Page d'accueil   Contact   Rechercher dans le site   Intranet   Le site en RSS   La PMP est sur Facebook   FR | NL | EN

Questions / réponses

Une question ? Nous y répondons !

Afin de répondre aux questions les plus fréquentes que vous vous posez, la PMP a dynamisé la présentation de ses « FAQ » (Foire Aux Questions) et développé un outil de recherche convivial afin de faciliter vos recherches et votre apprentissage. Bonne visite !

Vous ne savez pas où chercher ? Suivez le guide :

Vous êtes candidat bâtisseur, à la recherche de réponses aux questions d’ordre général, cliquez ici.

Vous êtes architecte, bureau d’étude ou simplement curieux d’en savoir plus dans des domaines plus pointus, utilisez le moteur de recherche ci-dessous.

Cette rubrique a été développée pour vous. Si vous avez une question à laquelle nous n’avons pas (encore) répondu, faites-nous vos suggestions : nos FAQs s’enrichiront régulièrement de nouvelles propositions, dans l’intérêt de tous.

Recherche

Cliquez sur les titres pour faire vos choix. Modifier

Secteur

Enveloppe

Systèmes

Communication

Recherche et développement

30 résultats

"Que signifie le n50 ? Comment le calcule-t-on ?"

Le « n50 » exprime le taux de renouvellement d’air d’un volume considéré lorsque celui-ci est soumis à une différence de pression de 50Pa. Ce résultat est généralement obtenu à la suite d’un test « blower door » et s’exprime en volume par heure, soit 1/h.

La formule permettant de déterminer la valeur du n50 est :

n50 = Q50 / V

Où :

n50 est le taux de renouvellement d’air mesuré à une différence de pression de 50Pa (en vol/h ou 1/h)

Q50 est le débit de fuite mesuré au ventilateur (en m³/h)

V est le volume d’air net ventilé (en m³) définit selon la procédure décrite dans le Vade-mecum en vigueur.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, PHPP

"Quelle épaisseur d'isolant dois-je mettre en œuvre dans mes murs pour atteindre le standard passif ?"

Tout dépend du type de matériau utilisé. Chaque matériau isolant a ses propres caractéristiques qui le rendent plus ou moins efficaces comparé à d’autres. La caractéristique principale qui détermine la performance d’un matériau isolant est la conductivité thermique, notée « λ ». Elle est renseignée sur la fiche technique du matériau en question. Au plus cette valeur est petite, au plus l’isolant est performant.

Introduisons à présent la notion de coefficient de transmission thermique d’une paroi, noté « U ». La valeur « U » d’une paroi renseigne la quantité d’énergie qui traversera 1 m² de cette paroi par degré de différence entre les ambiances qu’elle sépare. Elle est calculée en prenant l’inverse de la résistance thermique totale de la paroi, notée R et calculée selon la formule suivante ;

Rt = Rsi + e1/λ1 + e2/λ2 + en/λn + Rse

Dans laquelle ;

Rt = la résistance thermique totale de la paroi ((m².K)/W)
Rsi = la résistance superficielle intérieure (= 0,13 dans le cas de parois verticales)
E1 = l’épaisseur du premier matériau du complexe de paroi étudié
λ1 = la conductivité thermique du premier matériaux du complexe de paroi étudié

Rse = la résistance superficielle extérieure ( = 0,04 si la dernière couche est exposée aux conditions climatiques extérieures (vent), dans le cas contraire Rse = Rsi)

La valeur U, quant à elle, est obtenue selon la formule suivante ;

U = 1/Rt

Pour atteindre plus facilement le standard passif, il est recommandé d’avoir des valeurs « U » de paroi inférieures ou égales à 0,150W/(m².K). En terme de matériaux isolants, cela représente généralement +/- 15cm de PUR, +/- 23cm d’XPS, +/- 30 cm de cellulose, …

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, Chauffage, Général, PHPP

Mon terrain est mal orienté, dois-je alors renoncer à y construire une habitation passive ?

Il n’est pas exclu de construire une maison passive sur un terrain mal orienté. Dans la plupart des projets résidentiels certifiés passif, l’orientation du terrain et du bâtiment est fixé.
Le concepteur va donc développer un projet autour d’autres facteurs permettant d’atteindre le critère énergétique (besoin net en énergie de chauffage inférieur ou égal à 15 kWh/m².an) :

  • renforcer l’isolation,
  • utiliser un groupe de ventilation double flux plus performant (meilleur rendement de l’échangeur de chaleur),
  • atteindre une meilleure compacité,
  • capter le soleil en toiture ou de manière indirecte,
  • optimiser le facteur solaire du vitrage ;
  • optimiser le pourcentage et la répartition des surfaces vitrées ;

Ainsi, atteindre le standard passif ne rend pas indispensable de placer la majorité des baies au sud. Le bilan des déperditions des baies sont alors plus importantes que les apports solaires de ces dernières. L’optimisation du travail de conception est d’allier les composantes immuables du projet avec la créativité et le potentiel technique du projet.

Notons également que la recherche de baies orientées au sud n’est pas toujours souhaitée. En effet, pour certaines affectations tertiaires, on tentera de limiter les apports solaires afin d’éviter le problème de surchauffe, plus problématique que le respect du critère lié au besoin net en énergie de chauffage.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Acteurs, Général

Dois-je encoder l'ombrage sur chaque fenêtre dans le PHPP ?

Le but de l’encodage PHPP est de réaliser le bilan thermique d’un bâtiment Il tiendra compte des apports solaires à travers les parois vitrées. Le fait de négliger l’impact de l’ombrage projeté sur chaque fenêtre pourrait avoir comme conséquence de sous-estimer les besoins nets en énergie de chauffage ou de surestimer la surchauffe.

