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Questions / réponses

Une question ? Nous y répondons !

Afin de répondre aux questions les plus fréquentes que vous vous posez, la PMP a dynamisé la présentation de ses « FAQ » (Foire Aux Questions) et développé un outil de recherche convivial afin de faciliter vos recherches et votre apprentissage. Bonne visite !

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Vous êtes candidat bâtisseur, à la recherche de réponses aux questions d’ordre général, cliquez ici.

Vous êtes architecte, bureau d’étude ou simplement curieux d’en savoir plus dans des domaines plus pointus, utilisez le moteur de recherche ci-dessous.

Cette rubrique a été développée pour vous. Si vous avez une question à laquelle nous n’avons pas (encore) répondu, faites-nous vos suggestions : nos FAQs s’enrichiront régulièrement de nouvelles propositions, dans l’intérêt de tous.

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17 résultats

"Est-ce possible de transformer une maison ordinaire en maison passive ?"

Il n’est pas impossible de le faire. :)

Selon la configuration initiale de l’habitation il conviendra de lister les tâches à réaliser avec, par ordre d’importance ;

-  Contrôler et très certainement renforcer l’isolation des parois extérieures (objectif : une valeur U inférieure ou égale à 0,150W/(m².K) ) ;

-  Placer des vitrages performants (objectif : valeur Ug inférieure ou égale à 1,0W/(m².K) ) ;

-  Veiller, de manière générale, à la qualité de la mise en œuvre des matériaux des parois extérieures afin de garantir une étanchéité à l’air performante et un traitement adéquat des ponts- thermiques (objectif : résultat du test blower door inférieur ou égal à 0,6vol/h) ;

-  Placer un système de ventilation mécanique contrôlée double flux avec récupérateur de chaleur.

Outre ces aspects purement techniques, la conception architecturale globale est un point primordial à considérer. En effet, selon la volumétrie de l’habitation, son orientation, son exposition au soleil, … il pourrait être plus difficile de tirer parti de l’environnement dans lequel elle s’inscrit pour atteindre le standard passif. C’est à ce niveau que l’architecte joue son rôle pour concevoir un projet suffisamment flexible que pour mêler habilement l’art de son métier à la technique requise pour le standard énergétique visé.

Afin de vérifier le respect des critères passifs, il conviendra d’encoder les caractéristiques du bâtiment dans le logiciel PHPP. Le logiciel PHPP ou « Passive House Planning Package » est l’outil de référence pour l’aide à la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et spécifiquement conçu pour accompagner les concepteurs dès l’esquisse de leur projet. L’encodage du projet dans le logiciel PHPP est à réaliser sur base des recommandations émises dans le « Vade Mecum » en vigueur au moment de la demande du permis d’urbanisme du bâtiment ou plus récent (accusé de réception de la demande faisant foi).

Sachez enfin que la pmp peut vous aider dans la conception de votre projet à haute efficacité énergétique. Pour en savoir davantage sur les services que propose la pmp, nous vous invitons à consulter notre site, rubrique nos services..

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Matériaux, Portes et fenêtres, Ponts thermiques, Primes et démarches, Rentabilité et coûts, Général

"Je rentre de vacances, comment vais-je faire pour réchauffer ma maison rapidement étant donné que je n’ai pas de système de chauffage traditionnel?"

Pendant votre absence, la maison ne profitera plus des apports internes (occupation humaine, chaleur dégagée par les équipements ménagers, etc.) néanmoins elle pourra toujours profiter des apports solaires au travers du vitrage. L’abaissement de la température à l’intérieur de la maison sera donc limité vu que les pertes de chaleur vers l’extérieur sont très faibles et que l’habitation reste ensoleillée. Les quelques degrés manquant pourront être rapidement récupérés en utilisant l’appoint de chauffage. Cet appoint peut être un radiateur électrique, un poêle à pellets, un foyer au bois, etc.

