’une étanchéité à l’air plus importante de l’enveloppe. Le feu consumera alors une partie de l’oxygène présente dans le local. Dans une seconde phase, la puissance du foyer diminue de par l’absence d’oxygène. Le bâtiment entre alors en dépression et l’air extérieur est aspiré vers l’intérieur, à travers l’enveloppe et/ou tout autre affaiblissement de l’étanchéité à l’air du bâtiment. Dans ce cas de figure, il est évident que plus les ouvertures seront importantes, plus le débit d’air entrant sera lui-même conséquent. L’étanchéité à l’air du bâtiment joue donc un rôle primordial à ce niveau ; le manque d’air neuf causera un étouffement du foyer. Sa puissance s’en retrouvera affaiblie (voir graphe ci-dessus) entrainant une diminution de la température des fumées bien plus rapide dans le cas d’une maison passive.
    Evolution de la pression intérieure au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)

    Evolution de la température des fumées au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Point noir mis en évidence par cette étude ; la diminution des températures des fumées entraine la production de gaz imbrûlés (CO et HCN), ce qui représente un risque plus élevé de « backdraft » en cas d’intervention des pompiers.
    Evolution de la concentration en monoxyde de carbone et cyanide. Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Les causes du départ et de la propagation de l’incendie sont avant tout le mobilier et les objets présents dans l’habitation. Choses qui ne sont pas liées au caractère passif d’une habitation ou encore moins à l’épaisseur d’isolant mis en œuvre dans les parois.
  • Bien conscients de l’évolution des modes constructifs et des contraintes que ceux-ci leur imposent, les pompiers sont sensibilisés au fait que leurs techniques de lutte contre l’incendie doivent également évoluer et s’adapter aux bâtiments sur lesquels ils pourraient être appelés à intervenir. Les derniers témoignages recueillis auprès d’acteurs de cette profession nous confortent d’ailleurs dans cette idée.

Sur base de certaines croyances infondées, la construction en bois est également la proie des détraqueurs qui la considèrent comme un tas d’allumettes, prêt à s’embraser à la moindre flammèche. La vérité est tout autre et bien plus intéressante. En se consumant, le bois se carbonise ; une couche de carbone entoure l’élément et offre une résistance supplémentaire au feu. C’est pour cette raison que des éléments en bois sont utilisés pour garantir la résistance au feu de certaines parois du bâtiment (Ex : portes). Cette résistance accrue du bois face aux ravages d’un incendie permettra à l’ossature de continuer à remplir son rôle structurel, contrairement à une ossature acier, par exemple, qui, sous l’effet de la chaleur et du poids de l’eau, aura tendance à fondre et s’effondrer.

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Dans le PHPP, comment doit-on interpréter les déperditions thermiques par les tuyauteries et les conduits ?

  • Les déperditions thermiques par les conduits de systèmes de ventilation, existants pour la ventilation hygiénique, sont prises en compte par le biais de la méthode de calcul standard dans l’onglet PHPP ’Ventilation’.
  • Les conduits qui sont ventilés naturellement (par exemple les gaines ventilées naturellement) peuvent être pris en compte comme un EANC. Pour déterminer le coefficient de réduction de température "X", on doit alors partir d’un taux de renouvellement d’air conventionnel entre l’EANC et l’extérieur correspondant au type 4 (voir tableau 6 Document de référence de transmission). À défaut, on peut aussi considérer l’espace comme milieu extérieur, si bien qu’il ne faut pas calculer de coefficient de réduction de température. Source : « Tableau 4 : Taux de ventilation conventionnel entre l’espace non chauffé et l’environnement extérieur -  » (NBN B 62-002 (2008))
  • Les conduits de fumée ne doivent pas être pris en compte pour autant qu’ils présentent une résistance thermique démontrable d’au moins 1m² K/W. Dans le cas contraire, ils sont tout simplement comptés comme des conduits de ventilation naturelle (voir point 2).
  • Les évacuations d’eau pluviale sont comptées comme une surface de déperdition vers le milieu extérieur.

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Quel prix dois-je compter pour un groupe de ventilation permettant une amenée et une extraction d'air mécanique couplé à un échangeur de chaleur ?

Il n’y a malheureusement pas de réponse universelle à ce type de question.
Bouches de ventilation, gaines, collier de fixations, type de conduite, sonde éventuelle, boitier de commande, filtres,… Le choix du matériel et le débit qu’il devra assurer influenceront directement le coût de votre installation. A cela, s’ajoute le coût de la main d’œuvre qui pourra sensiblement varier en fonction de la complexité du réseau de gainage.
Dès lors, nous vous conseillons de vous adresser à un installateur ou un fabricant qui pourra plus facilement vous renseigner suivant la situation qui vous est propre. Pour rappel, vous trouverez une liste d’installateurs et de fabricants sur notre site internet rubrique « Nos membres » ou en cliquant sur ce lien
Cette liste n’est pas exhaustive ; elle mentionne uniquement les personnes membres de la pmp et affiliées en tant que société.

Bon à savoir :
La pmp a rédigé une brochure « Quelle ventilation pour ma maison passive » destinée à présenter les différents appareils de ventilation, leurs performances ainsi que leur coût. Cette brochure a été éditée en 2012.
Un catalogue de produits en ligne est également disponible à l’adresse www.pmp-catalogues.be. Vous y trouverez un aperçu de produits disponibles sur le marché pour les bâtiments passifs - en matière de ventilation, mais également de châssis, et vitrages.

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Peut-on choisir de reprendre la chaufferie dans le volume protégé ?

Si les chaudières de chauffage central dans la chaufferie ont une puissance nominale inférieure à 70 kW, une ventilation naturelle de cette pièce n’est pas imposée par la norme NBN B61-002. La chaudière peut alors être placée dans le volume protégé, si bien que la surface nette au sol est prise comme surface de référence. Pendant le test d’étanchéité à l’air, la porte de la chaufferie doit rester ouverte. Par mesure de sécurité, on peut choisir de prévoir l’installation d’un détecteur, qui ferme l’arrivée de gaz si une fuite de gaz est détectée.

Si la puissance est supérieure ou égale à 70 kW, une ventilation naturelle de la chaufferie est obligatoire. En condition normale d’utilisation, cette ouverture ne peut d’aucune manière être obturée. Cette ouverture doit donc rester totalement libre même pendant le test d’étanchéité à l’air. Par conséquent, on choisira la plupart du temps de garder la chaufferie hors du volume protégé ; si tel n’est pas le cas, on ne pourra que difficilement, voire nullement, satisfaire au niveau d’étanchéité à l’air exigé. Les conséquences sont :

  • Les murs entre la chaufferie et le reste du bâtiment deviennent des surfaces déperditives (et doivent éventuellement être isolés)
  • La surface de la chaufferie ne compte pas comme surface nette. La porte entre la chaufferie et le reste du bâtiment est bien étanche à l’air, doit rester fermée en condition normale d’utilisation (par exemple à l’aide d’un ferme-porte) et peut être ouverte uniquement avec un outil (par exemple clé triangulaire)

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Quels sont les points/mises en oeuvre délicat(e)s dans une construction passive ?

Une maison passive, tout comme n’importe quelle autre habitation, se doit d’être conçue dans les règles de l’art et selon des prescriptions définies (niveau d’étanchéité à l’air, coefficient de transmission thermique U maximum, rendement de l’échangeur, etc…). Il convient donc de veiller à la bonne mise en œuvre de certains points.

Une isolation de qualité et continue :

Isoler sa maison, c’est comme enfiler un bon pull en hiver. Mais si celui-ci est troué, son efficacité est réduite. Pour notre pull comme pour notre habitation, il nous faudra donc veiller à garantir une continuité de la couche protectrice (=un isolant performant et continu). En construction, cela se traduit par une volonté de résoudre tous les ponts thermiques de l’enveloppe protégée du bâtiment. En agissant de la sorte, les parois comporteront moins de points froids et, donc, moins de risques pour la santé du bâtiment et de ses occupants. Lors de la mise en œuvre, on veillera à ce que la pose de l’isolation soit continue et que les jonctions entre les panneaux ou matelas d’isolant soient correctement mises en œuvre.
Ces points d’attention sont à appliquer au démarrage du projet. En effet, identifier, étudier et résoudre un pont thermique lors de la création des plans est toujours plus aisé que de le faire sur chantier lorsque l’on se retrouve face aux faits (voir aux dégâts).

