Avant 2020

En Belgique, jusqu’en 2020, les critères pour obtenir le certificat « bâtiment passif » d’un immeuble de logements neuf se limitaient à :

  • Le critère du besoin net en énergie pour le chauffage doit être inférieure ou égale à 15kWh/(m².an) *.
  • Le critère du besoin net en énergie pour le refroidissement doit être inférieure ou égale à 15kWh/(m².an) *.
  • Le critère d’étanchéité à l’air : le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de 50Pa (noté n50) doit être inférieur ou égal à 0,6 vol/h. Cette valeur doit être mesurée avec un blower door test et encodé dans le PHPP.
  • Le confort thermique dans le bâtiment doit être réalisé à l’aide d’une simulation thermique dynamique conformément aux prescriptions de l’annexe tertiaire du vade-mecum 2020.
  • La consommation en énergie primaire doit être inférieure ou égale à 90 – 2,5 x compacité (kWh/(m².an)) *.
* De façon générale, les données doivent être encodées dans le logiciel PHPP pour évaluer ces critères selon les recommandations du vade-mecum.

Depuis 2020 : la vision 100 % renouvelable

À l’aube de la transition énergétique, la certification a évolué pour intégrer l’utilisation des énergies renouvelables et ainsi valoriser les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie. Ce qui reste cohérent avec la vision d’un mix énergétique 100% renouvelable à l’horizon 2050.

Pour s’aligner avec cette vision, Passivhaus Institut a introduit la notion d’ÉNERGIE PRIMAIRE RENOUVELABLE fondamentalement différente de la notion d’énergie primaire habituellement utilisée.

Deux nouveaux critères viennent donc remplacer le critère de consommation en énergie primaire :

  • Une consommation maximale en énergie primaire renouvelable (EPR) rapportée à la surface de référence énergétique
  • Une production minimale en énergie primaire renouvelable (EPR) rapportée à une nouvelle surface de référence

Une nouvelle surface de référence

Aujourd’hui, la production d’énergie renouvelable à l’échelle d’un bâtiment se réalise facilement via des panneaux solaires photovoltaïques. Il est donc évident de tenir compte du potentiel réel de la toiture utilisable (concrètement, une maison unifamiliale avec une surface au sol de 100 m² a le même potentiel photovoltaïque qu’un immeuble R+4 de 100 m² projetés au sol).

Afin de ne pas encourager l’étalement urbain, PHI a fait le choix de travailler avec une nouvelle surface de référence pour la production, à savoir la SURFACE PROJETÉE AU SOL (SOL).

Les 3 nouveaux labels

Ainsi, la notion d’énergie primaire renouvelable et l’introduction de la SOL ont permis de définir les 3 labels suivants :

logo tertiaire certifié passif classique
logo tertiaire certifié passif PLUS
logo tertiaire certifié passif PREMIUM
Selon notre équipe, une distinction est faite pour le tertiaire qui n’a pas accès au label CLASSIQUE. En effet, les bâtiments tertiaires doivent être exemplaires en matière d’énergie. Ces derniers doivent donc obligatoirement avoir recours à un minimum de production d’énergie renouvelable. Dès lors, pour être certifié passif, un bâtiment tertiaire doit répondre au minimum aux critères du label PLUS.

Chacun de ces labels est défini par une consommation maximale et une production minimale. Néanmoins, ils permettent de consommer plus que la limité imposée càd max 15 kWh/(m² SRE..an) en plus si la production d’énergie primaire renouvelable est supérieure à la limite imposée.

Et inversement, ils permettent de produire moins que la valeur imposée si la consommation est inférieure à la valeur imposée càd max 15 kWh/(m² SRE..an) en moins.

Les valeurs applicables aux nouveaux critères se lisent dans un graphique généré dans l’encodage PHPP dans lequel :

  • L’axe vertical (abscisse) représente la consommation en EPR par m² de SRE.
  • L’axe horizontal (ordonnée) représente la production en EPR par m² de SOL.

