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Page d'accueil > News > mercredi 1er avril 2015

La wallonie passe au "zéro énergie" pour ses rénovations et nouvelles constructions dès 2016 !

Comment en est-on arrivés à un rebondissement aussi inattendu après les premiers effets d’annonce hésitants de ces dernières semaines et à quoi doit s’attendre le candidat-bâtisseur ou rénovateur ?

Ce n’est pas l’Europe qui a dicté ses exigences à la Wallonie, mais c’est bien la Wallonie qui s’est tournée vers les compétences et l’expertise présentes sur son territoire mettant en avant des modèles qui sont de loin les plus convaincants et les plus pertinents du secteur. Non seulement ils offrent une forte opportunité de relance économique hautement localisée et de mise en pratique réelle de l’économie circulaire, mais ils démontrent aussi la justesse d’une vision d’avenir qui garantit un équilibre énergétique et économique. Ceci tout en assurant la pérennité des rénovations et des constructions au-delà de la décennie, grâce à un modèle de retour sur investissement financier convaincant.

En résumé, plusieurs objectifs attendent le candidat-bâtisseur ou rénovateur en fonction de la situation, de l’état, de l’occupation de son bâtiment ou encore de sa programmation. On peut rapidement distinguer les points suivants :

1 - Le bâtiment devra répondre au standard énergétique « passif » et ainsi travailler sur une diminution importante de ses besoins en concevant un bâtiment bien isolé, étanche à l’air et pourvu d’un système de ventilation efficace ;

2 - Les consommations globales du bâtiment devront être compensées, en totalité ou en partie, par la production d’énergies renouvelables sur site en favorisant l’auto consommation et une optimisation des consommations sur la journée ;

3 - L’adhésion à des parcs coopératifs citoyens d’énergie renouvelable (devenir copropriétaire) ainsi qu’à des fournisseurs d’énergie 100% vert pourra également être valorisée dans le cadre de ce présent certificat ;

Les notions de pertes des systèmes producteurs d’énergie seront intégrées dans un facteur correctif appliqué à la production d’énergie renouvelable.

Une décision ambitieuse.

Si certains acteurs du secteur ont mis en avant une approche volontariste et visionnaire, il faut reconnaitre que d’autres ont été lents à se laisser convaincre. Chacun a pu constater avec quelle passion ils ont d’ailleurs défendu leurs visions et leurs intérêts. Mais, comme nous le confirme Vincent D., représentant les maîtres d’œuvre du bâtiment : « certaines évaluations étaient mal paramétrées ou ne tenaient pas compte de l’impact écologique à plus grande échelle ; nous sommes arrivés aujourd’hui à la conclusion que certains de nos outils de calcul ou données de base souffraient d’approximation ou d’une vision beaucoup trop subjective, et qu’il existe des propositions de standards énergétiques qui font clairement autorité dans le domaine (NDLR : élaborés par la pmp). Il sera, dès lors, beaucoup plus efficient à l’avenir d’unir nos efforts pour que la Wallonie et Bruxelles soient le pilier européen d’une construction innovante et progressiste. »

La Région de Bruxelles-Capitale suit le mouvement.

Bruxelles-Capitale, qui a déjà adopté un standard PEB inspiré de la construction passive le 1r janvier 2015, a d’ailleurs fait savoir que, pour clarifier sa position vis-à-vis des acteurs du secteur et pour répondre d’une seule voix aux attentes de l’Europe, la Région allait très prochainement adopter un arrêté allant dans le même sens et se calquer strictement sur les nouveaux standards wallons.
Même le milieu de la promotion immobilière reconnait la justesse de cette future réglementation qui semble faire l’unanimité. Laurent M. nous confirme que « les modèles de calculs économiques ont été révisés en fonction de nouvelles données (NDLR : telles que l’augmentation du parc éolien qui fait aussi partie de cet objectif énergétique, de même que l’obsolescence confirmée et la fermeture prochaine de certaines centrales nucléaires), d’une vision qui n’est plus exclusivement basée sur une rentabilité liée à l’énergie fossile, mais aussi à la valorisation financière des rejets de CO2 notamment.
Le standard « basse énergie » s’arrêtait trop tôt et misait beaucoup trop sur une croissance peu réaliste des énergies alternatives, quitte à saturer et déséquilibrer les réseaux, alors que l’énergie économisée par le bâtiment, tout au long de son cycle de vie, constituera toujours une réelle économie en même temps qu’une réelle plus-value immobilière »
.
Reconnaissons que le secteur arrive à cette conclusion avec un enthousiasme positif peu commun. L’émancipation face au concept de croissance et à celui de la rentabilité à court terme doit y être pour quelque chose.

Des propositions concrètes.

Enfin, le gouvernement wallon a fait savoir qu’il organisera prochainement une grande conférence participative pour étudier la dimension opérationnelle de ces nouveaux objectifs. Il annonce en outre que le prochain défi sera celui du cycle de vie des bâtiments, qui rentrera dans la réglementation à l’échéance 2020.

La pmp, qui travaille actuellement à la finalisation du label de certification « zéro énergie », ne peut que se réjouir de cette décision de nos dirigeants régionaux, qui font montre à la fois d’anticipation, d’ambition et de détermination.

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