Page d'accueil   Contact   Rechercher dans le site   Intranet   Le site en RSS   La PMP est sur Facebook   FR | NL | EN

Quelle est la différence entre une habitation basse énergie, une habitation passive, une habitation zéro-énergie, une habitation bioclimatique et une habitation éco-biologique ?

Il arrive encore souvent que ces différentes approches soient confondues. Pour cette raison, voici une définition claire pour chacun de ces termes :

Habitation passive :

une réponse est apportée dans la question n°1 de cette FAQ. (Lien)

Habitation basse-énergie :

le standard basse énergie vise une diminution des consommations en énergie de chauffage en veillant à assurer un niveau d’isolation assez élevé. Contrairement à une maison passive, on ne peut pas se passer d’un système « traditionnel de chauffage » et l’utilisation d’une ventilation mécanique double flux intégrant un échangeur de chaleur dépendra de la volonté de diminuer les besoins nets en énergie de chauffage et/ou du souhait d’obtenir une qualité de l’air différente.
La définition des critères du standard basse énergie est assez ambigüe. Certains parlent de 60kWh/(m².an), d’autre 30kWh/(m².an) ou encore 45kWh/(m².an).


Le standard basse énergie définit en Région de Bruxelles-Capitale (critère prime énergie) est le suivant :

  • la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 60kWh/(m².an) de surface de référence énergétique.
  • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 150 kWh/m².an


A noter qu’il existe également un standard "très basse énergie" en Région de Bruxelles-Capitale définit comme suit :

  • la demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à 30kWh/(m².an) de surface de référence énergétique.
  • Une consommation en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires électriques inférieure ou égale à 95 kWh/m².an.


En Région Wallonne et, de manière générale, pour l’ensemble de la Belgique il existait jusqu’au 31 décembre 2011 un critère "basse énergie" fédéral. Suite à la suppression des réductions fiscales, ce critère n’est plus d’application. Cependant, pour tout engagement contractuel signé avant le 31 décembre 2011, il est encore possible de faire valoir les réductions fiscales si l’habitation concernée dispose du certificat "basse énergie".

Habitation zéro-énergie :

du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011, le standard « zéro-énergie » était, au niveau fédéral, définit comme suit :

  • l’habitation zéro-énergie doit répondre aux critères du standard passif,
  • la demande résiduelle d’énergie pour le chauffage et le refroidissement des locaux doit être totalement compensée par l’énergie renouvelable produite sur place soit par
  • un système de chauffage de l’eau par l’énergie solaire ;
  • des panneaux photovoltaïques pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique ;
  • des pompes à chaleur qui utilisent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur :
    • dans l’air ambiant ;
    • sous la surface de la terre solide ;
    • dans les eaux de surface.


Depuis le 31 décembre 2011 et suite à la décision du fédéral de supprimer les avantages fiscaux pour les dépenses faites en vue d’économiser l’énergie, les propriétaires des habitations « zéro-énergie » ne bénéficient d’aucune aide financière supplémentaire (voir article « Réduction fiscale », rubrique Le standard passif > Les primes et réductions fiscales, pour de plus amples informations). Cependant, la pmp asbl réalise toujours des certifications de bâtiments « zéro-énergie ». Ce certificat « pmp » vous permet alors d’apporter une « plus-value » à votre bâtiment.
Notez également que selon le site internet du Parlement Européen , « tous les nouveaux bâtiments construits après le 31 décembre 2018 devront être en mesure de produire leur propre énergie ».(ndlr : être « zéro-énergie »)
Toujours selon cette même source, « les bâtiments « zéro-énergie » sont ceux « dont la consommation d’énergie primaire est inférieure ou égale à leur production propre d’énergie », du fait de leur « très haut niveau d’efficacité énergétique » ».


Les types d’habitation suivants ne sont pas des standards énergétiques à atteindre, mais plutôt une énumération de recommandations à mettre en place pour bénéficier d’une habitation encore plus performante et respectueuse de l’environnement.

Habitation bioclimatique :

ce type d’habitation relève d’un concept déjà un peu plus global. En effet, une habitation bioclimatique sera conçue de manière à exploiter au maximum les apports solaires et la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins en énergie de chauffage et de refroidissement. Les habitations basse-énergie, passives et zéro-énergie peuvent donc être des habitations dites « bioclimatiques ».

Habitation éco-biologique :

les habitations éco-biologiques sont conçues de manière à respecter à la fois l’environnement (éco) et l’Homme (bio). C’est ainsi que les matériaux mis en œuvre seront étudiés depuis leur production jusqu’à leur recyclage lors de la destruction du bâtiment, et ce en passant par plusieurs étapes telles la transformation, la livraison, la mise en œuvre, l’exploitation… Chacune de ces étapes est consommatrice d’énergie et représente un prélèvement dans les ressources de notre planète. Dans le cas d’une habitation éco-biologique, un bilan énergétique des matériaux est réalisé et permet de concevoir des habitations encore plus soucieuses de leur environnement.
A titre d’exemple, une maison passive constituée de blocs terre cuite et isolée avec une quantité importante de polyuréthane aura coûté plus cher à l’environnement (en terme d’énergie grise) qu’une habitation du même type mais constituée d’une ossature bois isolée par de la cellulose en vrac.

 

(c) PMP asbl 2013 | Un site créé par Vivao et géré avec le logiciel libre SPIP | | accueil | contact | recherche | plan du site | rss