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Questions / réponses

Une question ? Nous y répondons !

Afin de répondre aux questions les plus fréquentes que vous vous posez, la PMP a dynamisé la présentation de ses « FAQ » (Foire Aux Questions) et développé un outil de recherche convivial afin de faciliter vos recherches et votre apprentissage. Bonne visite !

Vous ne savez pas où chercher ? Suivez le guide :

Vous êtes candidat bâtisseur, à la recherche de réponses aux questions d’ordre général, cliquez ici.

Vous êtes architecte, bureau d’étude ou simplement curieux d’en savoir plus dans des domaines plus pointus, utilisez le moteur de recherche ci-dessous.

Cette rubrique a été développée pour vous. Si vous avez une question à laquelle nous n’avons pas (encore) répondu, faites-nous vos suggestions : nos FAQs s’enrichiront régulièrement de nouvelles propositions, dans l’intérêt de tous.

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20 résultats

"Je rentre de vacances, comment vais-je faire pour réchauffer ma maison rapidement étant donné que je n’ai pas de système de chauffage traditionnel?"

Pendant votre absence, la maison ne profitera plus des apports internes (occupation humaine, chaleur dégagée par les équipements ménagers, etc.) néanmoins elle pourra toujours profiter des apports solaires au travers du vitrage. L’abaissement de la température à l’intérieur de la maison sera donc limité vu que les pertes de chaleur vers l’extérieur sont très faibles et que l’habitation reste ensoleillée. Les quelques degrés manquant pourront être rapidement récupérés en utilisant l’appoint de chauffage. Cet appoint peut être un radiateur électrique, un poêle à pellets, un foyer au bois, etc.

Résidentiel, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Général

"Que signifie le n50 ? Comment le calcule-t-on ?"

Le « n50 » exprime le taux de renouvellement d’air d’un volume considéré lorsque celui-ci est soumis à une différence de pression de 50Pa. Ce résultat est généralement obtenu à la suite d’un test « blower door » et s’exprime en volume par heure, soit 1/h.

La formule permettant de déterminer la valeur du n50 est :

n50 = Q50 / V

Où :

n50 est le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de pression de 50Pa (en vol/h ou 1/h)

Q50 est le débit de fuite mesuré au ventilateur (en m³/h)

V est le volume d’air net ventilé (en m³) définit selon la procédure décrite dans le Vade-mecum en vigueur.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, PHPP

Dans une maison passive, peut-on ouvrir une fenêtre ?

Il n’y a aucune restriction ou interdiction : une fenêtre tout comme une porte peut donc être ouverte.
Cependant, en ouvrant fréquemment vos fenêtres, vous évacuez de l’air chaud et vous apportez de l’air frais et froid dans votre logement. Cet apport d’air frais devra être réchauffé. Votre consommation d’énergie pour chauffer votre habitation va donc légèrement augmenter. Ce constat est valable pour tout type de construction et pour tout standard énergétique.

Notons que l’installation d’un système de ventilation mécanique (système D) permet un apport d’air neuf qui assure une qualité de l’air et un confort maximal des occupants.
Aussi, il est important de ne pas oublier d’entretenir le groupe de ventilation (nettoyage régulier et/ou changement périodique des filtres).

De même, en apportant une attention particulière à l’inertie du bâtiment, il sera possible d’atténuer l’effet de froid causé par l’apport d’air frais dans le bâtiment.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Portes et fenêtres, Ventilation, Général

Qu'est ce que l'étanchéité à l'air d'un bâtiment ?

L’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment fait partie d’une stratégie à trois axes visant à réaliser un bâtiment confortable et peu énergivore. Ces trois axes sont ;

  • La mise en œuvre d’une isolation thermique importante,
  • La garantie d’une étanchéité à l’air du bâtiment très performante,
  • Une ventilation hygiénique contrôlée et entretenue régulièrement.

Concrètement, l’étanchéité à l’air d’un bâtiment permet d’éviter la surconsommation énergétique, les sensations d’inconfort liées au passage de l’air extérieur vers l’intérieur ou inversement et permet de lutter contre les phénomènes de condensation par convection dans l’épaisseur de la paroi.