Une bonne étanchéité à l’air :

Quelle est l’utilité de mettre en œuvre une isolation importante et performante si la mise en œuvre des matériaux est mal pensée et/ou mal exécutée et laisse la voie libre à d’importantes fuites d’air, transformant votre habitation en véritable passoire ? La mise en œuvre d’une bonne étanchéité à l’air vous permettra de garantir qu’aucune infiltration d’air non souhaitée ne vienne perturber le bilan énergétique du projet. Garantir une étanchéité à l’air performante, c’est également s’assurer du confort intérieur des occupants (en évitant les courants d’air) .
Ce point particulier est à contrôler sur chantier lors de la mise en œuvre des raccords entre chaque élément de l’enveloppe (ex : châssis ou portes et parois, différents éléments de parois (toiture-murs), finitions sèches-humides, …). Ce point peut également être une spécificité reprise dans le cahier des charges.

Un système de ventilation intégrant une récupération de chaleur :

La règlementation PEB ainsi que les normes D 50-001 (résidentiel) et EN 13779 (non résidentiel) impose une ventilation des locaux. Il existe quatre systèmes de ventilation, mais seul un d’entre eux (système de ventilation de type D, amenée et extraction d’air mécanique) couplé à un échangeur de chaleur, permet de diminuer considérablement les pertes par ventilation. L’échangeur de chaleur a donc pour but de préchauffer l’air frais entrant grâce à la chaleur de l’air vicié qui est extrait.

Actuellement, l’utilisation d’un système de ventilation mécanique contrôlée couplée à un échangeur de chaleur est une étape indispensable (mais pas obligatoire) afin de répondre aux critères passifs.

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Peut-on installer une hotte dans une maison passive ?

Oui, il est tout à fait possible d’installer une hotte dans une maison passive. Toutefois, il faut veiller au type d’extraction choisi.
Soit la hotte travaille sur un circuit dit « fermé » où l’air aspiré passe par un filtre à charbon qui capte les éléments indésirables. L’air ainsi purifié est renvoyé vers le local. On observe une fréquence de remplacement des filtres allant de 4 à 6 mois.
Soit la hotte est raccordée sur la VMC qui joue le rôle d’extracteur d’air vicié. Cependant, nous attirons votre attention sur certains points :

  • une hotte raccordée sur la VMC ne peut être motorisée. Dans le cas contraire, le débit d’extraction de cette hotte perturberait l’équilibre du circuit de ventilation ;
  • en cas de départ d’incendie, les flammes pourraient pénétrer dans les conduits et enflammer ceux-ci ;
  • les éléments graisseux, contenus dans l’air extrait, pourraient se déposer dans les conduits, les filtres et l’unité de ventilation, perturbant leur fonctionnement.


Si le choix fait est d’installer une hotte sur la VMC, il sera judicieux de veiller aux dispositifs mis en œuvre pour parer à cette liste (non-exhaustive) de points d’attention.
Dans les deux cas, l’entretien régulier des filtres de la hotte est une habitude à prendre et à ne surtout pas négliger.

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Peut-on installer des feux ouverts - cassette dans une maison passive ?

Il est possible d’installer une cassette ou un feu-ouvert dans une maison passive. Cependant, un sérieux problème lié à l’étanchéité à l’air de ces installations risque de se poser.
a. Les cassettes/inserts et poêle à bois
Il est conseillé d’étudier de manière approfondie le placement d’un insert afin de garantir, entre autres, des raccords entre le conduit de cheminée et l’enveloppe du volume protégé, aussi étanches que possible. De même, les performances de l’appareil en lui-même sont à vérifier avant l’achat. Celui-ci ne peut présenter une enveloppe laissant la voie libre à des fuites d’air trop importantes.


Certains fabricants proposent déjà des inserts et poêle à bois pour maison passive :

Cette liste, non-exhaustive, de fabricants n’engage en aucun cas la pmp asbl sur la qualité des produits disponibles. Il est important de vérifier que les ouvertures pratiquées dans l’appareil présentent une étanchéité à l’air suffisamment importante afin de ne pas compromettre le niveau d’étanchéité à l’air global du bâtiment.


b. Les feux ouverts
En ce qui concerne les feux-ouverts, il existe un contact direct entre l’air ambiant du volume protégé et l’air extérieur via le conduit de cheminée. Les pertes de chaleur sont alors très importantes.
Ce problème étant relativement difficile à traiter, nous ne pouvons que vous proposer une solution alternative qui consisterait à prévoir, en toiture, un lanterneau motorisé offrant à la fois de bonnes performances thermiques et une bonne étanchéité à l’air. Ce dispositif s’enclencherait dès l’utilisation du feu ouvert permettant l’évacuation des fumées de combustion et se fermerait une fois celui-ci éteint.

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Quelle attitude adopter lorsque l'on construit en mitoyenneté ?

Pour répondre à cette question, deux approches sont à distinguer ; l’approche réglementaire et l’approche technique.

L’aspect réglementaire, typiquement rencontré dans le cas de notre nouveau vade-mecum, tient compte d’une situation fictive dans laquelle les parois mitoyennes d’un bâtiment certifié passif sont considérées comme non déperditives pour peu que ;
-  Les parois soient en contact avec un volume protégé adjacent ;
-  Les parois soient en contact avec un bâtiment construit.

Dans un tel cas, il n’est pas tenu compte de l’occupation (activités, t° de consigne, …) du bâtiment voisin, il n’est donc pas obligatoire d’isoler les parois considérées comme mitoyennes.

Une exception est à considérer dans le cas où le bâtiment voisin n’est pas encore construit mais que les parois du projet se situent en mitoyenneté ; il conviendra, dans cette configuration, de les considérer comme des parois en contact avec l’extérieur.

Outre cette approche liée au vade-mecum de la pmp, la PEB impose également une résistance minimum pour un mur mitoyen (voir annexe 3 de l’Arrêté du Gouvernement wallon du 10 mai 2012 ou Annexe 4 de l’Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-capitale du 21 décembre 2007). Celle-ci est donc à respecter pour tout projet, passif ou non.

L’aspect technique quant à lui doit plutôt tenir compte de la situation réelle. Ainsi, en cas de mitoyenneté avec un volume protégé dont il apparait clairement que certaines zones ne sont pas chauffées, le bon sens dictera d’isoler les parois en contact avec ces zones. De cette manière, on se prémunira ainsi de déperditions importantes et facilement atténuables.

Il convient également de contrôler efficacement l’ensemble des raccords entre les différentes parois. Un mur mitoyen non-isolé rencontrant une toiture isolée créera inévitablement un pont-thermique pouvant avoir un impact thermique et/ou pathologique relativement important selon la situation. Une étude plus approfondie de ce type de raccord permettra de déterminer la meilleure solution à mettre en œuvre.

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Quel est le meilleur isolant ?

Tout comme il n’y a pas de meilleur véhicule dans l’automobile, il n’y a pas de meilleur isolant dans la construction !

D’un point de vue thermique, chaque isolant à des propriétés intrinsèques qui feront de lui un isolant de bonne qualité, un isolant « standard » ou un isolant de moindre qualité. Parmi ces propriétés, figurent ;

La conductivité thermique (λ) du matériau

Elle exprime la quantité de flux de chaleur traversant un mètre de matériau par degré de température. Concrètement, plus cette valeur est petite, plus le matériau est isolant.

L’épaisseur du matériau

A épaisseur égale, deux matériaux isolants n’auront pas les mêmes performances thermiques. En effet, leur conductivité thermique agira en leur (dé)faveur.
Une relation simple permet de lier ces deux premiers paramètres :

R=e/λ

Où :
e = l’épaisseur du matériau (m)
λ = la conductivité thermique du matériau (W/mK)
R = la résistance thermique du matériau (m²K/W)

Pour une même résistance thermique, un isolant comme la fibre de bois (λ= 0,040 W/mK) devra donc avoir une épaisseur plus importante qu’un isolant de type polyuréthane (λ= 0,023 W/mK) … mais aura un coût environnemental bien plus intéressant.

Sa qualité environnementale

Nous avons très souvent tendance à opérer le choix d’un matériau isolant sur base de ses performances hygrothermiques. L’impact sur l’environnement de ce matériau n’est pas toujours au centre des préoccupations du candidat bâtisseur non averti. Et pourtant, l’enjeu pourrait être de taille. En effet, l’énergie économisée en besoin de chauffage pour le bâtiment pourrait, au final, être consommée, voire dépassée, par celle consommée durant toutes les étapes d’extraction, transformation, transport, … nécessaires à la fabrication du matériau.

La quantification de l’énergie consommée pour cette fabrication est généralement déterminée par ce que l’on appelle une « analyse de cycle de vie » (ACV) du matériau. Cette étude, longue et complexe, consistant à établir un champ d’études dans lequel tous les intrants ayant, de près ou de loin, un impact sur l’environnement seront précautionneusement listés pour chacune des étapes de fabrication du matériau. Il en résultera un bilan énergétique global caractérisant l’impact environnemental (en matière de gaz à effet de serre, de faune, flore, eutrophisation du milieu de vie, …) de la production de tel ou tel matériau.