Trois configurations de bâtiments dans lesquelles les surfaces de référence énergétique (SRE) sont différentes pour une même surface projetée au sol (SOL) donnent lieu à des graphiques différents :

Pour un rapport de SRE/SSOL = 1
Pour un rapport de SRE/SSOL = 1
Pour un rapport de SRE/SSOL = 2
Pour un rapport de SRE/SSOL = 2
Pour un rapport de SRE/SSOL = 5
Pour un rapport de SRE/SSOL = 5

En résumé, pour chaque label :

  • Les points représentent les couples de valeurs limites imposées (consommation, production)
  • Les verticales représentent les valeurs limites de consommation imposées
  • Les horizontales représentent les valeurs limites de production imposées
  • Les obliques représentent la tolérance octroyée à chaque label :
    • il est autorisé de consommer plus (à droite du point) à condition de produire plus
    • il est autorisé de produire moins (à gauche du point) à condition de consommer moins

LE LABEL PASSIF PLUS

Pour qu’un bâtiment tertiaire soit certifié PASSIF PLUS, voici les critères :

  • Le besoin net en énergie pour le chauffage. Sa valeur doit être inférieure ou égale à 15 kWh/(m².an).
  • Le besoin net en énergie de refroidissement. Sa valeur doit être inférieure ou égale à 15 kWh/(m².an).
  • Pour l’étanchéité à l’air, un taux de renouvellement d’air dont la valeur doit être inférieure ou égale à 0,6 vol/h.
  • Le confort thermique dans le bâtiment doit être évalué à l’aide d’une simulation thermique dynamique conformément aux prescriptions de l’annexe tertiaire du vade-mecum 2020.
  • La consommation en énergie primaire renouvelable. Sa valeur doit être inférieure ou égale à 45 kWh/(m² SRE..an) et maximum 60 kWh/(m² SRE..an) comme expliqué plus haut.
  • La production minimale en énergie primaire renouvelable. Sa valeur doit être égale à 60 kWh/(m² SOL..an) pour une consommation de 45 kWh/(m² SRE..an). Une tolérance en plus ou moins est accordée en fonction du rapport des surfaces SRE/SSOL.
ATTENTION : le label PASSIF PLUS permet de consommer plus que 45 kWh/(m² SRE.an) jusqu’à maximum 60 kWh/(m² SRE.an), à condition que la production soit plus grande que 60 kWh/(m² SOL.an). Il permet également de produire moins que 60 kWh/ (m² SOL.an), à condition que la consommation soit inférieure à 45 kWh/(m² SRE.an).
.
Toutes les combinaisons de production et de consommation de la zone hachurée remplissent les conditions du label PASSIF PLUS.

LE LABEL PASSIF PREMIUM

Pour qu’un bâtiment tertiaire soit certifié PASSIF PREMIUM, voici les critères :

  • Le besoin net en énergie pour le chauffage. Sa valeur doit être inférieure ou égale à 15kWh/(m².an).
  • Le besoin net en énergie de refroidissement. Sa valeur doit être inférieure ou égale à 15kWh/(m².an).
  • Pour l’étanchéité à l’air, un taux de renouvellement d’air dont la valeur doit être inférieure ou égale à 0,6 vol/h.
  • Le confort thermique dans le bâtiment doit être évalué à l’aide d’une simulation thermique dynamique conformément aux prescriptions de l’annexe tertiaire du vade-mecum 2020
  • La consommation maximale en énergie primaire renouvelable. Sa valeur doit être inférieure ou égale à 30 kWh/(m² SRE.an) et maximum 45 kWh/(m² SRE..an) comme expliqué plus haut.
  • La production minimale en énergie primaire renouvelable. Sa valeur doit être égale à 120 kWh/(m² SOL.an) pour une consommation de 30 kWh/(m² SRE..an). Une tolérance en plus ou moins est accordée en fonction du rapport des surfaces SRE/SSOL.
ATTENTION : le label PASSIF PREMIUM permet de consommer plus que 30 kWh/(m² SRE.an) jusqu’à maximum 45 kWh/(m² SRE.an), à condition que la production soit plus grande que 120 kWh/(m² SOL.an). Il permet également de produire moins que 120 kWh/ (m² SOL.an), à condition que la consommation soit inférieure à 30 kWh/(m² SRE.an).
Toutes les combinaisons de production et de consommation de la zone hachurée remplissent les conditions du label PASSIF PREMIUM.

Consultez notre brochure consacrée aux nouveaux labels passifs :