Il conviendra donc d’encoder au minimum les ébrasements, débordants et facteur(s) d’ombrage supplémentaire(s) pour chaque fenêtre du bâtiment. Ainsi, le bilan thermique tiendra non seulement compte de manière plus précise des apports solaires mais également de l’influence de l’environnement sur les parois vitrées. Certains projets ayant des configurations plus complexes, toutes les questions relatives à l’encodage de l’ombrage peuvent être adressées à infotechnique@maisonpassive.be.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Chauffage, Refroidissement, PHPP

Qu'est ce que le "Blower Door Test" ? Est-il obligatoire ?

Le « Blower Door Test » est un test de pressurisation du bâtiment dont le but est de déceler les faiblesses de l’étanchéité à l’air. Concrètement, un ventilateur est fixé dans l’ouverture la plus étanche à l’air et place le bâtiment en surpression/dépression à une différence de pression de 50Pa entre extérieur et intérieur. Toutes les modalités liées à la préparation du bâtiment et à la méthode de mesurage sont décrites dans la norme NBN EN 13829 et dans les spécifications supplémentaires publiées sur le site EPBD et accessibles via ce lien.

Un débit de fuite d’air est alors mesuré, c’est ce débit moyen qui sera mis en relation avec le volume d’air net ventilé du bâtiment pour déterminer le fameux « n50 », critère de certification pour les maisons passives. Cette relation se définit sur base de la formule suivante :

n50=V50/Vint

Où :
n50 = taux de renouvellement d’air du volume protégé (h-1)
V50 = débit de fuite d’air (m³/h)
Vint = volume d’air net ventilé du bâtiment (m³)

Obligatoire pour la certification passive, ce test est vivement recommandé pour tout autre type de bâtiment afin de vérifier le débit de fuite de l’enveloppe protégée par l’étanchéité à l’air. Le résultat par défaut des logiciels de règlementation (ex : PEB) étant très pénalisant, il est toujours conseillé de réaliser le « blower door test » afin de renseigner la réelle performance de l’étanchéité à l’air de l’habitation.

Il est également intéressant, dans le cadre de projet de grandes tailles, de prévoir des tests d’étanchéité à l’air intermédiaires. Ils seront alors qualifiés de « tests d’orientation » permettant à l’entrepreneur d’optimiser ses interventions et de s’assurer de la qualité de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe au travers des diverses phases de chantier.

Le CSTC a publié un « CSTC-Contact – Mars 2012 » dédié à l’étanchéité à l’air. C’est un ouvrage de référence pour les architectes, bureaux d’études et entrepreneur désireux d’améliorer leurs connaissances techniques à ce sujet.

Blower door test : ventilateur en place
(Source : Passiefhuis-Platform)

Infiltration d’une fumée artificielle par une faiblesse de l’étanchéité à l’air
( Source : http://blower-door-test.net)

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Portes et fenêtres, Rentabilité et coûts, Général, PHPP

Qu'est ce que l'étanchéité à l'air d'un bâtiment ?

L’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment fait partie d’une stratégie à trois axes visant à réaliser un bâtiment confortable et peu énergivore. Ces trois axes sont ;

  • La mise en œuvre d’une isolation thermique importante,
  • La garantie d’une étanchéité à l’air du bâtiment très performante,
  • Une ventilation hygiénique contrôlée et entretenue régulièrement.

Concrètement, l’étanchéité à l’air d’un bâtiment permet d’éviter la surconsommation énergétique, les sensations d’inconfort liées au passage de l’air extérieur vers l’intérieur ou inversement et permet de lutter contre les phénomènes de condensation par convection dans l’épaisseur de la paroi.

Dans la pratique, cette étanchéité à l’air est obtenue par la mise en œuvre de matériau de finition ou de raccord reconnus et adaptés pour l’usage qui en est souhaité. Ainsi, un panneau OSB dans la construction en bois ou un plafonnage dans la construction en « dur » (bloc béton, terre cuite, ...) seront les matériaux qui permettront de garantir l’étanchéité à l’air de la paroi. Mais ces matériaux étaient déjà bien présents avant même que la notion d’étanchéité à l’air ne s’impose peu à peu dans le secteur de la construction. La différence se marque actuellement aux raccords entre les éléments de la construction. En effet, si une paroi, dans son ensemble, est performante du point de vue de l’étanchéité à l’air, elle peut présenter une faiblesse non négligeable si elle est interrompue en un point par le placement d’un châssis, et que les raccords entre ces deux éléments ne sont pas correctement étudiés.

Une liste non-exhaustive des raccords à surveiller est reprise ci-dessous ;

  • Plafonnage murs -châssis
  • Frein vapeur toiture – plafonnage murs
  • Plafonnage/Frein vapeur murs – plancher
  • Tous types de percements de l’enveloppe
  • La principale différence avec les constructions d’aujourd’hui provient donc d’attente plus exigeante de la part du secteur. Les faiblesses d’étanchéité à l’air des bâtiments sont étudiées afin de les minimiser et les raccords entre les différents matériaux/éléments de l’enveloppe sont la cible d’améliorations constantes.

Actuellement, bons nombres de matériaux sont développés afin de s’adapter à tout type de situation. Ainsi, on retrouve des bandes adhésives adaptées pour permettre la mise en œuvre d’un raccord étanche à l’air entre un châssis et une ossature bois. La version « construction en dur » de ce produit existe également sous la forme d’une bande feutrine.

De la membrane étanche à l’air pour couvrir l’entièreté du côté intérieur d’une toiture jusqu’aux manchons pour permettre le percement de l’enveloppe protégée du bâtiment par des conduits de tout type, les produits se multiplient et permettent une multitude de possibilités pour la mise en œuvre d’un bâtiment étanche à l’air et performant d’un point de vue énergétique mais également du point de vue du confort pour ses occupants.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Rentabilité et coûts, Général

Que doit-on encoder comme périmètre de la dalle sur sol dans le PHPP?