En résumé

La combinaison de bonnes performances hygrothermiques et d’un faible impact sur l’environnement pourrait être la définition du « meilleur isolant ». Mais la disponibilité d’ACV pour chaque type de matériau est encore en cours d’étude.
De manière générale, on pourrait admettre qu’un matériau isolant performant, tant pour le bâtiment, ses occupants que pour l’environnement, est un matériau alliant performances hygrothermiques, méthodes de production respectueuses de l’environnement et production favorisant les ressources locales évitant la démultiplication des transports.

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Quel est le "K" d'une maison passive ?

Le niveau « K » est une notion qui dépend essentiellement du coefficient de transmission thermique U des différentes parois de déperditions et de la compacité du bâtiment. Des variables fort différentes d’un projet à l’autre. Plus la valeur K est petite, plus le niveau d’isolation du bâtiment est élevé.

L’attention portée à la réduction des BNE (Besoins Nets en Energie de chauffage) induit irrémédiablement des travaux d’isolation importants sur l’enveloppe protégée du bâtiment. Dès lors, le niveau K moyen d’une habitation passive sera relativement bas.

Les valeurs observées pour le « K » lors de certification évoluent de +/-10 à +/- 40 pour une valeur moyenne de 17,8 (source : statistiques pmp).

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Combien y-a-t'il de maisons passives certifiées en belgique?

Les chiffres sont en perpétuelle évolution, c’est pourquoi nous vous invitons à consulter le recensement des maisons passives, certifiées en Wallonie et à Bruxelles, sur notre site www.maisonpassive.be, rubrique Inventaire*

Il est à noter que la certification intervient en fin de processus de construction d’une habitation passive. Un délai de quelques mois est à observer entre l’introduction d’une demande de certification auprès de la Région Wallonne et l’envoi du certificat au demandeur depuis nos bureaux.

Nous vous conseillons de profiter de nos guidances (plus d’infos sur notre site, rubrique Nos services > Accompagnement de projets) dès le démarrage de votre projet.

* : Cet inventaire ne recense pas uniquement les maisons passives, mais également les affectations collectives et tertiaires.

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Je suis architecte, où puis je me former?

La pmp asbl dispense toute une série de formations à destination des acteurs de la construction.

TYPEFORMATIONPUBLIC CIBLE
Ponctuelle PHPP, THERM, WUFI,... Architectes et Bureaux d’études
Simulation Dynamique Architectes et Bureaux d’études
Cycle Concepteur Passif Architectes et Bureaux d’études
Concepteur Passif + Architectes et Bureaux d’études
Constructeur Passif Entreprises
Constructeur Passif + Entreprises
Suprêmes (WUFI, Simulation Dynamique) Architectes et Bureaux d’études
A la carte - Tous

Nous vous invitons à consulter la rubrique Nos services > Formations de notre site internet ou à cliquer sur ce lien afin de visualiser les prochaines dates et de retrouver les informations descriptives détaillées.

Notre responsable formation est également à votre disposition pour toute information complémentaire à l’adresse formation@maisonpassive.be.

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Qu'est-ce qui peut me convaincre de passer le pas de basse énergie à passif?

Concevoir une maison basse-énergie demande un certain effort, tant à la conception qu’à la réalisation. Pourquoi ne pas valoriser cet effort en franchissant le petit pas qui sépare le basse-énergie du passif ?

D’un point de vue technique, une isolation un peu plus importante et une attention particulière à la mise en œuvre de l’étanchéité à l’air vous emmèneront aux portes du standard passif. D’autres points comme la ventilation double flux avec récupération de chaleur et la limitation de la surchauffe à 5% peuvent également être des points communs entre ces deux standards énergétiques.

D’un point de vue confort, le standard passif vous assure une température intérieure de minimum 20°C. L’important manteau d’isolation qui englobe votre habitation vous protège des déperditions thermiques et vous assure un besoin en énergie de chauffage extrêmement faible. Cette assurance vous garantira une indépendance quasi-totale par rapport à l’évolution des prix des énergies fossiles. « Quasi-totale » car il y’a toujours un minimum d’énergie à fournir pour alimenter le système de ventilation et les équipements électro-ménagers.

Un pas de plus pour placer, par exemple, une installation solaire photovoltaïque d’une petite dizaine de m² et vous voici « zéro-énergie », soit totalement indépendant énergétiquement parlant. Une situation qui vous garantira de ne plus devoir payer une facture d’énergie pour le chauffage de votre habitation.

D’un point de vue économique, l’investissement est beaucoup moins important que celui nécessaire pour franchir le cap d’une habitation « traditionnelle » à une habitation moins énergivore, comme le « basse-énergie » ou le passif. Il est fréquent d’observer que des demandes de certification « basse-énergie » présentent les conditions techniques nécessaires à la demande de certification « passive » après le traitement du dossier par nos agents.

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Est-ce qu'il y a plus de problème avec l'urbanisme pour une maison passive?

En terme de typo-morphologie (types et formes de l’habitat), les habitations traditionnelles, « basse énergie » et passives sont similaires. Une différence notable peut être rencontrée pour certains bâtiments énergétiquement performants au niveau de leur façade sud ; une surface vitrée plus importante permet de tirer parti des gains solaires.

Les services d’urbanisme ne sont donc pas plus stricts ou plus sévères au regard du standard énergétique choisi.

Il est même fréquent d’observer un apriori favorable de la part de ces services pour les maisons énergétiquement performantes.

Ci-dessous, un aperçu de différentes typologies d’habitations passives :

Source : Mr. Van de Weerdt

Source : www.altar.be

Source : Mr. Biname

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Qu’est-ce que le logiciel phpp ?

Le PHPP, pour « Passive House Planning Package », est un outil d’accompagnement à la conception reposant sur le tableur « Microsoft Excel ». Son rôle est de fournir les méthodes d’encodage et de calcul nécessaires pour concevoir une habitation à faible consommation énergétique. Parmi celles-ci, nous noterons ;

  • Le calcul des valeurs U de parois isolées ou non ;
  • L’encodage précis de chaque baie ;
  • La modulation du système de ventilation en considérant l’énergie récupérée par l’échangeur de chaleur ;
  • L’impact de l’ombrage projeté sur le bâtiment, par un élément qui lui est propre ou extérieur (végétation, autre bâtiment, …) ;
  • L’évaluation du risque de surchauffe ;
  • L’estimation des besoins nets de chauffage et de refroidissement ;
  • Le calcul de l’énergie primaire consommée par le bâtiment ;
  • Le calcul de la production de certaines énergies renouvelables ;

Plus qu’un simple logiciel d’aide à la conception, le PHPP est également la base sur laquelle la pmp réalise les certifications de bâtiments passifs, basse ou très basse énergie. Dans ce cadre, certaines valeurs sont fixées ou des règles d’encodage sont énoncées.

Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez vous référer au vade-mecum du logiciel téléchargeable en suivant ce lien.

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Quelle est la différence entre PHPP2004 et PHPP2007?

Comme toute nouvelle version d’un programme, le PHPP2007 apporte une série d’améliorations par rapport à son prédécesseur.

Ci-dessous, une liste non-exhaustive des nouveautés apportées par le PHPP2007 ;

  • Feuille Eté : amélioration de la méthode de calcul relative à la période estivale
  • Feuille Sol : nouvelle série de température du sol pour la période estivale
  • Feuille Surfaces : considération du bilan de rayonnement des éléments de construction extérieurs
  • Feuille Appareils frigorifiques et Besoin frigorifique : considération de la présence d’un refroidissement actif dans le bâtiment
  • Energie primaire : le refroidissement actif des locaux est comptabilisé dans le bilan d’énergie primaire
  • Utilisation possible de pompe à chaleur-systèmes multiintégré.
  • Et d’autres améliorations, notamment dans les feuilles Données climatiques, Fenêtres, Ombrage, Ventilation, Bâtiments non-résidentiels,

Bien que toutes les versions du PHPP soient acceptées pour une demande de certification « Habitation passive » auprès de la pmp asbl, nous recommandons l’utilisation de la dernière version du PHPP afin de garantir un résultat plus précis dans le calcul du bilan thermique de votre habitation.

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Qu’est-ce que l’énergie finale ? Y a-t-il une différence avec l’énergie primaire ?