Résidentiel, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Général

"Quelle épaisseur d'isolant dois-je mettre en œuvre dans mes murs pour atteindre le standard passif ?"

Tout dépend du type de matériau utilisé. Chaque matériau isolant a ses propres caractéristiques qui le rendent plus ou moins efficaces comparé à d’autres. La caractéristique principale qui détermine la performance d’un matériau isolant est la conductivité thermique, notée « λ ». Elle est renseignée sur la fiche technique du matériau en question. Au plus cette valeur est petite, au plus l’isolant est performant.

Introduisons à présent la notion de coefficient de transmission thermique d’une paroi, noté « U ». La valeur « U » d’une paroi renseigne la quantité d’énergie qui traversera 1 m² de cette paroi par degré de différence entre les ambiances qu’elle sépare. Elle est calculée en prenant l’inverse de la résistance thermique totale de la paroi, notée R et calculée selon la formule suivante ;

Rt = Rsi + e1/λ1 + e2/λ2 + en/λn + Rse

Dans laquelle ;

Rt = la résistance thermique totale de la paroi ((m².K)/W)
Rsi = la résistance superficielle intérieure (= 0,13 dans le cas de parois verticales)
E1 = l’épaisseur du premier matériau du complexe de paroi étudié
λ1 = la conductivité thermique du premier matériaux du complexe de paroi étudié

Rse = la résistance superficielle extérieure ( = 0,04 si la dernière couche est exposée aux conditions climatiques extérieures (vent), dans le cas contraire Rse = Rsi)

La valeur U, quant à elle, est obtenue selon la formule suivante ;

U = 1/Rt

Pour atteindre plus facilement le standard passif, il est recommandé d’avoir des valeurs « U » de paroi inférieures ou égales à 0,150W/(m².K). En terme de matériaux isolants, cela représente généralement +/- 15cm de PUR, +/- 23cm d’XPS, +/- 30 cm de cellulose, …

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, Chauffage, Général, PHPP

Où puis-je trouver une liste des châssis et des vitrages certifiés passifs ?

La liste des châssis certifiés "passif" est téléchargeable sur le site du Passivhaus Institut.

Sachez également que la pmp a édité des brochures d’aide à la décision. L’une d’entre elles, intitulée « Quelles fenêtres pour ma maison passive » a pour but de fournir des informations complètes concernant les caractéristiques techniques de châssis et vitrages disponibles en Belgique. Cette brochure est complétée d’un catalogue de produits interactif, tous deux disponibles en ligne à l’adresse www.pmp-catalogues.be

Notons également que la pmp et la php ne sont actuellement pas habilités à délivrer de certificat passif pour les châssis et les vitrages.

Pour la certification "passive" d’un bâtiment en Belgique, les châssis et vitrages ne doivent pas obligatoirement être certifiés "passif". Certains projets tertiaires ayant une très bonne compacité (plus de 4) sont munis, en tout ou en partie, de châssis moins performants.

Les exigences concernant les châssis et le vitrage sont reprises dans le Vade-mecum actuellement en vigueur, et téléchargeable à la rubrique ressources de notre site

Résidentiel, Tertiaire, Matériaux, Portes et fenêtres, Rentabilité et coûts

Qu'est ce que l'étanchéité à l'air d'un bâtiment ?

L’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment fait partie d’une stratégie à trois axes visant à réaliser un bâtiment confortable et peu énergivore. Ces trois axes sont ;

  • La mise en œuvre d’une isolation thermique importante,
  • La garantie d’une étanchéité à l’air du bâtiment très performante,
  • Une ventilation hygiénique contrôlée et entretenue régulièrement.

Concrètement, l’étanchéité à l’air d’un bâtiment permet d’éviter la surconsommation énergétique, les sensations d’inconfort liées au passage de l’air extérieur vers l’intérieur ou inversement et permet de lutter contre les phénomènes de condensation par convection dans l’épaisseur de la paroi.

