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Questions / réponses

Une question ? Nous y répondons !

Afin de répondre aux questions les plus fréquentes que vous vous posez, la PMP a dynamisé la présentation de ses « FAQ » (Foire Aux Questions) et développé un outil de recherche convivial afin de faciliter vos recherches et votre apprentissage. Bonne visite !

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37 résultats

"A quoi correspondent les 15kWh/m² par an de besoin net en énergie de chauffage ?"

Le besoin net en énergie de chauffage correspond à l’énergie nécessaire pour maintenir une température intérieure confortable en été comme en hiver. Ces 15 kWh/m2 par an résultent d’un calcul effectué via le logiciel PHPP (Passive House Planning Package), et ne correspondent donc pas forcément à l’énergie qui serait réellement consommée en un an pour se chauffer. Plusieurs raisons expliquent cette différence. D’une part la consommation réelle tient compte non seulement du confort, mais aussi des rendements liés aux installations techniques et à votre mode de vie. En effet, si vous ne chauffez pas car vous partez en vacances pendant tout l’hiver, vos besoins en énergie de chauffage seront peut- être inférieurs à 15 kWh/m2 par an, ce qui ne signifie pas que votre habitation soit devenue passive pour autant... Une maison passive consomme annuellement l’équivalent énergétique d’environ 2 litres de mazout par m2 de plancher chauffé. Pour une habitation de 150 m2, vous consommerez environ l’équivalent de 300 l de mazout de chauffage par an, soit une dépense annuelle de moins de 160 € (prix du mazout considéré à 0,51€/litre) pour se chauffer. Cela correspond au prix de deux places de cinéma par mois !

Résidentiel, Tertiaire, Chauffage, Général, PHPP

"Est-ce possible de transformer une maison ordinaire en maison passive ?"

Il n’est pas impossible de le faire. :)

Selon la configuration initiale de l’habitation il conviendra de lister les tâches à réaliser avec, par ordre d’importance ;

-  Contrôler et très certainement renforcer l’isolation des parois extérieures (objectif : une valeur U inférieure ou égale à 0,150W/(m².K) ) ;

-  Placer des vitrages performants (objectif : valeur Ug inférieure ou égale à 1,0W/(m².K) ) ;

-  Veiller, de manière générale, à la qualité de la mise en œuvre des matériaux des parois extérieures afin de garantir une étanchéité à l’air performante et un traitement adéquat des ponts- thermiques (objectif : résultat du test blower door inférieur ou égal à 0,6vol/h) ;

-  Placer un système de ventilation mécanique contrôlée double flux avec récupérateur de chaleur.

Outre ces aspects purement techniques, la conception architecturale globale est un point primordial à considérer. En effet, selon la volumétrie de l’habitation, son orientation, son exposition au soleil, … il pourrait être plus difficile de tirer parti de l’environnement dans lequel elle s’inscrit pour atteindre le standard passif. C’est à ce niveau que l’architecte joue son rôle pour concevoir un projet suffisamment flexible que pour mêler habilement l’art de son métier à la technique requise pour le standard énergétique visé.

Afin de vérifier le respect des critères passifs, il conviendra d’encoder les caractéristiques du bâtiment dans le logiciel PHPP. Le logiciel PHPP ou « Passive House Planning Package » est l’outil de référence pour l’aide à la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et spécifiquement conçu pour accompagner les concepteurs dès l’esquisse de leur projet. L’encodage du projet dans le logiciel PHPP est à réaliser sur base des recommandations émises dans le « Vade Mecum » en vigueur au moment de la demande du permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

Sachez enfin que la pmp peut vous aider dans la conception de votre projet à haute efficacité énergétique. Pour en savoir davantage sur les services que propose la pmp, nous vous invitons à consulter notre site, rubrique nos services..

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Matériaux, Portes et fenêtres, Ponts thermiques, Primes et démarches, Rentabilité et coûts, Général

"Je rentre de vacances, comment vais-je faire pour réchauffer ma maison rapidement étant donné que je n’ai pas de système de chauffage traditionnel?"

Pendant votre absence, la maison ne profitera plus des apports internes (occupation humaine, chaleur dégagée par les équipements ménagers, etc.) néanmoins elle pourra toujours profiter des apports solaires au travers du vitrage. L’abaissement de la température à l’intérieur de la maison sera donc limité vu que les pertes de chaleur vers l’extérieur sont très faibles et que l’habitation reste ensoleillée. Les quelques degrés manquant pourront être rapidement récupérés en utilisant l’appoint de chauffage. Cet appoint peut être un radiateur électrique, un poêle à pellets, un foyer au bois, etc.

Résidentiel, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Général

"Peut-on installer un foyer au bois dans une habitation passive ? "

Il est possible d’utiliser un poêle à bois comme appoint de chauffage pour les jours les plus froids de l’année. Néanmoins, il faut être conscient que la demande en chauffage est très faible et que la mise en régime de ce type d’appoint est lente. La température peut donc s’avérer élevée et provoquer un risque d’inconfort difficile à réguler. Il convient donc d’anticiper le phénomène et d’alimenter le foyer de manière adaptée. Pour installer ce type de système dans une maison passive, il faut veiller à l’étanchéité à l’air de l’ensemble. Le poêle doit être de petite puissance, son enveloppe doit être étanche et la prise d’air frais nécessaire à la combustion du bois doit se faire directement à l’extérieur, au moyen d’un conduit indépendant qui ne compromettra pas l’étanchéité à l’air de l’habitation. Un feu ouvert ou tout poêle alimenté par l’air ambiant de la pièce est vivement déconseillé pour des raisons d’étanchéité à l’air mais également pour des raisons de sécurité : la combustion du bois dégageant du CO dans une enveloppe relativement bien fermée.

A lire également :

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Chauffage, Equipements, Général

"Quelle épaisseur d'isolant dois-je mettre en œuvre dans mes murs pour atteindre le standard passif ?"

Tout dépend du type de matériau utilisé. Chaque matériau isolant a ses propres caractéristiques qui le rendent plus ou moins efficaces comparé à d’autres. La caractéristique principale qui détermine la performance d’un matériau isolant est la conductivité thermique, notée « λ ». Elle est renseignée sur la fiche technique du matériau en question. Au plus cette valeur est petite, au plus l’isolant est performant.