Dans la pratique, cette étanchéité à l’air est obtenue par la mise en œuvre de matériau de finition ou de raccord reconnus et adaptés pour l’usage qui en est souhaité. Ainsi, un panneau OSB dans la construction en bois ou un plafonnage dans la construction en « dur » (bloc béton, terre cuite, ...) seront les matériaux qui permettront de garantir l’étanchéité à l’air de la paroi. Mais ces matériaux étaient déjà bien présents avant même que la notion d’étanchéité à l’air ne s’impose peu à peu dans le secteur de la construction. La différence se marque actuellement aux raccords entre les éléments de la construction. En effet, si une paroi, dans son ensemble, est performante du point de vue de l’étanchéité à l’air, elle peut présenter une faiblesse non négligeable si elle est interrompue en un point par le placement d’un châssis, et que les raccords entre ces deux éléments ne sont pas correctement étudiés.

Une liste non-exhaustive des raccords à surveiller est reprise ci-dessous ;

  • Plafonnage murs -châssis
  • Frein vapeur toiture – plafonnage murs
  • Plafonnage/Frein vapeur murs – plancher
  • Tous types de percements de l’enveloppe
  • La principale différence avec les constructions d’aujourd’hui provient donc d’attente plus exigeante de la part du secteur. Les faiblesses d’étanchéité à l’air des bâtiments sont étudiées afin de les minimiser et les raccords entre les différents matériaux/éléments de l’enveloppe sont la cible d’améliorations constantes.

Actuellement, bons nombres de matériaux sont développés afin de s’adapter à tout type de situation. Ainsi, on retrouve des bandes adhésives adaptées pour permettre la mise en œuvre d’un raccord étanche à l’air entre un châssis et une ossature bois. La version « construction en dur » de ce produit existe également sous la forme d’une bande feutrine.

De la membrane étanche à l’air pour couvrir l’entièreté du côté intérieur d’une toiture jusqu’aux manchons pour permettre le percement de l’enveloppe protégée du bâtiment par des conduits de tout type, les produits se multiplient et permettent une multitude de possibilités pour la mise en œuvre d’un bâtiment étanche à l’air et performant d’un point de vue énergétique mais également du point de vue du confort pour ses occupants.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Rentabilité et coûts, Général

Dans une maison passive, un poêle à bois ou à pellets peut-il directement prélever l'air de combustion dans le volume protégé ?

Un poêle à bois ou pellets peut fonctionner de deux manières différentes ; sur base d’un circuit dit « ouvert » ou sur base d’un circuit dit « fermé ».

Le circuit « ouvert » :

Dans cette configuration, l’air comburant est prélevé directement dans le local. Afin de garantir une alimentation en air suffisante (tant pour le fonctionnement du poêle que pour le confort des occupants), il conviendra de prévoir une amenée d’air directe via une ouverture non-obturable. Cette ouverture, indépendante du système de ventilation, étant non obturable, elle restera ouverte lors d’un éventuel blower door test. Il pourrait alors être fort difficile d’obtenir un renouvellement d’air inférieur ou égal à de 0,6 h-1. De plus, en cas de non utilisation du poêle, des fuites d’air pourraient survenir entre le volume protégé et l’extérieur via le foyer/conduit de cheminée de l’appareil. Cette situation créant alors des courants d’air qui perturberaient le confort des occupants.

Le circuit « fermé » :

Dans le cas d’un circuit fermé, l’amenée d’air est assurée par une conduite extérieure (ex : un système ventouse). Le foyer fait également partie du circuit fermé. Il sera nécessaire de s’assurer de la bonne mise en œuvre des raccords entre l’enveloppe étanche à l’air et les percements à travers celle-ci (amenée/extraction d’air). De même, le poêle en lui-même devra présenter une attention particulière à l’étanchéité à l’air.

Certains fabricants portent une attention particulière à l’étanchéité à l’air de leurs poêles. Une liste non-exhaustive de ces fabricants est disponible en suivant ce lien.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Ventilation, Chauffage

Y a-t-il danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Une maison passive est souvent considérée comme étant « à risque » en cas d’incendie. Du fait de son niveau élevé d’étanchéité à l’air, les maisons passives représenteraient un risque d’explosion, en cause, un feu couvant par défaut d’oxygène à l’intérieur du bâtiment. Afin d’éclaircir ce point fumant et d’apporter une réponse définitive et recevable, la pmp s’est adjoint le conseil de personnes compétentes en matière d’incendie.