Dans la pratique, cette étanchéité à l’air est obtenue par la mise en œuvre de matériau de finition ou de raccord reconnus et adaptés pour l’usage qui en est souhaité. Ainsi, un panneau OSB dans la construction en bois ou un plafonnage dans la construction en « dur » (bloc béton, terre cuite, ...) seront les matériaux qui permettront de garantir l’étanchéité à l’air de la paroi. Mais ces matériaux étaient déjà bien présents avant même que la notion d’étanchéité à l’air ne s’impose peu à peu dans le secteur de la construction. La différence se marque actuellement aux raccords entre les éléments de la construction. En effet, si une paroi, dans son ensemble, est performante du point de vue de l’étanchéité à l’air, elle peut présenter une faiblesse non négligeable si elle est interrompue en un point par le placement d’un châssis, et que les raccords entre ces deux éléments ne sont pas correctement étudiés.

Une liste non-exhaustive des raccords à surveiller est reprise ci-dessous ;

  • Plafonnage murs -châssis
  • Frein vapeur toiture – plafonnage murs
  • Plafonnage/Frein vapeur murs – plancher
  • Tous types de percements de l’enveloppe
  • La principale différence avec les constructions d’aujourd’hui provient donc d’attente plus exigeante de la part du secteur. Les faiblesses d’étanchéité à l’air des bâtiments sont étudiées afin de les minimiser et les raccords entre les différents matériaux/éléments de l’enveloppe sont la cible d’améliorations constantes.

Actuellement, bons nombres de matériaux sont développés afin de s’adapter à tout type de situation. Ainsi, on retrouve des bandes adhésives adaptées pour permettre la mise en œuvre d’un raccord étanche à l’air entre un châssis et une ossature bois. La version « construction en dur » de ce produit existe également sous la forme d’une bande feutrine.

De la membrane étanche à l’air pour couvrir l’entièreté du côté intérieur d’une toiture jusqu’aux manchons pour permettre le percement de l’enveloppe protégée du bâtiment par des conduits de tout type, les produits se multiplient et permettent une multitude de possibilités pour la mise en œuvre d’un bâtiment étanche à l’air et performant d’un point de vue énergétique mais également du point de vue du confort pour ses occupants.

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Y a-t-il danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Une maison passive est souvent considérée comme étant « à risque » en cas d’incendie. Du fait de son niveau élevé d’étanchéité à l’air, les maisons passives représenteraient un risque d’explosion, en cause, un feu couvant par défaut d’oxygène à l’intérieur du bâtiment. Afin d’éclaircir ce point fumant et d’apporter une réponse définitive et recevable, la pmp s’est adjoint le conseil de personnes compétentes en matière d’incendie.

C’est grâce à une étude commanditée par le SPF Intérieur à l’association ISSeP / UMons, dont l’expérience est reconnue depuis plus de 40 ans dans le domaine de l’incendie des bâtiments et couvre un large champ d’action (tests en laboratoire, expertises, prévention, enseignement, simulations, études post sinistre…) que la réponse fut apportée.

Les conclusions de l’étude peuvent être déclinées sous plusieurs points :