Introduisons à présent la notion de coefficient de transmission thermique d’une paroi, noté « U ». La valeur « U » d’une paroi renseigne la quantité d’énergie qui traversera 1 m² de cette paroi par degré de différence entre les ambiances qu’elle sépare. Elle est calculée en prenant l’inverse de la résistance thermique totale de la paroi, notée R et calculée selon la formule suivante ;

Rt = Rsi + e1/λ1 + e2/λ2 + en/λn + Rse

Dans laquelle ;

Rt = la résistance thermique totale de la paroi ((m².K)/W)
Rsi = la résistance superficielle intérieure (= 0,13 dans le cas de parois verticales)
E1 = l’épaisseur du premier matériau du complexe de paroi étudié
λ1 = la conductivité thermique du premier matériaux du complexe de paroi étudié

Rse = la résistance superficielle extérieure ( = 0,04 si la dernière couche est exposée aux conditions climatiques extérieures (vent), dans le cas contraire Rse = Rsi)

La valeur U, quant à elle, est obtenue selon la formule suivante ;

U = 1/Rt

Pour atteindre plus facilement le standard passif, il est recommandé d’avoir des valeurs « U » de paroi inférieures ou égales à 0,150W/(m².K). En terme de matériaux isolants, cela représente généralement +/- 15cm de PUR, +/- 23cm d’XPS, +/- 30 cm de cellulose, …

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, Chauffage, Général, PHPP

Une habitation passive, c'est quoi ?

L’habitation passive est un concept qui prolonge celui du principe « basse énergie ». Les bâtiments résidentiels qu’on appelle « passifs » jouissent d’un climat intérieur agréable en été comme en hiver sans installation de système de "chauffage traditionnel" ou de refroidissement de type "climatisation".

Les principes de base d’un bâtiment passif sont :

-  favoriser une isolation thermique importante des différentes parois selon les recommandations suivantes :

Eléments Coefficient de transmission thermique « U » Epaisseur d’isolant recommandée [1]
Planchers et toits < 0,15 W/m².K De 30 à 40 cm
Murs < 0,15 W/m².K De 20 à 30 cm
Menuiseries extérieures et vitrage < 0,80 W/m².K -

-  assurer un très bon niveau d’étanchéité à l’air afin d’éviter les pertes d’énergie par infiltration et/ou exfiltration d’air.

-  assurer une ventilation efficace des locaux afin d’assurer une qualité de l’air ambiant et d’évacuer les différents polluants. Une ventilation mécanique double flux permettra, via un échangeur de chaleur, de préchauffer l’air froid entrant par l’air chaud vicié sortant. Le concepteur veillera donc à installer un groupe de ventilation ayant un rendement performant (+/- 85%).
(La ventilation des locaux est obligatoire. Pour les bâtiments résidentiels, ce sont les annexes 5 (RW) et 7 (RBC) ainsi que la D50-001 qui sont d’application.)

-  Veiller à optimiser les gains solaires tout en protégeant l’habitation de la surchauffe estivale. Ainsi, et en fonction du type de projet, il sera possible de jouer sur le facteur solaire et la mise en place de protections solaires fixes ou mobiles.

Au-delà de ces principes fondamentaux, d’autres considérations seront développées par le concepteur, notamment des applications domestiques efficaces afin de limiter la consommation d’électricité sans pertes de confort ni de satisfaction pour les utilisateurs.
De même, les besoins fortement réduits d’un bâtiment passif peuvent être totalement couverts par l’exploitation de sources d’énergies renouvelables.

A noter que pour qu’un bâtiment résidentiel soit labellisé "passif", il doit respecter un ensemble de critères.

Résidentiel, Tertiaire, Général

Dans une maison passive, peut-on ouvrir une fenêtre ?

Il n’y a aucune restriction ou interdiction : une fenêtre tout comme une porte peut donc être ouverte.
Cependant, en ouvrant fréquemment vos fenêtres, vous évacuez de l’air chaud et vous apportez de l’air frais et froid dans votre logement. Cet apport d’air frais devra être réchauffé. Votre consommation d’énergie pour chauffer votre habitation va donc légèrement augmenter. Ce constat est valable pour tout type de construction et pour tout standard énergétique.

Notons que l’installation d’un système de ventilation mécanique (système D) permet un apport d’air neuf qui assure une qualité de l’air et un confort maximal des occupants.
Aussi, il est important de ne pas oublier d’entretenir le groupe de ventilation (nettoyage régulier et/ou changement périodique des filtres).

De même, en apportant une attention particulière à l’inertie du bâtiment, il sera possible d’atténuer l’effet de froid causé par l’apport d’air frais dans le bâtiment.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Portes et fenêtres, Ventilation, Général

Quelle est la différence entre une habitation basse énergie, une habitation passive, une habitation zéro-énergie, une habitation bioclimatique et une habitation éco-biologique ?

Il arrive encore souvent que ces différentes approches soient confondues. Pour cette raison, voici une définition claire pour chacun de ces termes :

Habitation passive :

une réponse est apportée dans la question n°1 de cette FAQ. (Lien)

Habitation basse-énergie :

le standard basse énergie vise une diminution des consommations en énergie de chauffage en veillant à assurer un niveau d’isolation assez élevé. Contrairement à une maison passive, on ne peut pas se passer d’un système « traditionnel de chauffage » et l’utilisation d’une ventilation mécanique double flux intégrant un échangeur de chaleur dépendra de la volonté de diminuer les besoins nets en énergie de chauffage et/ou du souhait d’obtenir une qualité de l’air différente.
La définition des critères du standard basse énergie est assez ambigüe. Certains parlent de 60kWh/(m².an), d’autre 30kWh/(m².an) ou encore 45kWh/(m².an).


Le standard basse énergie définit en Région de Bruxelles-Capitale (critère prime énergie) est le suivant :

  • la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 60kWh/(m².an) de surface de référence énergétique.
  • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 150 kWh/m².an


A noter qu’il existe également un standard "très basse énergie" en Région de Bruxelles-Capitale définit comme suit :

  • la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 30kWh/(m².an) de surface de référence énergétique.
  • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 95 kWh/m².an.


En Région Wallonne et, de manière générale, pour l’ensemble de la Belgique il existait jusqu’au 31 décembre 2011 un critère "basse énergie" fédéral. Suite à la suppression des réductions fiscales, ce critère n’est plus d’application. Cependant, pour tout engagement contractuel signé avant le 31 décembre 2011, il est encore possible de faire valoir les réductions fiscales si l’habitation concernée dispose du certificat "basse énergie".