Le périmètre de la dalle de plancher est calculé comme étant la somme des longueurs des pourtours qui ne sont pas en contact avec un local chauffé (tels que l’extérieur, le sol ou les EANC). Pour les caves et les vides sanitaires, cette longueur est mesurée au niveau du périmètre en contact avec la terre.

Dans l’exemple ci-dessous, l’habitation est partiellement sur terre-plein (zone verte) et est en partie en sous-sol chauffé (zone rouge). Les périmètres exposés concernés sont représentés par les lignes jaune et orange.

Vous pouvez également vous référer au vade-mecum résidentiel en cliquant ici.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Ponts thermiques, PHPP

Y a-t-il danger lors d’un incendie dans une maison passive ?

Une maison passive est souvent considérée comme étant « à risque » en cas d’incendie. Du fait de son niveau élevé d’étanchéité à l’air, les maisons passives représenteraient un risque d’explosion, en cause, un feu couvant par défaut d’oxygène à l’intérieur du bâtiment. Afin d’éclaircir ce point fumant et d’apporter une réponse définitive et recevable, la pmp s’est adjoint le conseil de personnes compétentes en matière d’incendie.

C’est grâce à une étude commanditée par le SPF Intérieur à l’association ISSeP / UMons, dont l’expérience est reconnue depuis plus de 40 ans dans le domaine de l’incendie des bâtiments et couvre un large champ d’action (tests en laboratoire, expertises, prévention, enseignement, simulations, études post sinistre…) que la réponse fut apportée.

Les conclusions de l’étude peuvent être déclinées sous plusieurs points :

  • Il y’a plusieurs dizaines d’années, le soin apporté à l’enveloppe du bâtiment était bien moins important que dans les bâtiments actuels. Structure lourde, peu d’isolant, simple vitrage,… En cas d’incendie, les températures élevées causaient l’explosion du vitrage et l’apport massif d’oxygène pour alimenter le foyer. L’intervention des pompiers se faisait alors avec « moins de dangers » ; les risques de « backdraft » étant moins importants vu la quantité d’oxygène disponible.
  • Aujourd’hui, toute nouvelle habitation, qu’elle soit passive, basse-énergie ou respectant les critères PEB de base, présente un niveau d’étanchéité à l’air plus important qu’auparavant. Le risque de « backdraft » est donc d’autant plus important.
  • Dans le cas des maisons passives, qui présentent les niveaux d’étanchéité à l’air les plus élevés, les simulations réalisées démontrent qu’après 300s, alors que le feu continue de s’étendre dans une maison traditionnelle, la propagation du foyer déclenché dans une maison passive cesse de par le manque d’oxygène.
    Développement du foyer (HRR = Heat Release Rate) Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Lors du démarrage du foyer et de la propagation de l’incendie, la pression à l’intérieur de la maison passive va très vite grimper du fait d’une étanchéité à l’air plus importante de l’enveloppe. Le feu consumera alors une partie de l’oxygène présente dans le local. Dans une seconde phase, la puissance du foyer diminue de par l’absence d’oxygène. Le bâtiment entre alors en dépression et l’air extérieur est aspiré vers l’intérieur, à travers l’enveloppe et/ou tout autre affaiblissement de l’étanchéité à l’air du bâtiment. Dans ce cas de figure, il est évident que plus les ouvertures seront importantes, plus le débit d’air entrant sera lui-même conséquent. L’étanchéité à l’air du bâtiment joue donc un rôle primordial à ce niveau ; le manque d’air neuf causera un étouffement du foyer. Sa puissance s’en retrouvera affaiblie (voir graphe ci-dessus) entrainant une diminution de la température des fumées bien plus rapide dans le cas d’une maison passive.
    Evolution de la pression intérieure au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)

    Evolution de la température des fumées au cours de l’incendie Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Point noir mis en évidence par cette étude ; la diminution des températures des fumées entraine la production de gaz imbrûlés (CO et HCN), ce qui représente un risque plus élevé de « backdraft » en cas d’intervention des pompiers.
    Evolution de la concentration en monoxyde de carbone et cyanide. Source : « Passive House and fire = Inferno ? » (ISSeP & UMons)
  • Les causes du départ et de la propagation de l’incendie sont avant tout le mobilier et les objets présents dans l’habitation. Choses qui ne sont pas liées au caractère passif d’une habitation ou encore moins à l’épaisseur d’isolant mis en œuvre dans les parois.
  • Bien conscients de l’évolution des modes constructifs et des contraintes que ceux-ci leur imposent, les pompiers sont sensibilisés au fait que leurs techniques de lutte contre l’incendie doivent également évoluer et s’adapter aux bâtiments sur lesquels ils pourraient être appelés à intervenir. Les derniers témoignages recueillis auprès d’acteurs de cette profession nous confortent d’ailleurs dans cette idée.

Sur base de certaines croyances infondées, la construction en bois est également la proie des détraqueurs qui la considèrent comme un tas d’allumettes, prêt à s’embraser à la moindre flammèche. La vérité est tout autre et bien plus intéressante. En se consumant, le bois se carbonise ; une couche de carbone entoure l’élément et offre une résistance supplémentaire au feu. C’est pour cette raison que des éléments en bois sont utilisés pour garantir la résistance au feu de certaines parois du bâtiment (Ex : portes). Cette résistance accrue du bois face aux ravages d’un incendie permettra à l’ossature de continuer à remplir son rôle structurel, contrairement à une ossature acier, par exemple, qui, sous l’effet de la chaleur et du poids de l’eau, aura tendance à fondre et s’effondrer.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Ventilation, Général

Dans le PHPP, comment doit-on interpréter les déperditions thermiques par les tuyauteries et les conduits ?