  • Il y’a plusieurs dizaines d’années, le soin apporté à l’enveloppe du bâtiment était bien moins important que dans les bâtiments actuels. Structure lourde, peu d’isolant, simple vitrage,… En cas d’incendie, les températures élevées causaient l’explosion du vitrage et l’apport massif d’oxygène pour alimenter le foyer. L’intervention des pompiers se faisait alors avec « moins de dangers » ; les risques de « backdraft » étant moins importants vu la quantité d’oxygène disponible.
  • Aujourd’hui, toute nouvelle habitation, qu’elle soit passive, basse-énergie ou respectant les critères PEB de base, présente un niveau d’étanchéité à l’air plus important qu’auparavant. Le risque de « backdraft » est donc d’autant plus important.
  • Dans le cas des maisons passives, qui présentent les niveaux d’étanchéité à l’air les plus élevés, les simulations réalisées démontrent qu’après 300s, alors que le feu continue de s’étendre dans une maison traditionnelle, la propagation du foyer déclenché dans une maison passive cesse de par le manque d’oxygène.
    Développement du foyer (HRR = Heat Release Rate) Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Lors du démarrage du foyer et de la propagation de l’incendie, la pression à l’intérieur de la maison passive va très vite grimper du fait d’une étanchéité à l’air plus importante de l’enveloppe. Le feu consumera alors une partie de l’oxygène présente dans le local. Dans une seconde phase, la puissance du foyer diminue de par l’absence d’oxygène. Le bâtiment entre alors en dépression et l’air extérieur est aspiré vers l’intérieur, à travers l’enveloppe et/ou tout autre affaiblissement de l’étanchéité à l’air du bâtiment. Dans ce cas de figure, il est évident que plus les ouvertures seront importantes, plus le débit d’air entrant sera lui-même conséquent. L’étanchéité à l’air du bâtiment joue donc un rôle primordial à ce niveau ; le manque d’air neuf causera un étouffement du foyer. Sa puissance s’en retrouvera affaiblie (voir graphe ci-dessus) entrainant une diminution de la température des fumées bien plus rapide dans le cas d’une maison passive.
    Evolution de la pression intérieure au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)

    Evolution de la température des fumées au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Point noir mis en évidence par cette étude ; la diminution des températures des fumées entraine la production de gaz imbrûlés (CO et HCN), ce qui représente un risque plus élevé de « backdraft » en cas d’intervention des pompiers.
    Evolution de la concentration en monoxyde de carbone et cyanide. Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Les causes du départ et de la propagation de l’incendie sont avant tout le mobilier et les objets présents dans l’habitation. Choses qui ne sont pas liées au caractère passif d’une habitation ou encore moins à l’épaisseur d’isolant mis en œuvre dans les parois.
  • Bien conscients de l’évolution des modes constructifs et des contraintes que ceux-ci leur imposent, les pompiers sont sensibilisés au fait que leurs techniques de lutte contre l’incendie doivent également évoluer et s’adapter aux bâtiments sur lesquels ils pourraient être appelés à intervenir. Les derniers témoignages recueillis auprès d’acteurs de cette profession nous confortent d’ailleurs dans cette idée.

Sur base de certaines croyances infondées, la construction en bois est également la proie des détraqueurs qui la considèrent comme un tas d’allumettes, prêt à s’embraser à la moindre flammèche. La vérité est tout autre et bien plus intéressante. En se consumant, le bois se carbonise ; une couche de carbone entoure l’élément et offre une résistance supplémentaire au feu. C’est pour cette raison que des éléments en bois sont utilisés pour garantir la résistance au feu de certaines parois du bâtiment (Ex : portes). Cette résistance accrue du bois face aux ravages d’un incendie permettra à l’ossature de continuer à remplir son rôle structurel, contrairement à une ossature acier, par exemple, qui, sous l’effet de la chaleur et du poids de l’eau, aura tendance à fondre et s’effondrer.

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Dans le PHPP, comment doit-on interpréter les déperditions thermiques par les tuyauteries et les conduits ?

  • Les déperditions thermiques par les conduits de systèmes de ventilation, existants pour la ventilation hygiénique, sont prises en compte par le biais de la méthode de calcul standard dans l’onglet PHPP ’Ventilation’.
  • Les conduits qui sont ventilés naturellement (par exemple les gaines ventilées naturellement) peuvent être pris en compte comme un EANC. Pour déterminer le coefficient de réduction de température "X", on doit alors partir d’un taux de renouvellement d’air conventionnel entre l’EANC et l’extérieur correspondant au type 4 (voir tableau 6 Document de référence de transmission). À défaut, on peut aussi considérer l’espace comme milieu extérieur, si bien qu’il ne faut pas calculer de coefficient de réduction de température. Source : « Tableau 4 : Taux de ventilation conventionnel entre l’espace non chauffé et l’environnement extérieur -  » (NBN B 62-002 (2008))
  • Les conduits de fumée ne doivent pas être pris en compte pour autant qu’ils présentent une résistance thermique démontrable d’au moins 1m² K/W. Dans le cas contraire, ils sont tout simplement comptés comme des conduits de ventilation naturelle (voir point 2).
  • Les évacuations d’eau pluviale sont comptées comme une surface de déperdition vers le milieu extérieur.