C’est grâce à une étude commanditée par le SPF Intérieur à l’association ISSeP / UMons, dont l’expérience est reconnue depuis plus de 40 ans dans le domaine de l’incendie des bâtiments et couvre un large champ d’action (tests en laboratoire, expertises, prévention, enseignement, simulations, études post sinistre…) que la réponse fut apportée.

Les conclusions de l’étude peuvent être déclinées sous plusieurs points :

  • Il y’a plusieurs dizaines d’années, le soin apporté à l’enveloppe du bâtiment était bien moins important que dans les bâtiments actuels. Structure lourde, peu d’isolant, simple vitrage,… En cas d’incendie, les températures élevées causaient l’explosion du vitrage et l’apport massif d’oxygène pour alimenter le foyer. L’intervention des pompiers se faisait alors avec « moins de dangers » ; les risques de « backdraft » étant moins importants vu la quantité d’oxygène disponible.
  • Aujourd’hui, toute nouvelle habitation, qu’elle soit passive, basse-énergie ou respectant les critères PEB de base, présente un niveau d’étanchéité à l’air plus important qu’auparavant. Le risque de « backdraft » est donc d’autant plus important.
  • Dans le cas des maisons passives, qui présentent les niveaux d’étanchéité à l’air les plus élevés, les simulations réalisées démontrent qu’après 300s, alors que le feu continue de s’étendre dans une maison traditionnelle, la propagation du foyer déclenché dans une maison passive cesse de par le manque d’oxygène.
    Développement du foyer (HRR = Heat Release Rate) Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Lors du démarrage du foyer et de la propagation de l’incendie, la pression à l’intérieur de la maison passive va très vite grimper du fait d’une étanchéité à l’air plus importante de l’enveloppe. Le feu consumera alors une partie de l’oxygène présente dans le local. Dans une seconde phase, la puissance du foyer diminue de par l’absence d’oxygène. Le bâtiment entre alors en dépression et l’air extérieur est aspiré vers l’intérieur, à travers l’enveloppe et/ou tout autre affaiblissement de l’étanchéité à l’air du bâtiment. Dans ce cas de figure, il est évident que plus les ouvertures seront importantes, plus le débit d’air entrant sera lui-même conséquent. L’étanchéité à l’air du bâtiment joue donc un rôle primordial à ce niveau ; le manque d’air neuf causera un étouffement du foyer. Sa puissance s’en retrouvera affaiblie (voir graphe ci-dessus) entrainant une diminution de la température des fumées bien plus rapide dans le cas d’une maison passive.
    Evolution de la pression intérieure au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)

    Evolution de la température des fumées au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Point noir mis en évidence par cette étude ; la diminution des températures des fumées entraine la production de gaz imbrûlés (CO et HCN), ce qui représente un risque plus élevé de « backdraft » en cas d’intervention des pompiers.
    Evolution de la concentration en monoxyde de carbone et cyanide. Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Les causes du départ et de la propagation de l’incendie sont avant tout le mobilier et les objets présents dans l’habitation. Choses qui ne sont pas liées au caractère passif d’une habitation ou encore moins à l’épaisseur d’isolant mis en œuvre dans les parois.
  • Bien conscients de l’évolution des modes constructifs et des contraintes que ceux-ci leur imposent, les pompiers sont sensibilisés au fait que leurs techniques de lutte contre l’incendie doivent également évoluer et s’adapter aux bâtiments sur lesquels ils pourraient être appelés à intervenir. Les derniers témoignages recueillis auprès d’acteurs de cette profession nous confortent d’ailleurs dans cette idée.

Sur base de certaines croyances infondées, la construction en bois est également la proie des détraqueurs qui la considèrent comme un tas d’allumettes, prêt à s’embraser à la moindre flammèche. La vérité est tout autre et bien plus intéressante. En se consumant, le bois se carbonise ; une couche de carbone entoure l’élément et offre une résistance supplémentaire au feu. C’est pour cette raison que des éléments en bois sont utilisés pour garantir la résistance au feu de certaines parois du bâtiment (Ex : portes). Cette résistance accrue du bois face aux ravages d’un incendie permettra à l’ossature de continuer à remplir son rôle structurel, contrairement à une ossature acier, par exemple, qui, sous l’effet de la chaleur et du poids de l’eau, aura tendance à fondre et s’effondrer.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Ventilation, Général

Dans le PHPP, comment doit-on interpréter les déperditions thermiques par les tuyauteries et les conduits ?