  • Les déperditions thermiques par les conduits de systèmes de ventilation, existants pour la ventilation hygiénique, sont prises en compte par le biais de la méthode de calcul standard dans l’onglet PHPP ’Ventilation’.
  • Les conduits qui sont ventilés naturellement (par exemple les gaines ventilées naturellement) peuvent être pris en compte comme un EANC. Pour déterminer le coefficient de réduction de température "X", on doit alors partir d’un taux de renouvellement d’air conventionnel entre l’EANC et l’extérieur correspondant au type 4 (voir tableau 6 Document de référence de transmission). À défaut, on peut aussi considérer l’espace comme milieu extérieur, si bien qu’il ne faut pas calculer de coefficient de réduction de température. Source : « Tableau 4 : Taux de ventilation conventionnel entre l’espace non chauffé et l’environnement extérieur -  » (NBN B 62-002 (2008))
  • Les conduits de fumée ne doivent pas être pris en compte pour autant qu’ils présentent une résistance thermique démontrable d’au moins 1m² K/W. Dans le cas contraire, ils sont tout simplement comptés comme des conduits de ventilation naturelle (voir point 2).
  • Les évacuations d’eau pluviale sont comptées comme une surface de déperdition vers le milieu extérieur.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, Ventilation, PHPP

Peut-on choisir de reprendre la chaufferie dans le volume protégé ?

Si les chaudières de chauffage central dans la chaufferie ont une puissance nominale inférieure à 70 kW, une ventilation naturelle de cette pièce n’est pas imposée par la norme NBN B61-002. La chaudière peut alors être placée dans le volume protégé, si bien que la surface nette au sol est prise comme surface de référence. Pendant le test d’étanchéité à l’air, la porte de la chaufferie doit rester ouverte. Par mesure de sécurité, on peut choisir de prévoir l’installation d’un détecteur, qui ferme l’arrivée de gaz si une fuite de gaz est détectée.

Si la puissance est supérieure ou égale à 70 kW, une ventilation naturelle de la chaufferie est obligatoire. En condition normale d’utilisation, cette ouverture ne peut d’aucune manière être obturée. Cette ouverture doit donc rester totalement libre même pendant le test d’étanchéité à l’air. Par conséquent, on choisira la plupart du temps de garder la chaufferie hors du volume protégé ; si tel n’est pas le cas, on ne pourra que difficilement, voire nullement, satisfaire au niveau d’étanchéité à l’air exigé. Les conséquences sont :

  • Les murs entre la chaufferie et le reste du bâtiment deviennent des surfaces déperditives (et doivent éventuellement être isolés)
  • La surface de la chaufferie ne compte pas comme surface nette. La porte entre la chaufferie et le reste du bâtiment est bien étanche à l’air, doit rester fermée en condition normale d’utilisation (par exemple à l’aide d’un ferme-porte) et peut être ouverte uniquement avec un outil (par exemple clé triangulaire)

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, Chauffage, Equipements, PHPP

Quels sont les points/mises en oeuvre délicat(e)s dans une construction passive ?

Une maison passive, tout comme n’importe quelle autre habitation, se doit d’être conçue dans les règles de l’art et selon des prescriptions définies (niveau d’étanchéité à l’air, coefficient de transmission thermique U maximum, rendement de l’échangeur, etc…). Il convient donc de veiller à la bonne mise en œuvre de certains points.

Une isolation de qualité et continue :

Isoler sa maison, c’est comme enfiler un bon pull en hiver. Mais si celui-ci est troué, son efficacité est réduite. Pour notre pull comme pour notre habitation, il nous faudra donc veiller à garantir une continuité de la couche protectrice (=un isolant performant et continu). En construction, cela se traduit par une volonté de résoudre tous les ponts thermiques de l’enveloppe protégée du bâtiment. En agissant de la sorte, les parois comporteront moins de points froids et, donc, moins de risques pour la santé du bâtiment et de ses occupants. Lors de la mise en œuvre, on veillera à ce que la pose de l’isolation soit continue et que les jonctions entre les panneaux ou matelas d’isolant soient correctement mises en œuvre.
Ces points d’attention sont à appliquer au démarrage du projet. En effet, identifier, étudier et résoudre un pont thermique lors de la création des plans est toujours plus aisé que de le faire sur chantier lorsque l’on se retrouve face aux faits (voir aux dégâts).

Une bonne étanchéité à l’air :

Quelle est l’utilité de mettre en œuvre une isolation importante et performante si la mise en œuvre des matériaux est mal pensée et/ou mal exécutée et laisse la voie libre à d’importantes fuites d’air, transformant votre habitation en véritable passoire ? La mise en œuvre d’une bonne étanchéité à l’air vous permettra de garantir qu’aucune infiltration d’air non souhaitée ne vienne perturber le bilan énergétique du projet. Garantir une étanchéité à l’air performante, c’est également s’assurer du confort intérieur des occupants (en évitant les courants d’air) .
Ce point particulier est à contrôler sur chantier lors de la mise en œuvre des raccords entre chaque élément de l’enveloppe (ex : châssis ou portes et parois, différents éléments de parois (toiture-murs), finitions sèches-humides, …). Ce point peut également être une spécificité reprise dans le cahier des charges.

Un système de ventilation intégrant une récupération de chaleur :

La règlementation PEB ainsi que les normes D 50-001 (résidentiel) et EN 13779 (non résidentiel) impose une ventilation des locaux. Il existe quatre systèmes de ventilation, mais seul un d’entre eux (système de ventilation de type D, amenée et extraction d’air mécanique) couplé à un échangeur de chaleur, permet de diminuer considérablement les pertes par ventilation. L’échangeur de chaleur a donc pour but de préchauffer l’air frais entrant grâce à la chaleur de l’air vicié qui est extrait.