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Quels sont les points/mises en oeuvre délicat(e)s dans une construction passive ?

Une maison passive, tout comme n’importe quelle autre habitation, se doit d’être conçue dans les règles de l’art et selon des prescriptions définies (niveau d’étanchéité à l’air, coefficient de transmission thermique U maximum, rendement de l’échangeur, etc…). Il convient donc de veiller à la bonne mise en œuvre de certains points.

Une isolation de qualité et continue :

Isoler sa maison, c’est comme enfiler un bon pull en hiver. Mais si celui-ci est troué, son efficacité est réduite. Pour notre pull comme pour notre habitation, il nous faudra donc veiller à garantir une continuité de la couche protectrice (=un isolant performant et continu). En construction, cela se traduit par une volonté de résoudre tous les ponts thermiques de l’enveloppe protégée du bâtiment. En agissant de la sorte, les parois comporteront moins de points froids et, donc, moins de risques pour la santé du bâtiment et de ses occupants. Lors de la mise en œuvre, on veillera à ce que la pose de l’isolation soit continue et que les jonctions entre les panneaux ou matelas d’isolant soient correctement mises en œuvre.
Ces points d’attention sont à appliquer au démarrage du projet. En effet, identifier, étudier et résoudre un pont thermique lors de la création des plans est toujours plus aisé que de le faire sur chantier lorsque l’on se retrouve face aux faits (voir aux dégâts).

Une bonne étanchéité à l’air :

Quelle est l’utilité de mettre en œuvre une isolation importante et performante si la mise en œuvre des matériaux est mal pensée et/ou mal exécutée et laisse la voie libre à d’importantes fuites d’air, transformant votre habitation en véritable passoire ? La mise en œuvre d’une bonne étanchéité à l’air vous permettra de garantir qu’aucune infiltration d’air non souhaitée ne vienne perturber le bilan énergétique du projet. Garantir une étanchéité à l’air performante, c’est également s’assurer du confort intérieur des occupants (en évitant les courants d’air) .
Ce point particulier est à contrôler sur chantier lors de la mise en œuvre des raccords entre chaque élément de l’enveloppe (ex : châssis ou portes et parois, différents éléments de parois (toiture-murs), finitions sèches-humides, …). Ce point peut également être une spécificité reprise dans le cahier des charges.

Un système de ventilation intégrant une récupération de chaleur :

La règlementation PEB ainsi que les normes D 50-001 (résidentiel) et EN 13779 (non résidentiel) impose une ventilation des locaux. Il existe quatre systèmes de ventilation, mais seul un d’entre eux (système de ventilation de type D, amenée et extraction d’air mécanique) couplé à un échangeur de chaleur, permet de diminuer considérablement les pertes par ventilation. L’échangeur de chaleur a donc pour but de préchauffer l’air frais entrant grâce à la chaleur de l’air vicié qui est extrait.

Actuellement, l’utilisation d’un système de ventilation mécanique contrôlée couplée à un échangeur de chaleur est une étape indispensable (mais pas obligatoire) afin de répondre aux critères passifs.

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Quel est le meilleur isolant ?

Tout comme il n’y a pas de meilleur véhicule dans l’automobile, il n’y a pas de meilleur isolant dans la construction !