Habitation zéro-énergie :

du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011, le standard « zéro-énergie » était, au niveau fédéral, définit comme suit :

  • l’habitation zéro-énergie doit répondre aux critères du standard passif,
  • la demande résiduelle d’énergie pour le chauffage et le refroidissement des locaux doit être totalement compensée par l’énergie renouvelable produite sur place soit par
  • un système de chauffage de l’eau par l’énergie solaire ;
  • des panneaux photovoltaïques pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique ;
  • des pompes à chaleur qui utilisent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur :
    • dans l’air ambiant ;
    • sous la surface de la terre solide ;
    • dans les eaux de surface.


Depuis le 31 décembre 2011 et suite à la décision du fédéral de supprimer les avantages fiscaux pour les dépenses faites en vue d’économiser l’énergie, les propriétaires des habitations « zéro-énergie » ne bénéficient d’aucune aide financière supplémentaire (voir article « Réduction fiscale », rubrique Le standard passif > Les primes et réductions fiscales, pour de plus amples informations). Cependant, la pmp asbl réalise toujours des certifications de bâtiments « zéro-énergie ». Ce certificat « pmp » vous permet alors d’apporter une « plus-value » à votre bâtiment.
Notez également que selon le site internet du Parlement Européen , « tous les nouveaux bâtiments construits après le 31 décembre 2018 devront être en mesure de produire leur propre énergie ».(ndlr : être « zéro-énergie »)
Toujours selon cette même source, « les bâtiments « zéro-énergie » sont ceux « dont la consommation d’énergie primaire est inférieure ou égale à leur production propre d’énergie », du fait de leur « très haut niveau d’efficacité énergétique » ».


Les types d’habitation suivants ne sont pas des standards énergétiques à atteindre, mais plutôt une énumération de recommandations à mettre en place pour bénéficier d’une habitation encore plus performante et respectueuse de l’environnement.

Habitation bioclimatique :

ce type d’habitation relève d’un concept déjà un peu plus global. En effet, une habitation bioclimatique sera conçue de manière à exploiter au maximum les apports solaires et la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins en énergie de chauffage et de refroidissement. Les habitations basse-énergie, passives et zéro-énergie peuvent donc être des habitations dites « bioclimatiques ».

Habitation éco-biologique :

les habitations éco-biologiques sont conçues de manière à respecter à la fois l’environnement (éco) et l’Homme (bio). C’est ainsi que les matériaux mis en œuvre seront étudiés depuis leur production jusqu’à leur recyclage lors de la destruction du bâtiment, et ce en passant par plusieurs étapes telles la transformation, la livraison, la mise en œuvre, l’exploitation… Chacune de ces étapes est consommatrice d’énergie et représente un prélèvement dans les ressources de notre planète. Dans le cas d’une habitation éco-biologique, un bilan énergétique des matériaux est réalisé et permet de concevoir des habitations encore plus soucieuses de leur environnement.
A titre d’exemple, une maison passive constituée de blocs terre cuite et isolée avec une quantité importante de polyuréthane aura coûté plus cher à l’environnement (en terme d’énergie grise) qu’une habitation du même type mais constituée d’une ossature bois isolée par de la cellulose en vrac.

Résidentiel, Acteurs, Général

Mon terrain est mal orienté, dois-je alors renoncer à y construire une habitation passive ?

Il n’est pas exclu de construire une maison passive sur un terrain mal orienté. Dans la plupart des projets résidentiels certifiés passif, l’orientation du terrain et du bâtiment est fixé.
Le concepteur va donc développer un projet autour d’autres facteurs permettant d’atteindre le critère énergétique (besoin net en énergie de chauffage inférieur ou égal à 15 kWh/m².an) :

  • renforcer l’isolation,
  • utiliser un groupe de ventilation double flux plus performant (meilleur rendement de l’échangeur de chaleur),
  • atteindre une meilleure compacité,
  • capter le soleil en toiture ou de manière indirecte,
  • optimiser le facteur solaire du vitrage ;
  • optimiser le pourcentage et la répartition des surfaces vitrées ;

Ainsi, atteindre le standard passif ne rend pas indispensable de placer la majorité des baies au sud. Le bilan des déperditions des baies sont alors plus importantes que les apports solaires de ces dernières. L’optimisation du travail de conception est d’allier les composantes immuables du projet avec la créativité et le potentiel technique du projet.

Notons également que la recherche de baies orientées au sud n’est pas toujours souhaitée. En effet, pour certaines affectations tertiaires, on tentera de limiter les apports solaires afin d’éviter le problème de surchauffe, plus problématique que le respect du critère lié au besoin net en énergie de chauffage.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Acteurs, Général

Qu'est ce que le "Blower Door Test" ? Est-il obligatoire ?

Le « Blower Door Test » est un test de pressurisation du bâtiment dont le but est de déceler les faiblesses de l’étanchéité à l’air. Concrètement, un ventilateur est fixé dans l’ouverture la plus étanche à l’air et place le bâtiment en surpression/dépression à une différence de pression de 50Pa entre extérieur et intérieur. Toutes les modalités liées à la préparation du bâtiment et à la méthode de mesurage sont décrites dans la norme NBN EN 13829 et dans les spécifications supplémentaires publiées sur le site EPBD et accessibles via ce lien.

Un débit de fuite d’air est alors mesuré, c’est ce débit moyen qui sera mis en relation avec le volume d’air net ventilé du bâtiment pour déterminer le fameux « n50 », critère de certification pour les maisons passives. Cette relation se définit sur base de la formule suivante :

n50=V50/Vint

Où :
n50 = taux de renouvellement d’air du volume protégé (h-1)
V50 = débit de fuite d’air (m³/h)
Vint = volume d’air net ventilé du bâtiment (m³)

Obligatoire pour la certification passive, ce test est vivement recommandé pour tout autre type de bâtiment afin de vérifier le débit de fuite de l’enveloppe protégée par l’étanchéité à l’air. Le résultat par défaut des logiciels de règlementation (ex : PEB) étant très pénalisant, il est toujours conseillé de réaliser le « blower door test » afin de renseigner la réelle performance de l’étanchéité à l’air de l’habitation.