Actuellement, l’utilisation d’un système de ventilation mécanique contrôlée couplée à un échangeur de chaleur est une étape indispensable (mais pas obligatoire) afin de répondre aux critères passifs.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Portes et fenêtres, Ponts thermiques, Ventilation, Chauffage, Acteurs, Général

Quelle attitude adopter lorsque l'on construit en mitoyenneté ?

Pour répondre à cette question, deux approches sont à distinguer ; l’approche réglementaire et l’approche technique.

L’aspect réglementaire, typiquement rencontré dans le cas de notre nouveau vade-mecum, tient compte d’une situation fictive dans laquelle les parois mitoyennes d’un bâtiment certifié passif sont considérées comme non déperditives pour peu que ;
-  Les parois soient en contact avec un volume protégé adjacent ;
-  Les parois soient en contact avec un bâtiment construit.

Dans un tel cas, il n’est pas tenu compte de l’occupation (activités, t° de consigne, …) du bâtiment voisin, il n’est donc pas obligatoire d’isoler les parois considérées comme mitoyennes.

Une exception est à considérer dans le cas où le bâtiment voisin n’est pas encore construit mais que les parois du projet se situent en mitoyenneté ; il conviendra, dans cette configuration, de les considérer comme des parois en contact avec l’extérieur.

Outre cette approche liée au vade-mecum de la pmp, la PEB impose également une résistance minimum pour un mur mitoyen (voir annexe 3 de l’Arrêté du Gouvernement wallon du 10 mai 2012 ou Annexe 4 de l’Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-capitale du 21 décembre 2007). Celle-ci est donc à respecter pour tout projet, passif ou non.

L’aspect technique quant à lui doit plutôt tenir compte de la situation réelle. Ainsi, en cas de mitoyenneté avec un volume protégé dont il apparait clairement que certaines zones ne sont pas chauffées, le bon sens dictera d’isoler les parois en contact avec ces zones. De cette manière, on se prémunira ainsi de déperditions importantes et facilement atténuables.

Il convient également de contrôler efficacement l’ensemble des raccords entre les différentes parois. Un mur mitoyen non-isolé rencontrant une toiture isolée créera inévitablement un pont-thermique pouvant avoir un impact thermique et/ou pathologique relativement important selon la situation. Une étude plus approfondie de ce type de raccord permettra de déterminer la meilleure solution à mettre en œuvre.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Primes et démarches, Rentabilité et coûts, Acteurs

Quel est le "K" d'une maison passive ?

Le niveau « K » est une notion qui dépend essentiellement du coefficient de transmission thermique U des différentes parois de déperditions et de la compacité du bâtiment. Des variables fort différentes d’un projet à l’autre. Plus la valeur K est petite, plus le niveau d’isolation du bâtiment est élevé.

L’attention portée à la réduction des BNE (Besoins Nets en Energie de chauffage) induit irrémédiablement des travaux d’isolation importants sur l’enveloppe protégée du bâtiment. Dès lors, le niveau K moyen d’une habitation passive sera relativement bas.

Les valeurs observées pour le « K » lors de certification évoluent de +/-10 à +/- 40 pour une valeur moyenne de 17,8 (source : statistiques pmp).

Résidentiel, Géométrie, Matériaux, Général

Comment tenir compte des ponts thermiques dans mon encodage phpp ?

Les ponts thermiques, calculés via un logiciel de simulation ou via notre service « ponts-thermiques », sont à encoder dans le bas de la feuille « Surfaces » du PHPP.

En décrivant le type de pont thermique rencontré et en indiquant la valeur calculée du « Ψ » (pont thermique linéaire) ou du « Χ » (pont thermique ponctuel), le bilan thermique du bâtiment tiendra compte de l’influence de ces ponts thermiques.

L’ouvrage de référence « vade-mecum résidentiel » vous permettra également d’obtenir toutes les informations pratiques quant à l’encodage des ponts thermiques dans le logiciel PHPP. Il est téléchargeable sur notre site à l’endroit suivant : Vade-mecum.

Bon à savoir : le service ponts thermique de la pmp est là pour vous aider. Si vous souhaitez une vérification de vos calculs, si vous désirez que vos nœuds constructifs soient calculés par nos soins ou si vous souhaitez simplement partager vos détails avec le secteur, le service ponts thermiques vous accompagne !

Notre équipe vous accompagne dans vos démarches : elle vous conseille, vérifie ou calcule vos ponts thermiques. Un service sur mesure. A vous d’en profiter !

N’hésitez pas à prendre contact avec ce service via l’adresse suivante : www.ponts-thermiques.be

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Ponts thermiques, PHPP

Quelles sont les valeurs de ponts thermiques que je dois encoder dans le logiciel ?

Afin d’encoder de manière complète un pont thermique (linéaire ou ponctuel) dans le PHPP, il sera nécessaire de préciser les informations suivantes :

  • L’attribution du pont thermique à un groupe afin de déterminer de quel type de pont thermique il s’agit (air extérieur, dalle sur sol, périmètre)
  • La quantité de pont thermique identique sur la totalité de l’enveloppe considérée
  • Le calcul de la longueur de ce pont thermique (1m sera renseigné pour les ponctuels)
  • La valeur « Ψ  » ou « Χ  » du pont thermique issue d’un calcul préalable (logiciel de simulation thermique + fiche de calcul intermédiaire).