L’énergie finale représente la quantité de combustible (litre de mazout, m³ de gaz ou encore stère de bois) nécessaire pour chauffer notre bâtiment et pour produire notre eau chaude sanitaire. On passe de l’énergie finale à l’énergie primaire en tenant compte du facteur de conversion en énergie primaire (fp) obtenu suivant ce tableau :

En Région Wallonne :

Source : Facteur de conversion (fp)
Combustibles fossiles 1
Electricité 2,5
Electricité auto-produite par cogénération à haut rendement 2,5
Biomasse 1

En Région Bruxelles Capitale :

Source : Facteur de conversion (fp)
Combustibles fossiles 1
Electricité 2,5
Electricité auto-produite par cogénération à haut rendement 2,5
Biomasse 0,32 (passe à 1 pour les projets dont la demande de PU est introduite à partir du 01/01/2016)


L’énergie primaire
représente donc l’énergie qui est réellement prélevée à la planète. On tient compte, entre autre, du transport et du raffinage du combustible, du rendement de production des centrales pour l’électricité, etc…
Notons également que ces valeurs sont différentes d’un pays à l’autre. Cela est essentiellement dû aux modes de production de ces énergies mais également aux décisions politiques et économiques propre à chaque pays.

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Comment tenir compte des ponts thermiques dans mon encodage phpp ?

Les ponts thermiques, calculés via un logiciel de simulation ou via notre service « ponts-thermiques », sont à encoder dans le bas de la feuille « Surfaces » du PHPP.

En décrivant le type de pont thermique rencontré et en indiquant la valeur calculée du « Ψ » (pont thermique linéaire) ou du « Χ » (pont thermique ponctuel), le bilan thermique du bâtiment tiendra compte de l’influence de ces ponts thermiques.

L’ouvrage de référence « vade-mecum résidentiel » vous permettra également d’obtenir toutes les informations pratiques quant à l’encodage des ponts thermiques dans le logiciel PHPP. Il est téléchargeable sur notre site à l’endroit suivant : Vade-mecum.

Bon à savoir : le service ponts thermique de la pmp est là pour vous aider. Si vous souhaitez une vérification de vos calculs, si vous désirez que vos nœuds constructifs soient calculés par nos soins ou si vous souhaitez simplement partager vos détails avec le secteur, le service ponts thermiques vous accompagne !

Notre équipe vous accompagne dans vos démarches : elle vous conseille, vérifie ou calcule vos ponts thermiques. Un service sur mesure. A vous d’en profiter !

N’hésitez pas à prendre contact avec ce service via l’adresse suivante : www.ponts-thermiques.be

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Ponts thermiques, PHPP

Quelles sont les valeurs de ponts thermiques que je dois encoder dans le logiciel ?

Afin d’encoder de manière complète un pont thermique (linéaire ou ponctuel) dans le PHPP, il sera nécessaire de préciser les informations suivantes :

  • L’attribution du pont thermique à un groupe afin de déterminer de quel type de pont thermique il s’agit (air extérieur, dalle sur sol, périmètre)
  • La quantité de pont thermique identique sur la totalité de l’enveloppe considérée
  • Le calcul de la longueur de ce pont thermique (1m sera renseigné pour les ponctuels)
  • La valeur « Ψ  » ou « Χ  » du pont thermique issue d’un calcul préalable (logiciel de simulation thermique + fiche de calcul intermédiaire).

Pour plus d’informations relatives aux ponts thermiques, n’hésitez pas à visiter notre site internet www.ponts-thermiques.be qui regorge de détails téléchargeables (Plus de 130 détails téléchargeables vous y attendent).
Aussi, vous avez calculé votre noeud constructif, et avez des questions ou souhaitez un avis ? Prenez contact avec pmp par mail via service@ponts-thermiques.be.

Pour toute demande de certification du projet, l’identification de tous les ponts thermiques devra être réalisée et toutes les notes de calcul détaillées devront être fournies. La prise en compte des ponts thermiques pourra être réalisée en suivant 2 méthodes.
Pour plus d’informations sur ce point, veuillez consulter le vade-mecum résidentiel téléchargeable ici : vade-mecum ou notre équipe technique, soit en demandant une guidance en remplissant le formulaire téléchargeable ici : guidance, soit en les contactant par mail à service@ponts-thermiques.be ou par téléphone pendant les heures de permanences.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Ponts thermiques, PHPP

Que signifie la capacité thermique surfacique ?

La capacité thermique surfacique est un terme qui apparait dans le PHPP, feuille « Eté », cellule « C6 ».

La capacité thermique d’un élément correspond à sa capacité d’absorber ou de restituer une quantité d’énergie. Concrètement, cette donnée permet de considérer l’inertie du bâtiment par la prise en compte du nombre de surfaces massives qui délimitent un espace. Mais qu’entend-on réellement par « surfaces massives » ?

Selon la PEB :
« Les éléments de construction sont considérés comme massifs si leur masse est d’au moins 100kg/m², déterminé en partant de l’intérieur jusqu’à une lame d’air ou une couche à conductivité thermique λ inférieure à 0,20 W/(m.K). »

Résidentiel, Tertiaire, Matériaux, Chauffage, PHPP

Que signifie « zone de température X » dans l’onglet « surface » ? Quelle valeur dois-je encoder ?

Dans toutes les possibilités de configuration d’un bâtiment, il est fréquent d’être confronté à ce qu’on appelle un espace adjacent non chauffé (EANC). Ce local, par exemple un garage ou une cage d’escalier (dans un immeuble de logements), représente une zone intermédiaire entre le volume protégé et l’extérieur.

D’un point de vue thermique, pour une même composition de paroi, les déperditions seront plus importantes entre le volume protégé et l’extérieur qu’entre ce même volume et le garage. Ainsi, pour une température extérieure de 0°C, la température à l’intérieur du garage, appelée température d’équilibre, sera comprise entre 0°C et 20°C (température intérieure). Il convient donc de pondérer les déperditions à travers la paroi en contact avec cet espace intermédiaire et cela par le biais d’un facteur tenant compte de cette température d’équilibre du local. Ce facteur est appelé le « Facteur X » et est calculé par un outil annexe au PHPP. Le détail du calcul étant trop volumineux que pour être détaillé ici, il est tout de même intéressant de connaitre les facteurs intervenants dans son calcul. Ceux-ci sont :

  • Les valeurs U des parois du volume protégé en contact avec l’EANC
  • Les valeurs U des parois de l’EANC en contact avec l’extérieur,
  • La qualité de l’étanchéité à l’air de l’EANC,
  • Les débits de ventilation entre le volume protégé et l’EANC,
  • Les ponts thermiques ponctuels et linéaires entre le volume protégé et l’EANC,
  • Les ponts thermiques ponctuels et linéaires entre l’EANC et l’extérieur,
  • Les gains solaires à travers les parois transparentes de l’EANC.
  • La valeur de ce « Facteur X » est ensuite utilisée dans le calcul des déperditions à travers une paroi ;
Q=A.U.X.Gt [kWh/an]

Dans laquelle :
A : est la surface de la paroi considérée, en m² ;
U : est la valeur « U » de la paroi considérée, en W/m²K ;
X : est le « facteur X » ;
Gt : est, pour faire simple, un cumul des différences de températures entre intérieur et extérieur sur toute la durée de la période de chauffe, en kKh/an.

Pour plus de détail sur la méthode de calcul du facteur X, une série de ressources sont mises à votre disposition et listées ci-dessous ;

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A quoi sert la feuille « sol » du PHPP? Faut-il absolument la compléter ?

A l’instar du « facteur X » pour les parois en contact avec un espace adjacent non chauffé (EANC), la feuille « sol » permet de calculer un facteur de pondération des déperditions d’une paroi en contact avec le sol (définit comme : terre-plein, cave, ou encore vide ventilé).

Dès qu’une paroi du volume protégé est en contact avec le sol, cet onglet doit être encodé et la paroi attribuée au groupe « paroi en contact avec le sol » ou « dalle sur sol  ».

L’outil vade-mecum résidentiel vous aide à l’encodage de cet onglet.
Si vous avez des questions concernant cet onglet, n’hésitez pas à faire appel à notre équipe technique soit par mail infotechnique@maisonpassive.be soit par téléphone pendant les heures de permanences.

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Un bloc de béton cellulaire est-il considéré comme un isolant ?

Selon l’extrait du document « Document explicatif – Suivant le « Projet de modification de l’ANNEXE IV/V de l’arrêté PEB » en date du 31/12/2009 ;

« La couche isolante peut également être constituée de plusieurs couches de matériaux, homogènes ou non (les membranes doivent être négligées). A condition que :

  • les couches accolées de matériaux se succèdent ET
  • il n’y ait aucune couche d’air intercalée ET
  • chacune des couches de matériaux ait une valeur λ inférieure ou égale à 0,.2 W/mK. »

Un bloc de béton cellulaire a une conductivité thermique qui est fonction de sa densité. Certains de ces blocs peuvent donc être considérés comme un matériau isolant, mais il convient de bien vérifier les caractéristiques du bloc choisi.