Il est également intéressant, dans le cadre de projet de grandes tailles, de prévoir des tests d’étanchéité à l’air intermédiaires. Ils seront alors qualifiés de « tests d’orientation » permettant à l’entrepreneur d’optimiser ses interventions et de s’assurer de la qualité de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe au travers des diverses phases de chantier.

Le CSTC a publié un « CSTC-Contact – Mars 2012 » dédié à l’étanchéité à l’air. C’est un ouvrage de référence pour les architectes, bureaux d’études et entrepreneur désireux d’améliorer leurs connaissances techniques à ce sujet.

Blower door test : ventilateur en place
(Source : Passiefhuis-Platform)

Infiltration d’une fumée artificielle par une faiblesse de l’étanchéité à l’air
( Source : http://blower-door-test.net)

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Portes et fenêtres, Rentabilité et coûts, Général, PHPP

Qu'est ce que l'étanchéité à l'air d'un bâtiment ?

L’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment fait partie d’une stratégie à trois axes visant à réaliser un bâtiment confortable et peu énergivore. Ces trois axes sont ;

  • La mise en œuvre d’une isolation thermique importante,
  • La garantie d’une étanchéité à l’air du bâtiment très performante,
  • Une ventilation hygiénique contrôlée et entretenue régulièrement.

Concrètement, l’étanchéité à l’air d’un bâtiment permet d’éviter la surconsommation énergétique, les sensations d’inconfort liées au passage de l’air extérieur vers l’intérieur ou inversement et permet de lutter contre les phénomènes de condensation par convection dans l’épaisseur de la paroi.

Dans la pratique, cette étanchéité à l’air est obtenue par la mise en œuvre de matériau de finition ou de raccord reconnus et adaptés pour l’usage qui en est souhaité. Ainsi, un panneau OSB dans la construction en bois ou un plafonnage dans la construction en « dur » (bloc béton, terre cuite, ...) seront les matériaux qui permettront de garantir l’étanchéité à l’air de la paroi. Mais ces matériaux étaient déjà bien présents avant même que la notion d’étanchéité à l’air ne s’impose peu à peu dans le secteur de la construction. La différence se marque actuellement aux raccords entre les éléments de la construction. En effet, si une paroi, dans son ensemble, est performante du point de vue de l’étanchéité à l’air, elle peut présenter une faiblesse non négligeable si elle est interrompue en un point par le placement d’un châssis, et que les raccords entre ces deux éléments ne sont pas correctement étudiés.

Une liste non-exhaustive des raccords à surveiller est reprise ci-dessous ;

  • Plafonnage murs -châssis
  • Frein vapeur toiture – plafonnage murs
  • Plafonnage/Frein vapeur murs – plancher
  • Tous types de percements de l’enveloppe
  • La principale différence avec les constructions d’aujourd’hui provient donc d’attente plus exigeante de la part du secteur. Les faiblesses d’étanchéité à l’air des bâtiments sont étudiées afin de les minimiser et les raccords entre les différents matériaux/éléments de l’enveloppe sont la cible d’améliorations constantes.

Actuellement, bons nombres de matériaux sont développés afin de s’adapter à tout type de situation. Ainsi, on retrouve des bandes adhésives adaptées pour permettre la mise en œuvre d’un raccord étanche à l’air entre un châssis et une ossature bois. La version « construction en dur » de ce produit existe également sous la forme d’une bande feutrine.

De la membrane étanche à l’air pour couvrir l’entièreté du côté intérieur d’une toiture jusqu’aux manchons pour permettre le percement de l’enveloppe protégée du bâtiment par des conduits de tout type, les produits se multiplient et permettent une multitude de possibilités pour la mise en œuvre d’un bâtiment étanche à l’air et performant d’un point de vue énergétique mais également du point de vue du confort pour ses occupants.

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Est-il possible de visiter des maisons passives ?

L’asbl écoconso, en partenariat avec le Bond Beter Leefmilieu, organise des journées de visites. Les journées « Portes Ouvertes Ecobâtisseurs » sont l’occasion de découvrir des constructions et des rénovations durables, expliquées et commentées par leur maître d’ouvrage et ce partout en Belgique.
Les dates et informations pratiques sont communiquées sur le site www.ecobatisseurs.be, et relayées sur notre site internet.

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Y a-t-il danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Une maison passive est souvent considérée comme étant « à risque » en cas d’incendie. Du fait de son niveau élevé d’étanchéité à l’air, les maisons passives représenteraient un risque d’explosion, en cause, un feu couvant par défaut d’oxygène à l’intérieur du bâtiment. Afin d’éclaircir ce point fumant et d’apporter une réponse définitive et recevable, la pmp s’est adjoint le conseil de personnes compétentes en matière d’incendie.

C’est grâce à une étude commanditée par le SPF Intérieur à l’association ISSeP / UMons, dont l’expérience est reconnue depuis plus de 40 ans dans le domaine de l’incendie des bâtiments et couvre un large champ d’action (tests en laboratoire, expertises, prévention, enseignement, simulations, études post sinistre…) que la réponse fut apportée.

Les conclusions de l’étude peuvent être déclinées sous plusieurs points :

  • Il y’a plusieurs dizaines d’années, le soin apporté à l’enveloppe du bâtiment était bien moins important que dans les bâtiments actuels. Structure lourde, peu d’isolant, simple vitrage,… En cas d’incendie, les températures élevées causaient l’explosion du vitrage et l’apport massif d’oxygène pour alimenter le foyer. L’intervention des pompiers se faisait alors avec « moins de dangers » ; les risques de « backdraft » étant moins importants vu la quantité d’oxygène disponible.
  • Aujourd’hui, toute nouvelle habitation, qu’elle soit passive, basse-énergie ou respectant les critères PEB de base, présente un niveau d’étanchéité à l’air plus important qu’auparavant. Le risque de « backdraft » est donc d’autant plus important.
  • Dans le cas des maisons passives, qui présentent les niveaux d’étanchéité à l’air les plus élevés, les simulations réalisées démontrent qu’après 300s, alors que le feu continue de s’étendre dans une maison traditionnelle, la propagation du foyer déclenché dans une maison passive cesse de par le manque d’oxygène.
    Développement du foyer (HRR = Heat Release Rate) Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Lors du démarrage du foyer et de la propagation de l’incendie, la pression à l’intérieur de la maison passive va très vite grimper du fait d’une étanchéité à l’air plus importante de l’enveloppe. Le feu consumera alors une partie de l’oxygène présente dans le local. Dans une seconde phase, la puissance du foyer diminue de par l’absence d’oxygène. Le bâtiment entre alors en dépression et l’air extérieur est aspiré vers l’intérieur, à travers l’enveloppe et/ou tout autre affaiblissement de l’étanchéité à l’air du bâtiment. Dans ce cas de figure, il est évident que plus les ouvertures seront importantes, plus le débit d’air entrant sera lui-même conséquent. L’étanchéité à l’air du bâtiment joue donc un rôle primordial à ce niveau ; le manque d’air neuf causera un étouffement du foyer. Sa puissance s’en retrouvera affaiblie (voir graphe ci-dessus) entrainant une diminution de la température des fumées bien plus rapide dans le cas d’une maison passive.
    Evolution de la pression intérieure au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)