  • Les déperditions thermiques par les conduits de systèmes de ventilation, existants pour la ventilation hygiénique, sont prises en compte par le biais de la méthode de calcul standard dans l’onglet PHPP ’Ventilation’.
  • Les conduits qui sont ventilés naturellement (par exemple les gaines ventilées naturellement) peuvent être pris en compte comme un EANC. Pour déterminer le coefficient de réduction de température "X", on doit alors partir d’un taux de renouvellement d’air conventionnel entre l’EANC et l’extérieur correspondant au type 4 (voir tableau 6 Document de référence de transmission). À défaut, on peut aussi considérer l’espace comme milieu extérieur, si bien qu’il ne faut pas calculer de coefficient de réduction de température. Source : « Tableau 4 : Taux de ventilation conventionnel entre l’espace non chauffé et l’environnement extérieur -  » (NBN B 62-002 (2008))
  • Les conduits de fumée ne doivent pas être pris en compte pour autant qu’ils présentent une résistance thermique démontrable d’au moins 1m² K/W. Dans le cas contraire, ils sont tout simplement comptés comme des conduits de ventilation naturelle (voir point 2).
  • Les évacuations d’eau pluviale sont comptées comme une surface de déperdition vers le milieu extérieur.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, Ventilation, PHPP

Quel prix dois-je compter pour un groupe de ventilation permettant une amenée et une extraction d'air mécanique couplé à un échangeur de chaleur ?

Il n’y a malheureusement pas de réponse universelle à ce type de question.
Bouches de ventilation, gaines, collier de fixations, type de conduite, sonde éventuelle, boitier de commande, filtres,… Le choix du matériel et le débit qu’il devra assurer influenceront directement le coût de votre installation. A cela, s’ajoute le coût de la main d’œuvre qui pourra sensiblement varier en fonction de la complexité du réseau de gainage.
Dès lors, nous vous conseillons de vous adresser à un installateur ou un fabricant qui pourra plus facilement vous renseigner suivant la situation qui vous est propre. Pour rappel, vous trouverez une liste d’installateurs et de fabricants sur notre site internet rubrique « Nos membres » ou en cliquant sur ce lien
Cette liste n’est pas exhaustive ; elle mentionne uniquement les personnes membres de la pmp et affiliées en tant que société.

Bon à savoir :
La pmp a rédigé une brochure « Quelle ventilation pour ma maison passive » destinée à présenter les différents appareils de ventilation, leurs performances ainsi que leur coût. Cette brochure a été éditée en 2012.
Un catalogue de produits en ligne est également disponible à l’adresse www.pmp-catalogues.be. Vous y trouverez un aperçu de produits disponibles sur le marché pour les bâtiments passifs - en matière de ventilation, mais également de châssis, et vitrages.

Résidentiel, Tertiaire, Ventilation, Chauffage, Rentabilité et coûts

Peut-on choisir de reprendre la chaufferie dans le volume protégé ?

Si les chaudières de chauffage central dans la chaufferie ont une puissance nominale inférieure à 70 kW, une ventilation naturelle de cette pièce n’est pas imposée par la norme NBN B61-002. La chaudière peut alors être placée dans le volume protégé, si bien que la surface nette au sol est prise comme surface de référence. Pendant le test d’étanchéité à l’air, la porte de la chaufferie doit rester ouverte. Par mesure de sécurité, on peut choisir de prévoir l’installation d’un détecteur, qui ferme l’arrivée de gaz si une fuite de gaz est détectée.

Si la puissance est supérieure ou égale à 70 kW, une ventilation naturelle de la chaufferie est obligatoire. En condition normale d’utilisation, cette ouverture ne peut d’aucune manière être obturée. Cette ouverture doit donc rester totalement libre même pendant le test d’étanchéité à l’air. Par conséquent, on choisira la plupart du temps de garder la chaufferie hors du volume protégé ; si tel n’est pas le cas, on ne pourra que difficilement, voire nullement, satisfaire au niveau d’étanchéité à l’air exigé. Les conséquences sont :

  • Les murs entre la chaufferie et le reste du bâtiment deviennent des surfaces déperditives (et doivent éventuellement être isolés)
  • La surface de la chaufferie ne compte pas comme surface nette. La porte entre la chaufferie et le reste du bâtiment est bien étanche à l’air, doit rester fermée en condition normale d’utilisation (par exemple à l’aide d’un ferme-porte) et peut être ouverte uniquement avec un outil (par exemple clé triangulaire)

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, Chauffage, Equipements, PHPP

Quels sont les points/mises en oeuvre délicat(e)s dans une construction passive ?