Pour toute demande de certification, nous rappelons que seules les pièces justificatives conformes seront acceptées pour attester de la valeur "lambda" du matériau. Si vous souhaitez plus de détails concernant ce point, n’hésitez pas à consulter le vade-mecum résidentiel téléchargeable ici : vade-mecum

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Qui peut demander la certification passive de son bâtiment ?

Tout le monde peut demander la certification passive de son bâtiment, que ce soit un logement ou autre. La demande peut être introduite par le propriétaire, l’architecte, le bureau d’étude, le promoteur,... A charge pour le demandeur de régler les frais liés au traitement du dossier.

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Combien coûte une certification ?

Le coût de la certification passive dépend du type de bâtiment à certifier. Les informations précises se trouvent à cette adresse.

Il existe un prix de base pour une maison unifamiliale. S’il s’agit d’un ensemble de maisons ou d’un immeuble à appartements, des prix dégressifs sont prévus s’il y a une certaine similitude dans les différents logements. Dans ce cas, ou dans le cas d’un bâtiment non résidentiel, une demande d’offre de prix est à réaliser auprès de la pmp. Le formulaire est téléchargeable au bas de cette page.

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A quoi sert la certification ?

La certification passive sert à attester du respect des critères d’un bâtiment passif. Si, depuis le 1er janvier 2012, elle ne donne plus droit à une réduction fiscale (logement uniquement), elle reste néanmoins une plus-value certaine pour le bâtiment en termes de revente ou d’image dans le cadre d’un bâtiment non résidentiel.

La certification passive permet également d’obtenir des primes auprès des régions. Pour plus d’informations à ce sujet, n’hésitez pas à consulterle portail de la région Wallonne ou de la région de Bruxelles-Capitale.

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A combien s’élève le montant des primes ?

Le montant des primes pour un bâtiment passif dépendent de différents facteurs selon que le bâtiment est en Wallonie ou en Région Bruxelles Capitale, selon qu’il s’agit d’un logement ou non, selon qu’il s’agit d’une construction neuve ou d’une rénovation, selon la date d’introduction du permis, etc.

Vous trouverez de plus amples renseignements à cet endroit sur notre site

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Quels sont les critères à atteindre pour parler de bâtiment résidentiel passif ?

Vous trouverez les informations relatives aux critères de certification à la rubrique Nos services > Certification > Les critères.

L’encodage du projet dans le logiciel PHPP* est à réaliser sur base des recommandations émises dans le « Vade Mecum » en vigueur au moment de la demande du permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

* : le logiciel PHPP ou « Passive House Planning Package » est l’outil de référence pour l’aide à la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et spécifiquement conçu pour accompagner les concepteurs dès l’esquisse de leur projet.

Pour toute question ou élément de réponse complémentaire au Vade-Mecum, merci de contacter la pmp asbl.

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Je souhaite faire vérifier mon encodage PHPP avant la demande de prime. Est-ce gratuit ?

La pmp asbl a mis en place un service de guidances et d’expertise lors desquelles il est possible de discuter de votre projet sur base de plans et d’un encodage PHPP. Le but étant de vérifier avec l’équipe que les hypothèses d’encodage sont correctes et de fournir des pistes de réflexion en vue d’améliorer le projet.

Pour un projet situé en région Wallonne, ces guidances sont gratuites.

Pour un projet situé en région de Bruxelles Capitale, l’intervention de la pmp est payante. Il est cependant possible de bénéficier de guidances gratuites auprès du spécialiste passif pour la région Bruxelloise (plus d’infos sur facilitateur@environnement.irisnet.be ou au 0800/85.775).

Sachez enfin que la pmp réalise des missions d’expertises à la carte (suivi de projet en chantier, relecture de cahier des charges, etc.).

Pour plus d’informations sur les guidances et autres services proposés par la pmp asbl, rendez-vous sur www.maisonpassive.be ou par téléphone de 09h00 à 12h30.

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Je placerai les protections solaires plus tard. Est-ce que je peux quand même avoir la prime passive régionale ?

La vérification des performances énergétiques d’un bâtiment doit se faire sur base d’une situation existante au moment de la demande. Il ne peut donc être accepté que des éléments nécessaires au respect des critères énergétiques visés soient mis en œuvre après la vérification en elle-même.

Toutefois, si l’absence d’éléments comme les protections solaires ne provoque pas le non-respect des critères énergétiques visés, le concepteur peut faire abstraction de ce point. Toujours dans une vision d’accompagnement, la pmp met en garde l’équipe de conception quant à la gestion du confort thermique intérieur.

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Je désire faire certifier mon projet. Quand effectuer le BD Test lorsqu'un poêle à pellets est prévu ? Avant ou après son installation?

Le test devra s’effectuer après son installation. En effet, cela permettra de vérifier la bonne réalisation du percement de l’enveloppe étanche à l’air du bâtiment et d’éventuellement intervenir pour corriger le tir. L’équipe de conception peut éventuellement prévoir un test avant son installation afin de vérifier d’autres points délicats de la construction.

Ce même test peut également permettre de vérifier les performances d’étanchéité à l’air du poêle en lui-même.

NB : le test final (celui qui sera remis lors de la demande de certification) doit être conforme à la méthode A décrite dans la norme NBN EN 13829. Des spécifications supplémentaires pour la mesure de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe des bâtiments sont reprises sur le site www.epbd.be

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Je fais une élocution/présentation sur les maisons passives, avez-vous de la documentation ?

La rubrique le standard passif de notre site internet présente les principes de la construction passive.

La rubrique ressources peut aussi bien vous aider avec, notamment les brochures techniques sur les fenêtres et la ventilation ou encore les FAQ’s.

Et enfin, le magazine be.passive est une immense source d’information, tous les numéros sont consultables gratuitement en pdf sur le site du magazine

Si vous avez des questions précises ou si vous souhaitez un avis sur votre travail de fin d’étude, n’hésitez pas vous pouvez toujours à nous contacter à l’adresse info@maisonpassive.be ou par téléphone de 9h à 12h30.

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Est-il possible de concevoir une maison passive en bloc (massive passive)?

Le standard passif est basé sur des critères énergétiques et non sur un mode constructif particulier. Il n’y a donc aucune restriction relative à l’usage d’un matériau en particulier. L’important est de respecter les recommandations relatives aux performances globales des parois, objectif principalement atteint par l’usage d’un matériau isolant en complément de la structure en bloc de béton, terre-cuite, …

L’objectif alors recherché est d’atteindre un U de paroi inférieur ou égal à 0,15 W/(m².K) afin de respecter les critères passifs.

N.B. : Les critères passifs sont repris ici et dans le vade-mecum en vigueur.

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Quid de l'installation d'un équipement, type poele à pellets, après la certification passive ?

Le certificat « habitation passive » est témoin de l’état du bâtiment lors de la demande de labellisation et ne peut être garant de l’évolution de celui-ci. Si, après quelques années, le propriétaire ajoute une baie vitrée au nord ou construit une véranda ouverte sur son séjour, le bâtiment pourrait ne plus répondre au standard passif.
Dans le cas de l’installation d’un poêle à pellets, il est possible que le bâtiment ne soit plus passif si la mise en œuvre de cet équipement ne présente pas une étanchéité à l’air suffisante. Il est donc recommandé, dans la mesure du possible, de placer le poêle à pellets avant le test « blower door » afin de s’assurer qu’un mauvais raccord n’entraîne pas des déperditions trop importantes.

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Le logiciel THERM semble “buguer” sous le système d’exploitation “Windows Seven”. Que faire ?

L’utilisateur du logiciel THERM pourrait rencontrer un bug lié aux menus déroulants lorsqu’il se trouve sous le système d’exploitation « Windows Seven ». Ces menus ne seraient pas actifs (impossibilité de faire défiler les données, d’effectuer une sélection, etc.).
La solution à ce problème est d’effectuer un clic droit sur l’icône du logiciel THERM (THERM6.exe), de se rendre dans l’onglet « Compatibilité  » et de cocher les trois dernières options sous l’encadré « Paramètres  » (voir screen ci-dessous).


Cette opération devrait rendre les menus déroulants fonctionnels et dépourvus de bugs.

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Dois-je encoder les planchers entre appartements mitoyens ?