Pour plus d’informations relatives aux ponts thermiques, n’hésitez pas à visiter notre site internet www.ponts-thermiques.be qui regorge de détails téléchargeables (Plus de 130 détails téléchargeables vous y attendent).
Aussi, vous avez calculé votre noeud constructif, et avez des questions ou souhaitez un avis ? Prenez contact avec pmp par mail via service@ponts-thermiques.be.

Pour toute demande de certification du projet, l’identification de tous les ponts thermiques devra être réalisée et toutes les notes de calcul détaillées devront être fournies. La prise en compte des ponts thermiques pourra être réalisée en suivant 2 méthodes.
Pour plus d’informations sur ce point, veuillez consulter le vade-mecum résidentiel téléchargeable ici : vade-mecum ou notre équipe technique, soit en demandant une guidance en remplissant le formulaire téléchargeable ici : guidance, soit en les contactant par mail à service@ponts-thermiques.be ou par téléphone pendant les heures de permanences.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Portes et fenêtres, Ponts thermiques, PHPP

Que signifie « zone de température X » dans l’onglet « surface » ? Quelle valeur dois-je encoder ?

Dans toutes les possibilités de configuration d’un bâtiment, il est fréquent d’être confronté à ce qu’on appelle un espace adjacent non chauffé (EANC). Ce local, par exemple un garage ou une cage d’escalier (dans un immeuble de logements), représente une zone intermédiaire entre le volume protégé et l’extérieur.

D’un point de vue thermique, pour une même composition de paroi, les déperditions seront plus importantes entre le volume protégé et l’extérieur qu’entre ce même volume et le garage. Ainsi, pour une température extérieure de 0°C, la température à l’intérieur du garage, appelée température d’équilibre, sera comprise entre 0°C et 20°C (température intérieure). Il convient donc de pondérer les déperditions à travers la paroi en contact avec cet espace intermédiaire et cela par le biais d’un facteur tenant compte de cette température d’équilibre du local. Ce facteur est appelé le « Facteur X » et est calculé par un outil annexe au PHPP. Le détail du calcul étant trop volumineux que pour être détaillé ici, il est tout de même intéressant de connaitre les facteurs intervenants dans son calcul. Ceux-ci sont :

  • Les valeurs U des parois du volume protégé en contact avec l’EANC
  • Les valeurs U des parois de l’EANC en contact avec l’extérieur,
  • La qualité de l’étanchéité à l’air de l’EANC,
  • Les débits de ventilation entre le volume protégé et l’EANC,
  • Les ponts thermiques ponctuels et linéaires entre le volume protégé et l’EANC,
  • Les ponts thermiques ponctuels et linéaires entre l’EANC et l’extérieur,
  • Les gains solaires à travers les parois transparentes de l’EANC.
  • La valeur de ce « Facteur X » est ensuite utilisée dans le calcul des déperditions à travers une paroi ;
Q=A.U.X.Gt [kWh/an]

Dans laquelle :
A : est la surface de la paroi considérée, en m² ;
U : est la valeur « U » de la paroi considérée, en W/m²K ;
X : est le « facteur X » ;
Gt : est, pour faire simple, un cumul des différences de températures entre intérieur et extérieur sur toute la durée de la période de chauffe, en kKh/an.

Pour plus de détail sur la méthode de calcul du facteur X, une série de ressources sont mises à votre disposition et listées ci-dessous ;

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, Chauffage, PHPP, Outils divers

A quoi sert la feuille « sol » du PHPP? Faut-il absolument la compléter ?

A l’instar du « facteur X » pour les parois en contact avec un espace adjacent non chauffé (EANC), la feuille « sol » permet de calculer un facteur de pondération des déperditions d’une paroi en contact avec le sol (définit comme : terre-plein, cave, ou encore vide ventilé).

Dès qu’une paroi du volume protégé est en contact avec le sol, cet onglet doit être encodé et la paroi attribuée au groupe « paroi en contact avec le sol » ou « dalle sur sol  ».

L’outil vade-mecum résidentiel vous aide à l’encodage de cet onglet.
Si vous avez des questions concernant cet onglet, n’hésitez pas à faire appel à notre équipe technique soit par mail infotechnique@maisonpassive.be soit par téléphone pendant les heures de permanences.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, PHPP

Je placerai les protections solaires plus tard. Est-ce que je peux quand même avoir la prime passive régionale ?

La vérification des performances énergétiques d’un bâtiment doit se faire sur base d’une situation existante au moment de la demande. Il ne peut donc être accepté que des éléments nécessaires au respect des critères énergétiques visés soient mis en œuvre après la vérification en elle-même.

Toutefois, si l’absence d’éléments comme les protections solaires ne provoque pas le non-respect des critères énergétiques visés, le concepteur peut faire abstraction de ce point. Toujours dans une vision d’accompagnement, la pmp met en garde l’équipe de conception quant à la gestion du confort thermique intérieur.

Résidentiel, Géométrie, Portes et fenêtres, Chauffage, Refroidissement, Primes et démarches, Rentabilité et coûts

Je désire faire certifier mon projet. Quand effectuer le BD Test lorsqu'un poêle à pellets est prévu ? Avant ou après son installation?

Le test devra s’effectuer après son installation. En effet, cela permettra de vérifier la bonne réalisation du percement de l’enveloppe étanche à l’air du bâtiment et d’éventuellement intervenir pour corriger le tir. L’équipe de conception peut éventuellement prévoir un test avant son installation afin de vérifier d’autres points délicats de la construction.

Ce même test peut également permettre de vérifier les performances d’étanchéité à l’air du poêle en lui-même.

NB : le test final (celui qui sera remis lors de la demande de certification) doit être conforme à la méthode A décrite dans la norme NBN EN 13829. Des spécifications supplémentaires pour la mesure de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe des bâtiments sont reprises sur le site www.epbd.be

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ponts thermiques, Ventilation, Chauffage, Primes et démarches, Rentabilité et coûts

Quid de l'installation d'un équipement, type poele à pellets, après la certification passive ?