Une maison passive, tout comme n’importe quelle autre habitation, se doit d’être conçue dans les règles de l’art et selon des prescriptions définies (niveau d’étanchéité à l’air, coefficient de transmission thermique U maximum, rendement de l’échangeur, etc…). Il convient donc de veiller à la bonne mise en œuvre de certains points.

Une isolation de qualité et continue :

Isoler sa maison, c’est comme enfiler un bon pull en hiver. Mais si celui-ci est troué, son efficacité est réduite. Pour notre pull comme pour notre habitation, il nous faudra donc veiller à garantir une continuité de la couche protectrice (=un isolant performant et continu). En construction, cela se traduit par une volonté de résoudre tous les ponts thermiques de l’enveloppe protégée du bâtiment. En agissant de la sorte, les parois comporteront moins de points froids et, donc, moins de risques pour la santé du bâtiment et de ses occupants. Lors de la mise en œuvre, on veillera à ce que la pose de l’isolation soit continue et que les jonctions entre les panneaux ou matelas d’isolant soient correctement mises en œuvre.
Ces points d’attention sont à appliquer au démarrage du projet. En effet, identifier, étudier et résoudre un pont thermique lors de la création des plans est toujours plus aisé que de le faire sur chantier lorsque l’on se retrouve face aux faits (voir aux dégâts).

Une bonne étanchéité à l’air :

Quelle est l’utilité de mettre en œuvre une isolation importante et performante si la mise en œuvre des matériaux est mal pensée et/ou mal exécutée et laisse la voie libre à d’importantes fuites d’air, transformant votre habitation en véritable passoire ? La mise en œuvre d’une bonne étanchéité à l’air vous permettra de garantir qu’aucune infiltration d’air non souhaitée ne vienne perturber le bilan énergétique du projet. Garantir une étanchéité à l’air performante, c’est également s’assurer du confort intérieur des occupants (en évitant les courants d’air) .
Ce point particulier est à contrôler sur chantier lors de la mise en œuvre des raccords entre chaque élément de l’enveloppe (ex : châssis ou portes et parois, différents éléments de parois (toiture-murs), finitions sèches-humides, …). Ce point peut également être une spécificité reprise dans le cahier des charges.

Un système de ventilation intégrant une récupération de chaleur :

La règlementation PEB ainsi que les normes D 50-001 (résidentiel) et EN 13779 (non résidentiel) impose une ventilation des locaux. Il existe quatre systèmes de ventilation, mais seul un d’entre eux (système de ventilation de type D, amenée et extraction d’air mécanique) couplé à un échangeur de chaleur, permet de diminuer considérablement les pertes par ventilation. L’échangeur de chaleur a donc pour but de préchauffer l’air frais entrant grâce à la chaleur de l’air vicié qui est extrait.

Actuellement, l’utilisation d’un système de ventilation mécanique contrôlée couplée à un échangeur de chaleur est une étape indispensable (mais pas obligatoire) afin de répondre aux critères passifs.

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Peut-on installer une hotte dans une maison passive ?

Oui, il est tout à fait possible d’installer une hotte dans une maison passive. Toutefois, il faut veiller au type d’extraction choisi.
Soit la hotte travaille sur un circuit dit « fermé » où l’air aspiré passe par un filtre à charbon qui capte les éléments indésirables. L’air ainsi purifié est renvoyé vers le local. On observe une fréquence de remplacement des filtres allant de 4 à 6 mois.
Soit la hotte est raccordée sur la VMC qui joue le rôle d’extracteur d’air vicié. Cependant, nous attirons votre attention sur certains points :

  • une hotte raccordée sur la VMC ne peut être motorisée. Dans le cas contraire, le débit d’extraction de cette hotte perturberait l’équilibre du circuit de ventilation ;
  • en cas de départ d’incendie, les flammes pourraient pénétrer dans les conduits et enflammer ceux-ci ;
  • les éléments graisseux, contenus dans l’air extrait, pourraient se déposer dans les conduits, les filtres et l’unité de ventilation, perturbant leur fonctionnement.