Pour le calcul des besoins nets en énergie de chauffage (BNE)
Les planchers entre appartements mitoyens sont considérés comme des parois « non-déperditives ». Dès lors, ils sont à encoder dans l’onglet « Surfaces » du PHPP sous le numéro de groupe « 18 : paroi mitoyenne (vers voisin) ».

Pour le dimensionnement du système de chauffage
Si l’outil PHPP est utilisé dans le but de réaliser un premier dimensionnement de la puissance du système de production de chaleur, l’encodage de ces parois est à réaliser.

Résidentiel, Géométrie, PHPP

L'encodage de panneaux photovoltaïques est-il possible dans le PHPP ?

Dans la version 2007 du PHPP, l’encodage de la configuration d’une installation solaire photovoltaïque en tant que telle n’est pas possible. Toutefois, il est possible de tenir compte de l’économie en énergie primaire réalisée grâce à celle-ci.

Comment procéder ?

Dans la feuille « Calcul EP » du PHPP, les lignes 106 à 112 font appel aux données relatives à l’installation photovoltaïque. Ainsi, il est possible d’encoder la production d’électricité annuelle projetée (cellule F107) et d’obtenir l’énergie primaire économisée par la production d’énergie photovoltaïque (cellule E110).

Attention !

Ce calcul se base sur les données propres à la réglementation allemande. Il est important de considérer les facteurs de conversion en énergie primaire propres à la région dans laquelle se situe le projet.

Ainsi, pour la Belgique, le facteur de conversion en énergie primaire pour l’électricité est égal à 2,5. Cette valeur est à modifier dans la cellule D10 de la feuille « Données  ». Dans le but de conserver une cohérence dans l’exécution des calculs, la valeur « 0,7 » de la cellule D11 de cette même feuille devra être modifiée afin d’afficher « 0 ».

Pour plus d’informations à ce sujet, n’hésitez pas à contacter l’équipe technique de la pmp.

Bon à savoir…

La pmp a développé une série d’outils à destination des encodeurs PHPP version 2007. Un outil de dimensionnement et de calcul de la production d’une installation solaire photovoltaïque est disponible. Ne manquez pas de consulter notre site internet www.pmp-connectools.be.

Depuis le lancement de la version 8, l’encodage d’une installation solaire photovoltaïque est possible dans le PHPP !

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Comment calculer la valeur "U" d'une toiture verte ?

Tout calcul de « U » repose sur la conductivité thermique des matériaux de la paroi considérée. Dans le cas d’une toiture végétale, la conductivité thermique d’une couche de terre peut fortement varier dans le temps selon les conditions atmosphériques et la présence ou non d’un système de drainage du toit.

Ainsi, le point 7.3.4 de la NBN B62-002(2008) stipule qu’une « résistance thermique additionnelle pour les toits verts tient compte d’une valeur par défaut de 2 W/mK en ce qui concerne la conductivité thermique de la terre. Dans le cas où l’épaisseur (moyenne) de la couche de terre n’est pas connue, une valeur par défaut de 0,05 m²K/W est prise en considération pour la résistance thermique de la couche de terre. »

En cas de présence d’une couche de drainage, il est possible de la considérer comme une couche d’air peu ou pas ventilée.

D’autres valeurs de conductivité thermique de matériaux généralement mis en œuvre dans une toiture végétale sont également renseignées dans cette même norme.

Remarque :

L’intérêt des toitures végétales ne réside pas dans l’amélioration des performances thermiques de la paroi. Celles-ci sont généralement utilisées pour leur pouvoir drainant, permettant de temporiser l’évacuation des eaux de pluies, et leur inertie qui permet d’augmenter la durée de déphasage de la paroi en période estivale et hivernale.

L’équipe technique de la pmp reste toujours disponible pour d’éventuelles questions techniques. N’hésitez-pas à nous contacter par téléphone ou par mail.

A lire également :

  • la NIT 229 : « Toiture végétale » publiée par le CSTC

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Que se passe-t-il quand une coupure de courant a lieu ?

En cas de coupure de courant, le système de ventilation devient inactif sans pour autant avoir un effet négatif sur le bâtiment.

A. Les pertes de chaleur

Une habitation passive est fortement isolée et étanche à l’air. Dès lors, la chaleur accumulée reste dans le bâtiment. L’évolution de la température intérieure sera donc fonction du niveau d’isolation mais également de l’inertie du bâtiment.

Ci-dessous, une simulation de l’évolution de la température intérieure d’une habitation classique, 4 façades, 155m² de surface de référence énergétique selon trois cas :

  • Très forte inertie – l’ensemble des parois extérieures sont en béton et accessibles – passif.
  • Faible inertie – le contraire du cas précédent. Typiquement, une isolation par l’intérieur – passif.
  • Une habitation type K45 ayant une inertie identique au cas 1.

Source : Benoit Quevrin - pmp asbl

B. La qualité de l’air

N’oublions pas qu’il nous est également possible d’ouvrir les fenêtres afin d’assurer un apport d’air neuf.

A titre d’exemple, on a constaté dans une maison passive en cours de chantier (gros œuvre fermé sans système de ventilation) une température intérieure de 16°C alors que les conditions climatiques extérieures étaient loin d’être optimales (neige abondante et vent froid).
Dans le pire des cas, vous aurez toujours la possibilité d’allumer une ou deux bougies afin de profiter d’une ambiance lumineuse apaisante et d’un apport local de chaleur non négligeable pour votre confort ! ;)

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Comment choisir son terrain pour une maison passive ?

Peu importe le standard énergétique visé, le choix du terrain reste une étape importante dans tout projet d’architecture. Tant le maîitre d’ouvrage que l’auteur de projet resteront attentifs à plusieurs points. Parmi ceux-ci, nous noterons, par exemple ;

  • l’orientation générale du terrain,
  • l’environnement dans lequel il s’inscrit (tant sonore que visuel),
  • la nature du sol,
  • le potentiel inondable du terrain,
  • sa configuration/déclivité,

Pour une maison à haute efficacité énergétique, l’orientation du projet est un facteur important à intégrer dès les premiers coups de crayon. Ainsi, le terrain idéal présentera une orientation Sud-Est/Sud/Sud-Ouest côté « arrière » de la future habitation. Cette configuration permettra le placement de parois vitrées plus importantes. L’habitation bénéficiera ainsi d’apports solaires (pouvant être plus importants que les déperditions conductives liées aux baies) tout en permettant de conserver l’intimité et la vue vers le jardin éventuellement souhaités par les occupants.

Il n’est cependant pas exclu (et c’est d’ailleurs souvent le cas !) de concevoir une maison passive sur un terrain mal orienté. Le critère des 15kWh/m².an ne donne pas l’exclusivité aux bâtiments dont la majorité des surfaces vitrées sont orientées au sud. L’attention sera alors reportée sur des points plus particuliers comme ;

  • Une meilleure compacité limitant les surfaces de déperditions,
  • Un renforcement de l’isolation thermique du volume protégé,
  • Capter le soleil par des ouvertures en toiture ou de manière indirecte,
  • Utiliser un groupe de ventilation double-flux plus performant,

Un terrain mal orienté, présentant une orientation Sud à rue, ne constitue donc pas un obstacle infranchissable à la conception d’une maison passive. En tenant compte des éléments cités ci-dessus et en privilégiant une conception architecturale plus recherchée, les critères du standard passif resteront à votre portée.

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Comment détermine-t-on le volume protégé d'une habitation dans le cadre de la certification passive ?

Extrait du Vade-Mecum résidentiel 2013, édition 1.01 – 2013, page 30.

Dans certains projets, il n’est pas toujours aisé de définir clairement le volume protégé et diverses interprétations pourraient alors être défendues. C’est la raison pour laquelle un arbre de décision, repris du manuel « Protocole de certification des bâtiments en Région Wallonne », a été élaboré afin de disposer de certains critères clairs et structurés permettant d’inclure ou d’exclure certains espaces du volume protégé. De légères adaptations ont été apportées dans le protocole présenté ci-dessous :

En cas de doute, nous vous conseillons vivement de prendre contact avec l’équipe technique de la pmp, joignable par mail infotechnique@maisonpassive.be ou par téléphone pendant les heures de permanences. Une guidance peut également être programmée. Voir notre site, service guidance.

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Est-ce qu'il existe une démo du PHPP ?

Non, le PHPP étant développé par le Passiv Haus Institut (PHI) en Allemagne, nous ne sommes pas en mesure de proposer des produits dérivés du PHPP initial.

La pmp asbl reste néanmoins à votre disposition pour vous apporter toute information susceptible de vous aider à comprendre le fonctionnement du PHPP.

Pour plus d’informations concernant les services offerts par la pmp, cliquez ici.