Le certificat « habitation passive » est témoin de l’état du bâtiment lors de la demande de labellisation et ne peut être garant de l’évolution de celui-ci. Si, après quelques années, le propriétaire ajoute une baie vitrée au nord ou construit une véranda ouverte sur son séjour, le bâtiment pourrait ne plus répondre au standard passif.
Dans le cas de l’installation d’un poêle à pellets, il est possible que le bâtiment ne soit plus passif si la mise en œuvre de cet équipement ne présente pas une étanchéité à l’air suffisante. Il est donc recommandé, dans la mesure du possible, de placer le poêle à pellets avant le test « blower door » afin de s’assurer qu’un mauvais raccord n’entraîne pas des déperditions trop importantes.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Chauffage, Primes et démarches, Rentabilité et coûts

Dois-je encoder les planchers entre appartements mitoyens ?

Pour le calcul des besoins nets en énergie de chauffage (BNE)
Les planchers entre appartements mitoyens sont considérés comme des parois « non-déperditives ». Dès lors, ils sont à encoder dans l’onglet « Surfaces » du PHPP sous le numéro de groupe « 18 : paroi mitoyenne (vers voisin) ».

Pour le dimensionnement du système de chauffage
Si l’outil PHPP est utilisé dans le but de réaliser un premier dimensionnement de la puissance du système de production de chaleur, l’encodage de ces parois est à réaliser.

Résidentiel, Géométrie, PHPP

Comment calculer la valeur "U" d'une toiture verte ?

Tout calcul de « U » repose sur la conductivité thermique des matériaux de la paroi considérée. Dans le cas d’une toiture végétale, la conductivité thermique d’une couche de terre peut fortement varier dans le temps selon les conditions atmosphériques et la présence ou non d’un système de drainage du toit.

Ainsi, le point 7.3.4 de la NBN B62-002(2008) stipule qu’une « résistance thermique additionnelle pour les toits verts tient compte d’une valeur par défaut de 2 W/mK en ce qui concerne la conductivité thermique de la terre. Dans le cas où l’épaisseur (moyenne) de la couche de terre n’est pas connue, une valeur par défaut de 0,05 m²K/W est prise en considération pour la résistance thermique de la couche de terre. »

En cas de présence d’une couche de drainage, il est possible de la considérer comme une couche d’air peu ou pas ventilée.

D’autres valeurs de conductivité thermique de matériaux généralement mis en œuvre dans une toiture végétale sont également renseignées dans cette même norme.

Remarque :

L’intérêt des toitures végétales ne réside pas dans l’amélioration des performances thermiques de la paroi. Celles-ci sont généralement utilisées pour leur pouvoir drainant, permettant de temporiser l’évacuation des eaux de pluies, et leur inertie qui permet d’augmenter la durée de déphasage de la paroi en période estivale et hivernale.

L’équipe technique de la pmp reste toujours disponible pour d’éventuelles questions techniques. N’hésitez-pas à nous contacter par téléphone ou par mail.

A lire également :

  • la NIT 229 : « Toiture végétale » publiée par le CSTC

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, PHPP, Outils divers

Comment détermine-t-on le volume protégé d'une habitation dans le cadre de la certification passive ?

Extrait du Vade-Mecum résidentiel 2013, édition 1.01 – 2013, page 30.

Dans certains projets, il n’est pas toujours aisé de définir clairement le volume protégé et diverses interprétations pourraient alors être défendues. C’est la raison pour laquelle un arbre de décision, repris du manuel « Protocole de certification des bâtiments en Région Wallonne », a été élaboré afin de disposer de certains critères clairs et structurés permettant d’inclure ou d’exclure certains espaces du volume protégé. De légères adaptations ont été apportées dans le protocole présenté ci-dessous :

En cas de doute, nous vous conseillons vivement de prendre contact avec l’équipe technique de la pmp, joignable par mail infotechnique@maisonpassive.be ou par téléphone pendant les heures de permanences. Une guidance peut également être programmée. Voir notre site, service guidance.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, PHPP

Comment agir vis-à-vis de parois mitoyennes dans un projet passif ?

Dans le PHPP…

Bien qu’elles puissent être encodées, les parois mitoyennes construites sont considérées comme « non déperditives » (du point de vue de la réglementation). Leur encodage n’aura donc aucun impact sur le calcul des besoins nets en énergie de chauffage.
A l’inverse, la feuille « Puissance de chauffage » du PHPP considère toutes les parois délimitant le bâtiment, déperditives ou non. Le dimensionnement du système de chauffage et donc la puissance à installer prend en compte des déperditions nominales. Ceci est nécessaire afin de s’assurer que la puissance installée sera suffisante afin d’assurer une température confortable en période hivernale plus rude.

Résidentiel, Tertiaire, Géométrie, Matériaux, PHPP

Ma maison est-elle passive ?

Si la question se pose, c’est que vous ne disposez d’aucune certitude par rapport aux performances de votre habitation. Dans le cadre du standard passif, cette certitude est apportée par l’obtention d’un certificat attestant des performances énergétiques de votre habitation et est délivré par la pmp asbl.

Pour en savoir plus sur la certification passive, visitez la rubrique certification de notre site internet.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Matériaux, Ventilation, Chauffage, Général

A quelle étape du chantier dois-je réaliser le test "blowerdoor" ?

Dans le cadre de la certification passive, le « blower door test » s’effectue après la mise en œuvre de tous les matériaux susceptibles d’assurer ou de parfaire l’étanchéité à l’air du bâtiment et avant toute intervention future visant à percer son enveloppe. C’est à ce moment que le calcul du « n50 » a lieu. Cette valeur sera celle utilisée dans l’encodage du projet dans le logiciel PHPP, elle doit donc impérativement respecter la valeur cible de 0,6vol/h.