Si le choix fait est d’installer une hotte sur la VMC, il sera judicieux de veiller aux dispositifs mis en œuvre pour parer à cette liste (non-exhaustive) de points d’attention.
Dans les deux cas, l’entretien régulier des filtres de la hotte est une habitude à prendre et à ne surtout pas négliger.

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Peut-on installer des feux ouverts - cassette dans une maison passive ?

Il est possible d’installer une cassette ou un feu-ouvert dans une maison passive. Cependant, un sérieux problème lié à l’étanchéité à l’air de ces installations risque de se poser.
a. Les cassettes/inserts et poêle à bois
Il est conseillé d’étudier de manière approfondie le placement d’un insert afin de garantir, entre autres, des raccords entre le conduit de cheminée et l’enveloppe du volume protégé, aussi étanches que possible. De même, les performances de l’appareil en lui-même sont à vérifier avant l’achat. Celui-ci ne peut présenter une enveloppe laissant la voie libre à des fuites d’air trop importantes.


Certains fabricants proposent déjà des inserts et poêle à bois pour maison passive :

Cette liste, non-exhaustive, de fabricants n’engage en aucun cas la pmp asbl sur la qualité des produits disponibles. Il est important de vérifier que les ouvertures pratiquées dans l’appareil présentent une étanchéité à l’air suffisamment importante afin de ne pas compromettre le niveau d’étanchéité à l’air global du bâtiment.


b. Les feux ouverts
En ce qui concerne les feux-ouverts, il existe un contact direct entre l’air ambiant du volume protégé et l’air extérieur via le conduit de cheminée. Les pertes de chaleur sont alors très importantes.
Ce problème étant relativement difficile à traiter, nous ne pouvons que vous proposer une solution alternative qui consisterait à prévoir, en toiture, un lanterneau motorisé offrant à la fois de bonnes performances thermiques et une bonne étanchéité à l’air. Ce dispositif s’enclencherait dès l’utilisation du feu ouvert permettant l’évacuation des fumées de combustion et se fermerait une fois celui-ci éteint.

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Quel est le meilleur isolant ?

Tout comme il n’y a pas de meilleur véhicule dans l’automobile, il n’y a pas de meilleur isolant dans la construction !

D’un point de vue thermique, chaque isolant à des propriétés intrinsèques qui feront de lui un isolant de bonne qualité, un isolant « standard » ou un isolant de moindre qualité. Parmi ces propriétés, figurent ;

La conductivité thermique (λ) du matériau

Elle exprime la quantité de flux de chaleur traversant un mètre de matériau par degré de température. Concrètement, plus cette valeur est petite, plus le matériau est isolant.

L’épaisseur du matériau

A épaisseur égale, deux matériaux isolants n’auront pas les mêmes performances thermiques. En effet, leur conductivité thermique agira en leur (dé)faveur.
Une relation simple permet de lier ces deux premiers paramètres :

R=e/λ

Où :
e = l’épaisseur du matériau (m)
λ = la conductivité thermique du matériau (W/mK)
R = la résistance thermique du matériau (m²K/W)

Pour une même résistance thermique, un isolant comme la fibre de bois (λ= 0,040 W/mK) devra donc avoir une épaisseur plus importante qu’un isolant de type polyuréthane (λ= 0,023 W/mK) … mais aura un coût environnemental bien plus intéressant.

Sa qualité environnementale

Nous avons très souvent tendance à opérer le choix d’un matériau isolant sur base de ses performances hygrothermiques. L’impact sur l’environnement de ce matériau n’est pas toujours au centre des préoccupations du candidat bâtisseur non averti. Et pourtant, l’enjeu pourrait être de taille. En effet, l’énergie économisée en besoin de chauffage pour le bâtiment pourrait, au final, être consommée, voire dépassée, par celle consommée durant toutes les étapes d’extraction, transformation, transport, … nécessaires à la fabrication du matériau.

La quantification de l’énergie consommée pour cette fabrication est généralement déterminée par ce que l’on appelle une « analyse de cycle de vie » (ACV) du matériau. Cette étude, longue et complexe, consistant à établir un champ d’études dans lequel tous les intrants ayant, de près ou de loin, un impact sur l’environnement seront précautionneusement listés pour chacune des étapes de fabrication du matériau. Il en résultera un bilan énergétique global caractérisant l’impact environnemental (en matière de gaz à effet de serre, de faune, flore, eutrophisation du milieu de vie, …) de la production de tel ou tel matériau.