D’un point de vue thermique, chaque isolant à des propriétés intrinsèques qui feront de lui un isolant de bonne qualité, un isolant « standard » ou un isolant de moindre qualité. Parmi ces propriétés, figurent ;

La conductivité thermique (λ) du matériau

Elle exprime la quantité de flux de chaleur traversant un mètre de matériau par degré de température. Concrètement, plus cette valeur est petite, plus le matériau est isolant.

L’épaisseur du matériau

A épaisseur égale, deux matériaux isolants n’auront pas les mêmes performances thermiques. En effet, leur conductivité thermique agira en leur (dé)faveur.
Une relation simple permet de lier ces deux premiers paramètres :

R=e/λ

Où :
e = l’épaisseur du matériau (m)
λ = la conductivité thermique du matériau (W/mK)
R = la résistance thermique du matériau (m²K/W)

Pour une même résistance thermique, un isolant comme la fibre de bois (λ= 0,040 W/mK) devra donc avoir une épaisseur plus importante qu’un isolant de type polyuréthane (λ= 0,023 W/mK) … mais aura un coût environnemental bien plus intéressant.

Sa qualité environnementale

Nous avons très souvent tendance à opérer le choix d’un matériau isolant sur base de ses performances hygrothermiques. L’impact sur l’environnement de ce matériau n’est pas toujours au centre des préoccupations du candidat bâtisseur non averti. Et pourtant, l’enjeu pourrait être de taille. En effet, l’énergie économisée en besoin de chauffage pour le bâtiment pourrait, au final, être consommée, voire dépassée, par celle consommée durant toutes les étapes d’extraction, transformation, transport, … nécessaires à la fabrication du matériau.

La quantification de l’énergie consommée pour cette fabrication est généralement déterminée par ce que l’on appelle une « analyse de cycle de vie » (ACV) du matériau. Cette étude, longue et complexe, consistant à établir un champ d’études dans lequel tous les intrants ayant, de près ou de loin, un impact sur l’environnement seront précautionneusement listés pour chacune des étapes de fabrication du matériau. Il en résultera un bilan énergétique global caractérisant l’impact environnemental (en matière de gaz à effet de serre, de faune, flore, eutrophisation du milieu de vie, …) de la production de tel ou tel matériau.

En résumé

La combinaison de bonnes performances hygrothermiques et d’un faible impact sur l’environnement pourrait être la définition du « meilleur isolant ». Mais la disponibilité d’ACV pour chaque type de matériau est encore en cours d’étude.
De manière générale, on pourrait admettre qu’un matériau isolant performant, tant pour le bâtiment, ses occupants que pour l’environnement, est un matériau alliant performances hygrothermiques, méthodes de production respectueuses de l’environnement et production favorisant les ressources locales évitant la démultiplication des transports.

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Quel est le "K" d'une maison passive ?

Le niveau « K » est une notion qui dépend essentiellement du coefficient de transmission thermique U des différentes parois de déperditions et de la compacité du bâtiment. Des variables fort différentes d’un projet à l’autre. Plus la valeur K est petite, plus le niveau d’isolation du bâtiment est élevé.

L’attention portée à la réduction des BNE (Besoins Nets en Energie de chauffage) induit irrémédiablement des travaux d’isolation importants sur l’enveloppe protégée du bâtiment. Dès lors, le niveau K moyen d’une habitation passive sera relativement bas.

Les valeurs observées pour le « K » lors de certification évoluent de +/-10 à +/- 40 pour une valeur moyenne de 17,8 (source : statistiques pmp).

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Que signifie la capacité thermique surfacique ?

La capacité thermique surfacique est un terme qui apparait dans le PHPP, feuille « Eté », cellule « C6 ».

La capacité thermique d’un élément correspond à sa capacité d’absorber ou de restituer une quantité d’énergie. Concrètement, cette donnée permet de considérer l’inertie du bâtiment par la prise en compte du nombre de surfaces massives qui délimitent un espace. Mais qu’entend-on réellement par « surfaces massives » ?