Cependant, un test intermédiaire peut être réalisé afin de vérifier la qualité de mise en œuvre de l’étanchéité à l’air d’éléments importants, comme les châssis par exemple, ou de détecter d’autres problèmes et de donner le temps nécessaire à l’application de corrections avant le test final.

NB : le test final (celui qui sera remis lors de la demande de certification) doit être conforme à la méthode A décrite dans la norme NBN EN 13829. Des spécifications supplémentaires pour la mesure de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe des bâtiments sont reprises sur le site www.epbd.be

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie

Comment encoder les pertes par ventilation d'un appareil (dé)centralisé dans les logements collectifs ?

Les pertes thermiques d’un réseau de ventilation d’un immeuble à appartements sont calculées via l’outil « Collectifs_vent » développé au travers de la plate-forme « ConnecTools ».

Cet outil fournit des longueurs et ponts thermiques équivalents pour chacun des logements, calculés différemment selon la position du groupe de ventilation et du réseau aéraulique principal. Ces valeurs pourront être encodées dans le logiciel PHPP afin de vérifier simplement la performance énergétique d’un logement.

Résidentiel, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation, PHPP

Comment calculer le volume d'air net ventilé : jusqu'aux finitions ou jusqu'à la barrière d'étanchéité?

Le volume d’air net ventilé se calcule selon les prescriptions du Vademecum actuellement en vigueur. Ces recommandations sont basées sur une note du CSTC [1] apportant quelques précisions à la norme NBN EN 13829.

Cette note précise certaines conventions de mesure à adopter. L’une d’entre elles stipule que : « le calcul s’effectue sur la base des dimensions intérieures globales  ».

Celui-ci correspond au volume intérieur brut (cloisons et plancher intérieurs compris) mesuré jusqu’aux finitions et non à la barrière d’étanchéité. Il s’agit d’une convention de mesurage qui ne tient pas compte de la position de la barrière étanche à l’air.

A noter que dans certains cas, la finition fait office de barrière d’étanchéité, facilitant l’interprétation de la situation.

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation

Espace adjacent à une unité PHPP : comment déterminer les conditions de température des parois adjacentes à une autre unité ?

Pour rappel, au sein du volume protégé, on définira plusieurs unités PHPP en fonction de leur destination. Les unités PHPP doivent être analogues aux unités PEB du projet.

Quid des parois séparant une unité adjacente de l’unité PHPP considérée ?

La destination de l’unité adjacente, selon la réglementation PEB, est :

-  Unité mitoyenne : Les parois mitoyennes construites sont considérées comme non déperditives (cf vade-mecum). Une paroi mitoyenne est définie comme une paroi servant de séparation entre deux bâtiments ayant un titre de propriété distinct et non compris dans le même projet.

-  Unités non chauffées pour le besoin des personnes (à l’exception des parties communes) : Dans l’encodage PHPP, ces espaces sont considérés comme des espaces adjacents non chauffés (EANC). L’équilibre thermique de cet espace permettra de définir le facteur de température X (cf vade-mecum).

-  Parties communes : Dans l’encodage PHPP, ces espaces sont considérés comme des espaces adjacents non chauffés (EANC). L’équilibre thermique de cette espace permettra de définir le facteur de température X (cf vade-mecum), sans considération du chauffage (direct) de cet espace.

-  Autres destinations (Résidentielle, Bureaux et services, Enseignement, Hébergement collectif, Crèche, Soins de santé, Culture et divertissement, Horeca, Commerces, Installations sportives, Autre affectation chauffée) : Dans l’encodage PHPP, ces espaces sont à considérer comme zone de température X. Le facteur de température X correspond au rapport entre la différence entre la température intérieure de l’unité PHPP étudiée et la température intérieure de l’unité adjacente sur la différence entre la température intérieure de l’unité PHPP considérée et la température extérieure. Lorsque le facteur de température X calculé est négatif, ces déperditions doivent être négligées. On considère alors la paroi comme mitoyenne.

Arbre de décision de détermination des conditions de température des parois adjacentes.
La destination de l’unité adjacente, selon la réglementation PEB, est :

* : Une paroi mitoyenne est définie comme une paroi servant de séparation entre deux bâtiments ayant un titre de propriété distinct et non compris dans le même projet.

Tertiaire, Géométrie, Général, PHPP

Quid des exutoires de fumée dans un bâtiment passif ?

La présence d’exutoires de fumée dans un bâtiment passif peut s’avérer être problématique tant pour la question de l’étanchéité à l’air que pour les performances thermiques de l’élément en lui-même.

A ce jour, nous disposons uniquement des informations suivantes ;

-  Il est possible de placer un lanterneau en veillant à la qualité des raccords étanches à l’air. Le point faible de cette solution étant les performances thermiques du lanterneau.

-  La société « COLT » fabrique des lanterneaux dont les performances thermiques sont plus appréciables (voir ici). De même pour la société « AG PLASTICS » qui fabrique des exutoires de fumée (voir ici)

-  Il est également possible d’envisager des fenêtres de toit motorisées voire des châssis motorisés placés en hauteur dans des parois verticales.

Si, en tant que fabricant, bureau d’études ou architecte vous disposez de plus d’informations quant à un produit particulier pouvant répondre à ce type d’application, n’hésitez pas à nous en informer via l’adresse infotechnique@maisonpassive.be

Résidentiel, Tertiaire, Etanchéité à l'air, Géométrie, Ventilation

(c) PMP asbl 2013 | Un site créé par Vivao et géré avec le logiciel libre SPIP | | accueil | contact | recherche | plan du site | rss