    Evolution de la température des fumées au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Point noir mis en évidence par cette étude ; la diminution des températures des fumées entraine la production de gaz imbrûlés (CO et HCN), ce qui représente un risque plus élevé de « backdraft » en cas d’intervention des pompiers.
    Evolution de la concentration en monoxyde de carbone et cyanide. Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Les causes du départ et de la propagation de l’incendie sont avant tout le mobilier et les objets présents dans l’habitation. Choses qui ne sont pas liées au caractère passif d’une habitation ou encore moins à l’épaisseur d’isolant mis en œuvre dans les parois.
  • Bien conscients de l’évolution des modes constructifs et des contraintes que ceux-ci leur imposent, les pompiers sont sensibilisés au fait que leurs techniques de lutte contre l’incendie doivent également évoluer et s’adapter aux bâtiments sur lesquels ils pourraient être appelés à intervenir. Les derniers témoignages recueillis auprès d’acteurs de cette profession nous confortent d’ailleurs dans cette idée.

Sur base de certaines croyances infondées, la construction en bois est également la proie des détraqueurs qui la considèrent comme un tas d’allumettes, prêt à s’embraser à la moindre flammèche. La vérité est tout autre et bien plus intéressante. En se consumant, le bois se carbonise ; une couche de carbone entoure l’élément et offre une résistance supplémentaire au feu. C’est pour cette raison que des éléments en bois sont utilisés pour garantir la résistance au feu de certaines parois du bâtiment (Ex : portes). Cette résistance accrue du bois face aux ravages d’un incendie permettra à l’ossature de continuer à remplir son rôle structurel, contrairement à une ossature acier, par exemple, qui, sous l’effet de la chaleur et du poids de l’eau, aura tendance à fondre et s’effondrer.

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Quels sont les points/mises en oeuvre délicat(e)s dans une construction passive ?

Une maison passive, tout comme n’importe quelle autre habitation, se doit d’être conçue dans les règles de l’art et selon des prescriptions définies (niveau d’étanchéité à l’air, coefficient de transmission thermique U maximum, rendement de l’échangeur, etc…). Il convient donc de veiller à la bonne mise en œuvre de certains points.

Une isolation de qualité et continue :

Isoler sa maison, c’est comme enfiler un bon pull en hiver. Mais si celui-ci est troué, son efficacité est réduite. Pour notre pull comme pour notre habitation, il nous faudra donc veiller à garantir une continuité de la couche protectrice (=un isolant performant et continu). En construction, cela se traduit par une volonté de résoudre tous les ponts thermiques de l’enveloppe protégée du bâtiment. En agissant de la sorte, les parois comporteront moins de points froids et, donc, moins de risques pour la santé du bâtiment et de ses occupants. Lors de la mise en œuvre, on veillera à ce que la pose de l’isolation soit continue et que les jonctions entre les panneaux ou matelas d’isolant soient correctement mises en œuvre.
Ces points d’attention sont à appliquer au démarrage du projet. En effet, identifier, étudier et résoudre un pont thermique lors de la création des plans est toujours plus aisé que de le faire sur chantier lorsque l’on se retrouve face aux faits (voir aux dégâts).

Une bonne étanchéité à l’air :

Quelle est l’utilité de mettre en œuvre une isolation importante et performante si la mise en œuvre des matériaux est mal pensée et/ou mal exécutée et laisse la voie libre à d’importantes fuites d’air, transformant votre habitation en véritable passoire ? La mise en œuvre d’une bonne étanchéité à l’air vous permettra de garantir qu’aucune infiltration d’air non souhaitée ne vienne perturber le bilan énergétique du projet. Garantir une étanchéité à l’air performante, c’est également s’assurer du confort intérieur des occupants (en évitant les courants d’air) .
Ce point particulier est à contrôler sur chantier lors de la mise en œuvre des raccords entre chaque élément de l’enveloppe (ex : châssis ou portes et parois, différents éléments de parois (toiture-murs), finitions sèches-humides, …). Ce point peut également être une spécificité reprise dans le cahier des charges.

Un système de ventilation intégrant une récupération de chaleur :

La règlementation PEB ainsi que les normes D 50-001 (résidentiel) et EN 13779 (non résidentiel) impose une ventilation des locaux. Il existe quatre systèmes de ventilation, mais seul un d’entre eux (système de ventilation de type D, amenée et extraction d’air mécanique) couplé à un échangeur de chaleur, permet de diminuer considérablement les pertes par ventilation. L’échangeur de chaleur a donc pour but de préchauffer l’air frais entrant grâce à la chaleur de l’air vicié qui est extrait.

Actuellement, l’utilisation d’un système de ventilation mécanique contrôlée couplée à un échangeur de chaleur est une étape indispensable (mais pas obligatoire) afin de répondre aux critères passifs.

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Quel est le "K" d'une maison passive ?

Le niveau « K » est une notion qui dépend essentiellement du coefficient de transmission thermique U des différentes parois de déperditions et de la compacité du bâtiment. Des variables fort différentes d’un projet à l’autre. Plus la valeur K est petite, plus le niveau d’isolation du bâtiment est élevé.

L’attention portée à la réduction des BNE (Besoins Nets en Energie de chauffage) induit irrémédiablement des travaux d’isolation importants sur l’enveloppe protégée du bâtiment. Dès lors, le niveau K moyen d’une habitation passive sera relativement bas.

Les valeurs observées pour le « K » lors de certification évoluent de +/-10 à +/- 40 pour une valeur moyenne de 17,8 (source : statistiques pmp).

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Combien y-a-t'il de maisons passives certifiées en belgique?