En résumé

La combinaison de bonnes performances hygrothermiques et d’un faible impact sur l’environnement pourrait être la définition du « meilleur isolant ». Mais la disponibilité d’ACV pour chaque type de matériau est encore en cours d’étude.
De manière générale, on pourrait admettre qu’un matériau isolant performant, tant pour le bâtiment, ses occupants que pour l’environnement, est un matériau alliant performances hygrothermiques, méthodes de production respectueuses de l’environnement et production favorisant les ressources locales évitant la démultiplication des transports.

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Que signifie « zone de température X » dans l’onglet « surface » ? Quelle valeur dois-je encoder ?

Dans toutes les possibilités de configuration d’un bâtiment, il est fréquent d’être confronté à ce qu’on appelle un espace adjacent non chauffé (EANC). Ce local, par exemple un garage ou une cage d’escalier (dans un immeuble de logements), représente une zone intermédiaire entre le volume protégé et l’extérieur.

D’un point de vue thermique, pour une même composition de paroi, les déperditions seront plus importantes entre le volume protégé et l’extérieur qu’entre ce même volume et le garage. Ainsi, pour une température extérieure de 0°C, la température à l’intérieur du garage, appelée température d’équilibre, sera comprise entre 0°C et 20°C (température intérieure). Il convient donc de pondérer les déperditions à travers la paroi en contact avec cet espace intermédiaire et cela par le biais d’un facteur tenant compte de cette température d’équilibre du local. Ce facteur est appelé le « Facteur X » et est calculé par un outil annexe au PHPP. Le détail du calcul étant trop volumineux que pour être détaillé ici, il est tout de même intéressant de connaitre les facteurs intervenants dans son calcul. Ceux-ci sont :

  • Les valeurs U des parois du volume protégé en contact avec l’EANC
  • Les valeurs U des parois de l’EANC en contact avec l’extérieur,
  • La qualité de l’étanchéité à l’air de l’EANC,
  • Les débits de ventilation entre le volume protégé et l’EANC,
  • Les ponts thermiques ponctuels et linéaires entre le volume protégé et l’EANC,
  • Les ponts thermiques ponctuels et linéaires entre l’EANC et l’extérieur,
  • Les gains solaires à travers les parois transparentes de l’EANC.
  • La valeur de ce « Facteur X » est ensuite utilisée dans le calcul des déperditions à travers une paroi ;
Q=A.U.X.Gt [kWh/an]

Dans laquelle :
A : est la surface de la paroi considérée, en m² ;
U : est la valeur « U » de la paroi considérée, en W/m²K ;
X : est le « facteur X » ;
Gt : est, pour faire simple, un cumul des différences de températures entre intérieur et extérieur sur toute la durée de la période de chauffe, en kKh/an.

Pour plus de détail sur la méthode de calcul du facteur X, une série de ressources sont mises à votre disposition et listées ci-dessous ;

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, Chauffage, PHPP, Outils divers

Je désire faire certifier mon projet. Quand effectuer le BD Test lorsqu'un poêle à pellets est prévu ? Avant ou après son installation?

Le test devra s’effectuer après son installation. En effet, cela permettra de vérifier la bonne réalisation du percement de l’enveloppe étanche à l’air du bâtiment et d’éventuellement intervenir pour corriger le tir. L’équipe de conception peut éventuellement prévoir un test avant son installation afin de vérifier d’autres points délicats de la construction.

Ce même test peut également permettre de vérifier les performances d’étanchéité à l’air du poêle en lui-même.

NB : le test final (celui qui sera remis lors de la demande de certification) doit être conforme à la méthode A décrite dans la norme NBN EN 13829. Des spécifications supplémentaires pour la mesure de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe des bâtiments sont reprises sur le site www.epbd.be

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Comment choisir son terrain pour une maison passive ?