Résidentiel, Tertiaire, PHPP

Comment agir vis-à-vis de parois mitoyennes dans un projet passif ?

Dans le PHPP…

Bien qu’elles puissent être encodées, les parois mitoyennes construites sont considérées comme « non déperditives » (du point de vue de la réglementation). Leur encodage n’aura donc aucun impact sur le calcul des besoins nets en énergie de chauffage.
A l’inverse, la feuille « Puissance de chauffage » du PHPP considère toutes les parois délimitant le bâtiment, déperditives ou non. Le dimensionnement du système de chauffage et donc la puissance à installer prend en compte des déperditions nominales. Ceci est nécessaire afin de s’assurer que la puissance installée sera suffisante afin d’assurer une température confortable en période hivernale plus rude.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, PHPP

Je constate un bug dans la feuille "Ombrage été"; "Ost" devrait être "Est".

Il existe effectivement une erreur de traduction au niveau de la feuille « Ombrage été » du PHPP 2007. Cette erreur résulte d’un oubli dans la traduction du programme.

Pour résoudre ce problème, déverrouillez la feuille « Ombrage été » et procédez à une correction manuelle de la cellule concernée (« Ost » devient donc « Est »). Verrouillez à nouveau la feuille après la correction pour éviter toute autre modification involontaire lors de la manipulation du PHPP.

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Ma maison est-elle passive ?

Si la question se pose, c’est que vous ne disposez d’aucune certitude par rapport aux performances de votre habitation. Dans le cadre du standard passif, cette certitude est apportée par l’obtention d’un certificat attestant des performances énergétiques de votre habitation et est délivré par la pmp asbl.

Pour en savoir plus sur la certification passive, visitez la rubrique certification de notre site internet.

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A quelle étape du chantier dois-je réaliser le test "blowerdoor" ?

Dans le cadre de la certification passive, le « blower door test » s’effectue après la mise en œuvre de tous les matériaux susceptibles d’assurer ou de parfaire l’étanchéité à l’air du bâtiment et avant toute intervention future visant à percer son enveloppe. C’est à ce moment que le calcul du « n50 » a lieu. Cette valeur sera celle utilisée dans l’encodage du projet dans le logiciel PHPP, elle doit donc impérativement respecter la valeur cible de 0,6vol/h.

Cependant, un test intermédiaire peut être réalisé afin de vérifier la qualité de mise en œuvre de l’étanchéité à l’air d’éléments importants, comme les châssis par exemple, ou de détecter d’autres problèmes et de donner le temps nécessaire à l’application de corrections avant le test final.

NB : le test final (celui qui sera remis lors de la demande de certification) doit être conforme à la méthode A décrite dans la norme NBN EN 13829. Des spécifications supplémentaires pour la mesure de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe des bâtiments sont reprises sur le site www.epbd.be

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie

Existe-t-il une liste d’architectes, bureaux d’étude, entrepreneurs compétents dans le domaine passif ?

Vous trouverez une liste de tous nos membres répertoriés suivant leur domaine d’activité sur notre site internet, www.maisonpassive.be, rubrique Nos membres ou en cliquant sur ce lien.

Cette liste n’est pas exhaustive ; elle mentionne uniquement les personnes membres de la pmp asbl et affiliées en tant que société.

Il vous est également possible de contacter directement les différents bureaux afin de prendre connaissance de leurs réalisations.

Résidentiel, Tertiaire, Acteurs, Général

Quelle est la politique de la pmp vis-à-vis des fichiers "OpenOffice" ?

Comme indiqué dans notre vade-mecum actuellement en vigueur, depuis le 1er Janvier 2011, les fichiers PHPP au format OpenOffice ne sont plus acceptés pour des raisons de compatibilité avec certaines formules utilisées dans le PHPP.

Nous vous encourageons à utiliser « Microsoft Excel » afin de ne rencontrer aucun obstacle dans la conception ou la certification de votre bâtiment.

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Comment Saint-Nicolas apporte-t-il ses cadeaux dans une maison passive puisqu’il n’y a pas de cheminée ?

Nous sommes actuellement en négociation avec le bureau de Saint-Nicolas pour qu’il se modernise et accepte de passer par les conduits de ventilation, légèrement plus étroits, il est vrai, (un petit régime sera donc à prévoir) mais tellement plus propres qu’un conduit de cheminée !

Vous avez vous aussi des questions sur le passif ? Consultez les réponses aux questions les plus fréquentes ou posez-nous les vôtres ici.

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Est-il possible d'atteindre le standard passif en rénovation ?

Le standard passif peut être atteint en rénovation.
Certaines difficultés peuvent cependant être rencontrées, notamment en termes de prescriptions urbanistiques (exemple : alignement de la façade avant), de faisabilité technique et d’utilisation de l’espace (exemple : une rétro-isolation de la dalle du rez-de-chaussée peut entrainer une diminution de la hauteur sous plafond et rendre l’espace difficilement habitable).
Notez également que si une isolation par l’intérieur est envisagée, l’épaisseur, la mise en œuvre et le type d’isolant auront un impact important quant à la durabilité de l’intervention dans le temps (migration de la vapeur d’eau, condensation, …).
Nous vous conseillons de demander l’avis de l’architecte et/ou d’un bureau d’étude afin de savoir si une rénovation passive est envisageable.

Bon à savoir : le service hygrothermie de la pmp !

Donnant suite à de nombreuses sollicitations et un besoin avéré d’informations sur le comportement hygrothermique de parois jugées « à risques », la pmp propose aujourd’hui un service hygrothermie.

Nous mettons notre expertise à la disposition des particuliers et des professionnels désireux d’obtenir un avis simple sur le choix d’une composition de paroi, ou d’approfondir une étude hygrothermique particulière.

Découvrez le service sur : www.pmp-hygrothermie.be

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Comment encoder les pertes par ventilation d'un appareil (dé)centralisé dans les logements collectifs ?

Les pertes thermiques d’un réseau de ventilation d’un immeuble à appartements sont calculées via l’outil « Collectifs_vent » développé au travers de la plate-forme « ConnecTools ».

Cet outil fournit des longueurs et ponts thermiques équivalents pour chacun des logements, calculés différemment selon la position du groupe de ventilation et du réseau aéraulique principal. Ces valeurs pourront être encodées dans le logiciel PHPP afin de vérifier simplement la performance énergétique d’un logement.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, PHPP

Quel facteur solaire encoder lorsque le vitrage est placé derrière une veranda, elle-même vitrée ?

Cette méthode se réfère à la norme EN 832 et la norme EN 13790. Elle permet d’évaluer les apports solaires au travers des espaces ensoleillés non-chauffés adjacents à l’espace chauffé, tels que les vérandas et les serres attenantes.
1. Méthode de calcul

Figure 1 : Apports solaires au travers des EANC - Méthode détaillée


De manière générale, les apports solaires directs via les parois opaques ainsi que les apports solaires indirectes seront négligés. Les apports solaires directs pénétrant dans l’espace chauffé en provenance de l’espace ensoleillé sont déterminés de la manière suivante :
Q_sd=F_(S,e).F_(F,e) .F_(c,e).g_e.F_(F,w) .F_(c,w).g_w.I_p
Où :
F_(S,e) : facteur d’ombrage environnant
F_(F,e) : facteur d’ombrage dû à l’ébrasement de l’EANC
F_(c,e) : facteur d’ombrage supplémentaire de l’EANC
g_e : facteur solaire du vitrage de l’EANC
F_(F,w) : facteur d’ombrage dû à l’ébrasement de l’espace chauffé
F_(c,w) : facteur d’ombrage supplémentaire de l’espace chauffé
g_w : facteur solaire du vitrage de l’EANC
I_p : rayonnement solaire
2. Dans le PHPP


Dans le PHPP, la procédure suivante sera appliquée pour tenir compte des apports solaires au travers des EANC :

  • Dans l’onglet « fenêtre type », un vitrage fictif possédant les caractéristiques suivantes sera encodé :
    • Facteur solaire : g=g_e. g_w
    • Valeur U du vitrage : U_g=U_(v,w).X
  • Un châssis fictif ayant les caractéristiques suivantes sera également encodé :
    • Valeur U du châssis : U_f=U_(f,w).X
    • Pont thermique de l’espaceur : ψ_espaceur=ψ_(espaceur,w).X
    • Pont thermique de mise en œuvre : ψ_(mise en oeuvre)=ψ_(mise en oeuvre,w).X


Où :
U_(v,w) : Valeur U du vitrage de l’espace chauffé
X : Facteur de température d’équilibre de l’EANC
U_(f,w) : Valeur U du châssis de l’espace chauffé
ψ_(espaceur,w) : Pont thermique de l’espaceur de l’espace chauffé
ψ_(mise en oeuvre,w) : Pont thermique de mise en œuvre du châssis de l’espace chauffé

  • Dans l’onglet « ombrage », les différents facteurs d’ombrage relatif à l’EANC seront encodés dans les colonnes allant de I à N. Dans la colonne O, le facteur d’ombrage supplémentaire reprendra les différents facteurs d’ombrage relatif à l’espace chauffé (F_(F,w). F_(c,w) )
  • Dans le calcul de la température d’équilibre, si les apports solaires dans l’EANC ne sont pas négligés, les apports solaires Q_sd pénétrant dans l’espace chauffé devront être déduits des apports solaires entrant dans l’EANC.