Les chiffres sont en perpétuelle évolution, c’est pourquoi nous vous invitons à consulter le recensement des maisons passives, certifiées en Wallonie et à Bruxelles, sur notre site www.maisonpassive.be, rubrique Inventaire*

Il est à noter que la certification intervient en fin de processus de construction d’une habitation passive. Un délai de quelques mois est à observer entre l’introduction d’une demande de certification auprès de la Région Wallonne et l’envoi du certificat au demandeur depuis nos bureaux.

Nous vous conseillons de profiter de nos guidances (plus d’infos sur notre site, rubrique Nos services > Accompagnement de projets) dès le démarrage de votre projet.

* : Cet inventaire ne recense pas uniquement les maisons passives, mais également les affectations collectives et tertiaires.

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Qu'est-ce qui peut me convaincre de passer le pas de basse énergie à passif?

Concevoir une maison basse-énergie demande un certain effort, tant à la conception qu’à la réalisation. Pourquoi ne pas valoriser cet effort en franchissant le petit pas qui sépare le basse-énergie du passif ?

D’un point de vue technique, une isolation un peu plus importante et une attention particulière à la mise en œuvre de l’étanchéité à l’air vous emmèneront aux portes du standard passif. D’autres points comme la ventilation double flux avec récupération de chaleur et la limitation de la surchauffe à 5% peuvent également être des points communs entre ces deux standards énergétiques.

D’un point de vue confort, le standard passif vous assure une température intérieure de minimum 20°C. L’important manteau d’isolation qui englobe votre habitation vous protège des déperditions thermiques et vous assure un besoin en énergie de chauffage extrêmement faible. Cette assurance vous garantira une indépendance quasi-totale par rapport à l’évolution des prix des énergies fossiles. « Quasi-totale » car il y’a toujours un minimum d’énergie à fournir pour alimenter le système de ventilation et les équipements électro-ménagers.

Un pas de plus pour placer, par exemple, une installation solaire photovoltaïque d’une petite dizaine de m² et vous voici « zéro-énergie », soit totalement indépendant énergétiquement parlant. Une situation qui vous garantira de ne plus devoir payer une facture d’énergie pour le chauffage de votre habitation.

D’un point de vue économique, l’investissement est beaucoup moins important que celui nécessaire pour franchir le cap d’une habitation « traditionnelle » à une habitation moins énergivore, comme le « basse-énergie » ou le passif. Il est fréquent d’observer que des demandes de certification « basse-énergie » présentent les conditions techniques nécessaires à la demande de certification « passive » après le traitement du dossier par nos agents.

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Est-ce qu'il y a plus de problème avec l'urbanisme pour une maison passive?

En terme de typo-morphologie (types et formes de l’habitat), les habitations traditionnelles, « basse énergie » et passives sont similaires. Une différence notable peut être rencontrée pour certains bâtiments énergétiquement performants au niveau de leur façade sud ; une surface vitrée plus importante permet de tirer parti des gains solaires.

Les services d’urbanisme ne sont donc pas plus stricts ou plus sévères au regard du standard énergétique choisi.

Il est même fréquent d’observer un apriori favorable de la part de ces services pour les maisons énergétiquement performantes.

Ci-dessous, un aperçu de différentes typologies d’habitations passives :

Source : Mr. Van de Weerdt

Source : www.altar.be

Source : Mr. Biname

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Qu’est-ce que le logiciel phpp ?

Le PHPP, pour « Passive House Planning Package », est un outil d’accompagnement à la conception reposant sur le tableur « Microsoft Excel ». Son rôle est de fournir les méthodes d’encodage et de calcul nécessaires pour concevoir une habitation à faible consommation énergétique. Parmi celles-ci, nous noterons ;

  • Le calcul des valeurs U de parois isolées ou non ;
  • L’encodage précis de chaque baie ;
  • La modulation du système de ventilation en considérant l’énergie récupérée par l’échangeur de chaleur ;
  • L’impact de l’ombrage projeté sur le bâtiment, par un élément qui lui est propre ou extérieur (végétation, autre bâtiment, …) ;
  • L’évaluation du risque de surchauffe ;
  • L’estimation des besoins nets de chauffage et de refroidissement ;
  • Le calcul de l’énergie primaire consommée par le bâtiment ;
  • Le calcul de la production de certaines énergies renouvelables ;

Plus qu’un simple logiciel d’aide à la conception, le PHPP est également la base sur laquelle la pmp réalise les certifications de bâtiments passifs, basse ou très basse énergie. Dans ce cadre, certaines valeurs sont fixées ou des règles d’encodage sont énoncées.

Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez vous référer au vade-mecum du logiciel téléchargeable en suivant ce lien.

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Qu’est-ce que l’énergie finale ? Y a-t-il une différence avec l’énergie primaire ?

L’énergie finale représente la quantité de combustible (litre de mazout, m³ de gaz ou encore stère de bois) nécessaire pour chauffer notre bâtiment et pour produire notre eau chaude sanitaire. On passe de l’énergie finale à l’énergie primaire en tenant compte du facteur de conversion en énergie primaire (fp) obtenu suivant ce tableau :

En Région Wallonne :

Source : Facteur de conversion (fp)
Combustibles fossiles 1
Electricité 2,5
Electricité auto-produite par cogénération à haut rendement 2,5
Biomasse 1

En Région Bruxelles Capitale :

Source : Facteur de conversion (fp)
Combustibles fossiles 1
Electricité 2,5
Electricité auto-produite par cogénération à haut rendement 2,5
Biomasse 0,32 (passe à 1 pour les projets dont la demande de PU est introduite à partir du 01/01/2016)


L’énergie primaire
représente donc l’énergie qui est réellement prélevée à la planète. On tient compte, entre autre, du transport et du raffinage du combustible, du rendement de production des centrales pour l’électricité, etc…
Notons également que ces valeurs sont différentes d’un pays à l’autre. Cela est essentiellement dû aux modes de production de ces énergies mais également aux décisions politiques et économiques propre à chaque pays.

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Qui peut demander la certification passive de son bâtiment ?

Tout le monde peut demander la certification passive de son bâtiment, que ce soit un logement ou autre. La demande peut être introduite par le propriétaire, l’architecte, le bureau d’étude, le promoteur,... A charge pour le demandeur de régler les frais liés au traitement du dossier.

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Combien coûte une certification ?

Le coût de la certification passive dépend du type de bâtiment à certifier. Les informations précises se trouvent à cette adresse.