Selon la PEB :
« Les éléments de construction sont considérés comme massifs si leur masse est d’au moins 100kg/m², déterminé en partant de l’intérieur jusqu’à une lame d’air ou une couche à conductivité thermique λ inférieure à 0,20 W/(m.K). »

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Un bloc de béton cellulaire est-il considéré comme un isolant ?

Selon l’extrait du document « Document explicatif – Suivant le « Projet de modification de l’ANNEXE IV/V de l’arrêté PEB » en date du 31/12/2009 ;

« La couche isolante peut également être constituée de plusieurs couches de matériaux, homogènes ou non (les membranes doivent être négligées). A condition que :

  • les couches accolées de matériaux se succèdent ET
  • il n’y ait aucune couche d’air intercalée ET
  • chacune des couches de matériaux ait une valeur λ inférieure ou égale à 0,.2 W/mK. »

Un bloc de béton cellulaire a une conductivité thermique qui est fonction de sa densité. Certains de ces blocs peuvent donc être considérés comme un matériau isolant, mais il convient de bien vérifier les caractéristiques du bloc choisi.

Pour toute demande de certification, nous rappelons que seules les pièces justificatives conformes seront acceptées pour attester de la valeur "lambda" du matériau. Si vous souhaitez plus de détails concernant ce point, n’hésitez pas à consulter le vade-mecum résidentiel téléchargeable ici : vade-mecum

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Est-il possible de concevoir une maison passive en bloc (massive passive)?

Le standard passif est basé sur des critères énergétiques et non sur un mode constructif particulier. Il n’y a donc aucune restriction relative à l’usage d’un matériau en particulier. L’important est de respecter les recommandations relatives aux performances globales des parois, objectif principalement atteint par l’usage d’un matériau isolant en complément de la structure en bloc de béton, terre-cuite, …

L’objectif alors recherché est d’atteindre un U de paroi inférieur ou égal à 0,15 W/(m².K) afin de respecter les critères passifs.

N.B. : Les critères passifs sont repris ici et dans le vade-mecum en vigueur.

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Comment calculer la valeur "U" d'une toiture verte ?

Tout calcul de « U » repose sur la conductivité thermique des matériaux de la paroi considérée. Dans le cas d’une toiture végétale, la conductivité thermique d’une couche de terre peut fortement varier dans le temps selon les conditions atmosphériques et la présence ou non d’un système de drainage du toit.

Ainsi, le point 7.3.4 de la NBN B62-002(2008) stipule qu’une « résistance thermique additionnelle pour les toits verts tient compte d’une valeur par défaut de 2 W/mK en ce qui concerne la conductivité thermique de la terre. Dans le cas où l’épaisseur (moyenne) de la couche de terre n’est pas connue, une valeur par défaut de 0,05 m²K/W est prise en considération pour la résistance thermique de la couche de terre. »

En cas de présence d’une couche de drainage, il est possible de la considérer comme une couche d’air peu ou pas ventilée.

D’autres valeurs de conductivité thermique de matériaux généralement mis en œuvre dans une toiture végétale sont également renseignées dans cette même norme.

Remarque :

L’intérêt des toitures végétales ne réside pas dans l’amélioration des performances thermiques de la paroi. Celles-ci sont généralement utilisées pour leur pouvoir drainant, permettant de temporiser l’évacuation des eaux de pluies, et leur inertie qui permet d’augmenter la durée de déphasage de la paroi en période estivale et hivernale.

L’équipe technique de la pmp reste toujours disponible pour d’éventuelles questions techniques. N’hésitez-pas à nous contacter par téléphone ou par mail.

A lire également :

  • la NIT 229 : « Toiture végétale » publiée par le CSTC

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Comment agir vis-à-vis de parois mitoyennes dans un projet passif ?