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Comment calculer le volume d'air net ventilé : jusqu'aux finitions ou jusqu'à la barrière d'étanchéité?

Le volume d’air net ventilé se calcule selon les prescriptions du Vademecum actuellement en vigueur. Ces recommandations sont basées sur une note du CSTC [2] apportant quelques précisions à la norme NBN EN 13829.

Cette note précise certaines conventions de mesure à adopter. L’une d’entre elles stipule que : « le calcul s’effectue sur la base des dimensions intérieures globales  ».

Celui-ci correspond au volume intérieur brut (cloisons et plancher intérieurs compris) mesuré jusqu’aux finitions et non à la barrière d’étanchéité. Il s’agit d’une convention de mesurage qui ne tient pas compte de la position de la barrière étanche à l’air.

A noter que dans certains cas, la finition fait office de barrière d’étanchéité, facilitant l’interprétation de la situation.

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Comment déterminer le rendement de la chaudière lorsque le projet comporte plusieurs chaudières ?

Inspiré de la réglementation PEB – Annexe 2 – méthode BES – point 7.3.1
Note rédigée pour le PHPP2007

On prendra comme générateur de chaleur préférentiel, l’appareil qui a la valeur la plus basse pour le rapport entre le facteur de conversion en énergie primaire et le rendement de la chaudière avec une charge de 30%.

On déterminera ensuite la fraction de la chaleur totale fournie par le(s) générateur(s) préférentiel(s) en fonction du rapport des puissances βgen,heat.

βgen,heat fheat,m,pref
de 0,0 à 0,1 0
de 0,1 à 0,2 0
de 0,2 à 0,3 0,5
de 0,3 à 0,4 0,8
de 0,4 à 0,6 1
de 0,6 à 0,8 1
supérieur ou égal à 0,8 1

On détermine le rapport βgen,heat entre la puissance nominale du (des) générateur(s) de chaleur préférentiel(s) et la puissance nominale de tous les générateurs de chaleur :
β(gen,heat) = P(gen,heat,pref) / (P(gen,heat,pref) + P(gen,heat,npref) )

Avec :

P(gen,heat,pref) : la puissance nominale totale des générateurs de chaleur préférentiels, en kW ;

P(gen,heat,npref) : la puissance nominale totale des générateurs de chaleur non préférentiels, en kW.

Une fois la fraction de la chaleur totale fournie par le(s) générateur(s) préférentiel(s) fheat,m,pref, on procèdera comme suit dans le PHPP :

  • Dupliquer l’onglet « chaudière » autant de fois qu’il y a de générateur.
  • Dans la première duplication, dédiée au générateur préférentiel, on multipliera la couverture des besoins de chauffage (%) (cellule F7) et le taux de couverture des besoins en eau chaude sanitaire (cellule F13) par le facteur fheat,m,pref.
  • Dans la seconde duplication, dédiée au générateur non préférentiel, on multipliera la couverture des besoins de chauffage (%) (cellule F7) et le taux de couverture des besoins en eau chaude sanitaire (cellule F13) par le facteur (1-fheat,m,pref).
  • Dans l’onglet « chaudière » d’origine, on replacera le besoin en énergie finale de la production de chaleur pour le chauffage (cellule F53), le besoin en énergie finale de la production de chaleur pour l’ECS (cellule F54) et le besoin en énergie finale de la production totale de chaleur (cellule F55) par la somme de ces cellules respectives calculée dans les 2 onglets dupliqués.
  • Dans l’onglet « chaudière » d’origine, le rendement de la production de chaleur pour le chauffage (cellule F45) sera remplacé par le rapport entre le besoin en énergie finale de la production de chaleur pour le chauffage (cellule F53) et le besoin de chauffage effectif (cellule F10). Le rendement de la production de chaleur pour l’ECS (cellule F46) sera remplacé par le rapport entre le besoin en énergie finale de la production de chaleur pour l’ECS (cellule F54) et le besoin en eau chaude sanitaire effectif (cellule F16).

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Je constate un bug dans la feuille "Système multiintégré", le COP renseigné me parait incorrect. Que puis-je faire ?

Ce problème se produit uniquement lorsque les points de mesure de « disposition » ne sont pas connus (nécessaire uniquement si l’appoint de chauffage d’appoint est différent de la préparation en ECS), cfr ligne 195 à 197 dans l’onglet « multi-intégré » du PHPP.

Pour corriger cette erreur, nous recommandons de télécharger le fichier joint à cette FAQ et de suivre les instructions qu’il renferme. Ce petit outil devrait corriger le problème sans nécessité d’intervention de votre part dans le fichier PHPP.

Nous attirons également votre attention sur la particularité suivante : afin de pouvoir générer les résultats attendus, la cellule « F204 » de la feuille « Système multiintégré » doit impérativement contenir une valeur. En l’absence de données pour cette cellule, l’utilisateur veillera à simplement encoder « 0 ».

En cas de problème, n’hésitez pas à contacter la pmp à l’adresse infotechnique@maisonpassive.be

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Je souhaite placer une porte spéciale pour PMR mais ne dispose pas de justificatif pour la valeur Uf annoncée. Que faire ?

Dans un tel cas, deux pistes sont possibles ;

-  Faire référence aux valeurs par défaut renseignées au point 9.6.5 de la norme NBN B62-002. Ce point renseigne des valeurs UD (valeur U pour la totalité de la porte ; panneau, châssis, vitrage, …) pour des portes isolées ou non et composées de métal ou d’autres matériaux.

-  Calculer les différentes valeurs (Ug, Uf, Up, …) nécessaire à l’obtention d’une valeur UD selon les recommandations de la NBN B62-002 (voir point 9.6).

Par l’intermédiaire de notre service ponts thermiques, la pmp peut réaliser les calculs nécessaires à l’obtention de valeurs telles que le Uf/d, par exemple.

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Quid des exutoires de fumée dans un bâtiment passif ?

La présence d’exutoires de fumée dans un bâtiment passif peut s’avérer être problématique tant pour la question de l’étanchéité à l’air que pour les performances thermiques de l’élément en lui-même.

A ce jour, nous disposons uniquement des informations suivantes ;

-  Il est possible de placer un lanterneau en veillant à la qualité des raccords étanches à l’air. Le point faible de cette solution étant les performances thermiques du lanterneau.

-  La société « COLT » fabrique des lanterneaux dont les performances thermiques sont plus appréciables (voir ici). De même pour la société « AG PLASTICS » qui fabrique des exutoires de fumée (voir ici)

-  Il est également possible d’envisager des fenêtres de toit motorisées voire des châssis motorisés placés en hauteur dans des parois verticales.

Si, en tant que fabricant, bureau d’études ou architecte vous disposez de plus d’informations quant à un produit particulier pouvant répondre à ce type d’application, n’hésitez pas à nous en informer via l’adresse infotechnique@maisonpassive.be

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« Votre certificat « Bâtiment Passif » arrive au terme de sa validité, que faire ? »

Vous désirez obtenir un nouveau certificat passif ? Vous pouvez d’ores et déjà adresser une nouvelle demande de certification à la pmp. Rendez-vous à la rubrique Certification de notre site internet : un canevas vous y attend pour créer votre dossier complet.

Deux petites remarques :
- l’encodage PHPP devra être réalisé en considérant l’environnement actuel (et non celui de la première demande certification), et en intégrant les changements éventuels du bâtiment (nouvelles protections solaires, extension, etc.)
- vous pouvez utiliser le même Vade-mecum que celui que vous avez employé pour la première demande de certification.

Si vous ne souhaitez pas introduire une nouvelle demande de certification, vous pouvez obtenir une attestation selon laquelle le bâtiment a été certifié en date du XX/XX/20XX, et qu’il respecte les critères en vigueur au moment de la certification. Pour ce faire, il vous suffit simplement de nous adresser votre demande via l’adresse mail certification@maisonpassive.be ou par téléphone.

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