Il existe un prix de base pour une maison unifamiliale. S’il s’agit d’un ensemble de maisons ou d’un immeuble à appartements, des prix dégressifs sont prévus s’il y a une certaine similitude dans les différents logements. Dans ce cas, ou dans le cas d’un bâtiment non résidentiel, une demande d’offre de prix est à réaliser auprès de la pmp. Le formulaire est téléchargeable au bas de cette page.

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A quoi sert la certification ?

La certification passive sert à attester du respect des critères d’un bâtiment passif. Si, depuis le 1er janvier 2012, elle ne donne plus droit à une réduction fiscale (logement uniquement), elle reste néanmoins une plus-value certaine pour le bâtiment en termes de revente ou d’image dans le cadre d’un bâtiment non résidentiel.

La certification passive permet également d’obtenir des primes auprès des régions. Pour plus d’informations à ce sujet, n’hésitez pas à consulterle portail de la région Wallonne ou de la région de Bruxelles-Capitale.

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Quels sont les critères à atteindre pour parler de bâtiment résidentiel passif ?

Vous trouverez les informations relatives aux critères de certification à la rubrique Nos services > Certification > Les critères.

L’encodage du projet dans le logiciel PHPP* est à réaliser sur base des recommandations émises dans le « Vade Mecum » en vigueur au moment de la demande du permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

* : le logiciel PHPP ou « Passive House Planning Package » est l’outil de référence pour l’aide à la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et spécifiquement conçu pour accompagner les concepteurs dès l’esquisse de leur projet.

Pour toute question ou élément de réponse complémentaire au Vade-Mecum, merci de contacter la pmp asbl.

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Je fais une élocution/présentation sur les maisons passives, avez-vous de la documentation ?

La rubrique le standard passif de notre site internet présente les principes de la construction passive.

La rubrique ressources peut aussi bien vous aider avec, notamment les brochures techniques sur les fenêtres et la ventilation ou encore les FAQ’s.

Et enfin, le magazine be.passive est une immense source d’information, tous les numéros sont consultables gratuitement en pdf sur le site du magazine

Si vous avez des questions précises ou si vous souhaitez un avis sur votre travail de fin d’étude, n’hésitez pas vous pouvez toujours à nous contacter à l’adresse info@maisonpassive.be ou par téléphone de 9h à 12h30.

Résidentiel, Acteurs, Général

Quels sont les critères à atteindre pour parler de bâtiment tertiaire passif ?

Vous trouverez les informations relatives aux critères de certification à la rubrique Nos services > Certification > Les critères.

L’encodage du projet dans le logiciel PHPP* est à réaliser sur base des recommandations émises dans le « Vade Mecum » en vigueur au moment de la demande du permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

* : le logiciel PHPP ou « Passive House Planning Package » est l’outil de référence pour l’aide à la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et spécifiquement conçu pour accompagner les concepteurs dès l’esquisse de leur projet.

Pour toute question ou élément de réponse complémentaire au Vade-Mecum, merci de contacter la pmp asbl.

Tertiaire, Etanchéité à l'air, Chauffage, Refroidissement, Eclairage, Général

Que se passe-t-il quand une coupure de courant a lieu ?

En cas de coupure de courant, le système de ventilation devient inactif sans pour autant avoir un effet négatif sur le bâtiment.

A. Les pertes de chaleur

Une habitation passive est fortement isolée et étanche à l’air. Dès lors, la chaleur accumulée reste dans le bâtiment. L’évolution de la température intérieure sera donc fonction du niveau d’isolation mais également de l’inertie du bâtiment.

Ci-dessous, une simulation de l’évolution de la température intérieure d’une habitation classique, 4 façades, 155m² de surface de référence énergétique selon trois cas :

  • Très forte inertie – l’ensemble des parois extérieures sont en béton et accessibles – passif.
  • Faible inertie – le contraire du cas précédent. Typiquement, une isolation par l’intérieur – passif.
  • Une habitation type K45 ayant une inertie identique au cas 1.

Source : Benoit Quevrin - pmp asbl

B. La qualité de l’air

N’oublions pas qu’il nous est également possible d’ouvrir les fenêtres afin d’assurer un apport d’air neuf.

A titre d’exemple, on a constaté dans une maison passive en cours de chantier (gros œuvre fermé sans système de ventilation) une température intérieure de 16°C alors que les conditions climatiques extérieures étaient loin d’être optimales (neige abondante et vent froid).
Dans le pire des cas, vous aurez toujours la possibilité d’allumer une ou deux bougies afin de profiter d’une ambiance lumineuse apaisante et d’un apport local de chaleur non négligeable pour votre confort ! ;)

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Comment choisir son terrain pour une maison passive ?

Peu importe le standard énergétique visé, le choix du terrain reste une étape importante dans tout projet d’architecture. Tant le maîitre d’ouvrage que l’auteur de projet resteront attentifs à plusieurs points. Parmi ceux-ci, nous noterons, par exemple ;

  • l’orientation générale du terrain,
  • l’environnement dans lequel il s’inscrit (tant sonore que visuel),
  • la nature du sol,
  • le potentiel inondable du terrain,
  • sa configuration/déclivité,

Pour une maison à haute efficacité énergétique, l’orientation du projet est un facteur important à intégrer dès les premiers coups de crayon. Ainsi, le terrain idéal présentera une orientation Sud-Est/Sud/Sud-Ouest côté « arrière » de la future habitation. Cette configuration permettra le placement de parois vitrées plus importantes. L’habitation bénéficiera ainsi d’apports solaires (pouvant être plus importants que les déperditions conductives liées aux baies) tout en permettant de conserver l’intimité et la vue vers le jardin éventuellement souhaités par les occupants.

Il n’est cependant pas exclu (et c’est d’ailleurs souvent le cas !) de concevoir une maison passive sur un terrain mal orienté. Le critère des 15kWh/m².an ne donne pas l’exclusivité aux bâtiments dont la majorité des surfaces vitrées sont orientées au sud. L’attention sera alors reportée sur des points plus particuliers comme ;

  • Une meilleure compacité limitant les surfaces de déperditions,
  • Un renforcement de l’isolation thermique du volume protégé,
  • Capter le soleil par des ouvertures en toiture ou de manière indirecte,
  • Utiliser un groupe de ventilation double-flux plus performant,

Un terrain mal orienté, présentant une orientation Sud à rue, ne constitue donc pas un obstacle infranchissable à la conception d’une maison passive. En tenant compte des éléments cités ci-dessus et en privilégiant une conception architecturale plus recherchée, les critères du standard passif resteront à votre portée.