Peu importe le standard énergétique visé, le choix du terrain reste une étape importante dans tout projet d’architecture. Tant le maîitre d’ouvrage que l’auteur de projet resteront attentifs à plusieurs points. Parmi ceux-ci, nous noterons, par exemple ;

  • l’orientation générale du terrain,
  • l’environnement dans lequel il s’inscrit (tant sonore que visuel),
  • la nature du sol,
  • le potentiel inondable du terrain,
  • sa configuration/déclivité,

Pour une maison à haute efficacité énergétique, l’orientation du projet est un facteur important à intégrer dès les premiers coups de crayon. Ainsi, le terrain idéal présentera une orientation Sud-Est/Sud/Sud-Ouest côté « arrière » de la future habitation. Cette configuration permettra le placement de parois vitrées plus importantes. L’habitation bénéficiera ainsi d’apports solaires (pouvant être plus importants que les déperditions conductives liées aux baies) tout en permettant de conserver l’intimité et la vue vers le jardin éventuellement souhaités par les occupants.

Il n’est cependant pas exclu (et c’est d’ailleurs souvent le cas !) de concevoir une maison passive sur un terrain mal orienté. Le critère des 15kWh/m².an ne donne pas l’exclusivité aux bâtiments dont la majorité des surfaces vitrées sont orientées au sud. L’attention sera alors reportée sur des points plus particuliers comme ;

  • Une meilleure compacité limitant les surfaces de déperditions,
  • Un renforcement de l’isolation thermique du volume protégé,
  • Capter le soleil par des ouvertures en toiture ou de manière indirecte,
  • Utiliser un groupe de ventilation double-flux plus performant,

Un terrain mal orienté, présentant une orientation Sud à rue, ne constitue donc pas un obstacle infranchissable à la conception d’une maison passive. En tenant compte des éléments cités ci-dessus et en privilégiant une conception architecturale plus recherchée, les critères du standard passif resteront à votre portée.

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Ma maison est-elle passive ?

Si la question se pose, c’est que vous ne disposez d’aucune certitude par rapport aux performances de votre habitation. Dans le cadre du standard passif, cette certitude est apportée par l’obtention d’un certificat attestant des performances énergétiques de votre habitation et est délivré par la pmp asbl.

Pour en savoir plus sur la certification passive, visitez la rubrique certification de notre site internet.

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Comment encoder les pertes par ventilation d'un appareil (dé)centralisé dans les logements collectifs ?

Les pertes thermiques d’un réseau de ventilation d’un immeuble à appartements sont calculées via l’outil « Collectifs_vent » développé au travers de la plate-forme « ConnecTools ».

Cet outil fournit des longueurs et ponts thermiques équivalents pour chacun des logements, calculés différemment selon la position du groupe de ventilation et du réseau aéraulique principal. Ces valeurs pourront être encodées dans le logiciel PHPP afin de vérifier simplement la performance énergétique d’un logement.

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Comment calculer le volume d'air net ventilé : jusqu'aux finitions ou jusqu'à la barrière d'étanchéité?

Le volume d’air net ventilé se calcule selon les prescriptions du Vademecum actuellement en vigueur. Ces recommandations sont basées sur une note du CSTC [1] apportant quelques précisions à la norme NBN EN 13829.

Cette note précise certaines conventions de mesure à adopter. L’une d’entre elles stipule que : « le calcul s’effectue sur la base des dimensions intérieures globales  ».

Celui-ci correspond au volume intérieur brut (cloisons et plancher intérieurs compris) mesuré jusqu’aux finitions et non à la barrière d’étanchéité. Il s’agit d’une convention de mesurage qui ne tient pas compte de la position de la barrière étanche à l’air.

A noter que dans certains cas, la finition fait office de barrière d’étanchéité, facilitant l’interprétation de la situation.

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Quid des exutoires de fumée dans un bâtiment passif ?

La présence d’exutoires de fumée dans un bâtiment passif peut s’avérer être problématique tant pour la question de l’étanchéité à l’air que pour les performances thermiques de l’élément en lui-même.

A ce jour, nous disposons uniquement des informations suivantes ;

-  Il est possible de placer un lanterneau en veillant à la qualité des raccords étanches à l’air. Le point faible de cette solution étant les performances thermiques du lanterneau.

-  La société « COLT » fabrique des lanterneaux dont les performances thermiques sont plus appréciables (voir ici). De même pour la société « AG PLASTICS » qui fabrique des exutoires de fumée (voir ici)

-  Il est également possible d’envisager des fenêtres de toit motorisées voire des châssis motorisés placés en hauteur dans des parois verticales.

Si, en tant que fabricant, bureau d’études ou architecte vous disposez de plus d’informations quant à un produit particulier pouvant répondre à ce type d’application, n’hésitez pas à nous en informer via l’adresse infotechnique@maisonpassive.be

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