Dans le PHPP…

Bien qu’elles puissent être encodées, les parois mitoyennes construites sont considérées comme « non déperditives » (du point de vue de la réglementation). Leur encodage n’aura donc aucun impact sur le calcul des besoins nets en énergie de chauffage.
A l’inverse, la feuille « Puissance de chauffage » du PHPP considère toutes les parois délimitant le bâtiment, déperditives ou non. Le dimensionnement du système de chauffage et donc la puissance à installer prend en compte des déperditions nominales. Ceci est nécessaire afin de s’assurer que la puissance installée sera suffisante afin d’assurer une température confortable en période hivernale plus rude.

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Ma maison est-elle passive ?

Si la question se pose, c’est que vous ne disposez d’aucune certitude par rapport aux performances de votre habitation. Dans le cadre du standard passif, cette certitude est apportée par l’obtention d’un certificat attestant des performances énergétiques de votre habitation et est délivré par la pmp asbl.

Pour en savoir plus sur la certification passive, visitez la rubrique certification de notre site internet.

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Quel facteur solaire encoder lorsque le vitrage est placé derrière une veranda, elle-même vitrée ?

Cette méthode se réfère à la norme EN 832 et la norme EN 13790. Elle permet d’évaluer les apports solaires au travers des espaces ensoleillés non-chauffés adjacents à l’espace chauffé, tels que les vérandas et les serres attenantes.
1. Méthode de calcul

Figure 1 : Apports solaires au travers des EANC - Méthode détaillée


De manière générale, les apports solaires directs via les parois opaques ainsi que les apports solaires indirectes seront négligés. Les apports solaires directs pénétrant dans l’espace chauffé en provenance de l’espace ensoleillé sont déterminés de la manière suivante :
Q_sd=F_(S,e).F_(F,e) .F_(c,e).g_e.F_(F,w) .F_(c,w).g_w.I_p
Où :
F_(S,e) : facteur d’ombrage environnant
F_(F,e) : facteur d’ombrage dû à l’ébrasement de l’EANC
F_(c,e) : facteur d’ombrage supplémentaire de l’EANC
g_e : facteur solaire du vitrage de l’EANC
F_(F,w) : facteur d’ombrage dû à l’ébrasement de l’espace chauffé
F_(c,w) : facteur d’ombrage supplémentaire de l’espace chauffé
g_w : facteur solaire du vitrage de l’EANC
I_p : rayonnement solaire
2. Dans le PHPP


Dans le PHPP, la procédure suivante sera appliquée pour tenir compte des apports solaires au travers des EANC :

  • Dans l’onglet « fenêtre type », un vitrage fictif possédant les caractéristiques suivantes sera encodé :
    • Facteur solaire : g=g_e. g_w
    • Valeur U du vitrage : U_g=U_(v,w).X
  • Un châssis fictif ayant les caractéristiques suivantes sera également encodé :
    • Valeur U du châssis : U_f=U_(f,w).X
    • Pont thermique de l’espaceur : ψ_espaceur=ψ_(espaceur,w).X
    • Pont thermique de mise en œuvre : ψ_(mise en oeuvre)=ψ_(mise en oeuvre,w).X


Où :
U_(v,w) : Valeur U du vitrage de l’espace chauffé
X : Facteur de température d’équilibre de l’EANC
U_(f,w) : Valeur U du châssis de l’espace chauffé
ψ_(espaceur,w) : Pont thermique de l’espaceur de l’espace chauffé
ψ_(mise en oeuvre,w) : Pont thermique de mise en œuvre du châssis de l’espace chauffé

  • Dans l’onglet « ombrage », les différents facteurs d’ombrage relatif à l’EANC seront encodés dans les colonnes allant de I à N. Dans la colonne O, le facteur d’ombrage supplémentaire reprendra les différents facteurs d’ombrage relatif à l’espace chauffé (F_(F,w). F_(c,w) )
  • Dans le calcul de la température d’équilibre, si les apports solaires dans l’EANC ne sont pas négligés, les apports solaires Q_sd pénétrant dans l’espace chauffé devront être déduits des apports solaires entrant dans l’EANC.

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