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Ma maison est-elle passive ?

Si la question se pose, c’est que vous ne disposez d’aucune certitude par rapport aux performances de votre habitation. Dans le cadre du standard passif, cette certitude est apportée par l’obtention d’un certificat attestant des performances énergétiques de votre habitation et est délivré par la pmp asbl.

Pour en savoir plus sur la certification passive, visitez la rubrique certification de notre site internet.

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Existe-t-il une liste d’architectes, bureaux d’étude, entrepreneurs compétents dans le domaine passif ?

Vous trouverez une liste de tous nos membres répertoriés suivant leur domaine d’activité sur notre site internet, www.maisonpassive.be, rubrique Nos membres ou en cliquant sur ce lien.

Cette liste n’est pas exhaustive ; elle mentionne uniquement les personnes membres de la pmp asbl et affiliées en tant que société.

Il vous est également possible de contacter directement les différents bureaux afin de prendre connaissance de leurs réalisations.

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Comment Saint-Nicolas apporte-t-il ses cadeaux dans une maison passive puisqu’il n’y a pas de cheminée ?

Nous sommes actuellement en négociation avec le bureau de Saint-Nicolas pour qu’il se modernise et accepte de passer par les conduits de ventilation, légèrement plus étroits, il est vrai, (un petit régime sera donc à prévoir) mais tellement plus propres qu’un conduit de cheminée !

Vous avez vous aussi des questions sur le passif ? Consultez les réponses aux questions les plus fréquentes ou posez-nous les vôtres ici.

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Est-il possible d'atteindre le standard passif en rénovation ?

Le standard passif peut être atteint en rénovation.
Certaines difficultés peuvent cependant être rencontrées, notamment en termes de prescriptions urbanistiques (exemple : alignement de la façade avant), de faisabilité technique et d’utilisation de l’espace (exemple : une rétro-isolation de la dalle du rez-de-chaussée peut entrainer une diminution de la hauteur sous plafond et rendre l’espace difficilement habitable).
Notez également que si une isolation par l’intérieur est envisagée, l’épaisseur, la mise en œuvre et le type d’isolant auront un impact important quant à la durabilité de l’intervention dans le temps (migration de la vapeur d’eau, condensation, …).
Nous vous conseillons de demander l’avis de l’architecte et/ou d’un bureau d’étude afin de savoir si une rénovation passive est envisageable.

Bon à savoir : le service hygrothermie de la pmp !

Donnant suite à de nombreuses sollicitations et un besoin avéré d’informations sur le comportement hygrothermique de parois jugées « à risques », la pmp propose aujourd’hui un service hygrothermie.

Nous mettons notre expertise à la disposition des particuliers et des professionnels désireux d’obtenir un avis simple sur le choix d’une composition de paroi, ou d’approfondir une étude hygrothermique particulière.

Découvrez le service sur : www.pmp-hygrothermie.be

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Espace adjacent à une unité PHPP : comment déterminer les conditions de température des parois adjacentes à une autre unité ?

Pour rappel, au sein du volume protégé, on définira plusieurs unités PHPP en fonction de leur destination. Les unités PHPP doivent être analogues aux unités PEB du projet.

Quid des parois séparant une unité adjacente de l’unité PHPP considérée ?

La destination de l’unité adjacente, selon la réglementation PEB, est :

-  Unité mitoyenne : Les parois mitoyennes construites sont considérées comme non déperditives (cf vade-mecum). Une paroi mitoyenne est définie comme une paroi servant de séparation entre deux bâtiments ayant un titre de propriété distinct et non compris dans le même projet.

-  Unités non chauffées pour le besoin des personnes (à l’exception des parties communes) : Dans l’encodage PHPP, ces espaces sont considérés comme des espaces adjacents non chauffés (EANC). L’équilibre thermique de cet espace permettra de définir le facteur de température X (cf vade-mecum).

-  Parties communes : Dans l’encodage PHPP, ces espaces sont considérés comme des espaces adjacents non chauffés (EANC). L’équilibre thermique de cette espace permettra de définir le facteur de température X (cf vade-mecum), sans considération du chauffage (direct) de cet espace.

-  Autres destinations (Résidentielle, Bureaux et services, Enseignement, Hébergement collectif, Crèche, Soins de santé, Culture et divertissement, Horeca, Commerces, Installations sportives, Autre affectation chauffée) : Dans l’encodage PHPP, ces espaces sont à considérer comme zone de température X. Le facteur de température X correspond au rapport entre la différence entre la température intérieure de l’unité PHPP étudiée et la température intérieure de l’unité adjacente sur la différence entre la température intérieure de l’unité PHPP considérée et la température extérieure. Lorsque le facteur de température X calculé est négatif, ces déperditions doivent être négligées. On considère alors la paroi comme mitoyenne.

Arbre de décision de détermination des conditions de température des parois adjacentes.
La destination de l’unité adjacente, selon la réglementation PEB, est :

* : Une paroi mitoyenne est définie comme une paroi servant de séparation entre deux bâtiments ayant un titre de propriété distinct et non compris dans le même projet.

Tertiaire, Géométrie, Général, PHPP

« Votre certificat « Bâtiment Passif » arrive au terme de sa validité, que faire ? »

Vous désirez obtenir un nouveau certificat passif ? Vous pouvez d’ores et déjà adresser une nouvelle demande de certification à la pmp. Rendez-vous à la rubrique Certification de notre site internet : un canevas vous y attend pour créer votre dossier complet.

Deux petites remarques :
- l’encodage PHPP devra être réalisé en considérant l’environnement actuel (et non celui de la première demande certification), et en intégrant les changements éventuels du bâtiment (nouvelles protections solaires, extension, etc.)
- vous pouvez utiliser le même Vade-mecum que celui que vous avez employé pour la première demande de certification.

Si vous ne souhaitez pas introduire une nouvelle demande de certification, vous pouvez obtenir une attestation selon laquelle le bâtiment a été certifié en date du XX/XX/20XX, et qu’il respecte les critères en vigueur au moment de la certification. Pour ce faire, il vous suffit simplement de nous adresser votre demande via l’adresse mail certification@maisonpassive.be ou par téléphone.

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